Chers frères et sœurs!

Blaise Pascal disait:« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. » L’Épiphanie n’est pas une fête de folklore ni de décorations orientales. Elle est la fête d’un Dieu qui se révèle, mais qui respecte infiniment la liberté de l’homme. Dieu ne force pas la porte des cœurs. Il allume une lumière suffisante pour qui veut marcher… et accepte que certains préfèrent rester dans l’ombre. Voilà pourquoi cette fête est profondément actuelle :elle pose une question simple et décisive : veux-tu voir ?

Ave les mages qui viennent à Jésus, je voudrais méditer avec vous ce dimanche sur le DON.

  1. D comme DÉSIR — Le contexte spirituel de l’Épiphanie .Deux attitudes face à la lumière.

Dans l’Évangile, deux mondes se croisent :

  • les mages, païens, étrangers, chercheurs de vérité ;
  • Hérode et Jérusalem, savants, installés, inquiets pour leurs sécurités.

Les premiers cherchent, les seconds se protègent.

Isaïe annonçait déjà : Les nations marcheront vers ta lumière » (Is 60). La foi commence toujours par un désir intérieur, parfois confus, parfois fragile, mais réel.

Il y a encore aujourd’hui :

  • des hommes et des femmes loin de l’Église, mais au cœur en quête ;
  • et parfois des croyants proches des rites, mais éloignés du feu intérieur.

« Dieu ne se cache pas de celui qui le cherche ; il se voile seulement à celui qui refuse de changer. »

Un catéchumène disait :« Je n’ai pas commencé par croire en Dieu, j’ai commencé par ne plus me contenter de vivre sans Lui. »

  1. O comme ORIENTATION — L’étoile, la Parole et l’Église. Une étoile qui n’abolit pas la nuit.

L’étoile n’est ni un GPS ni une preuve mathématique. Elle oriente, elle suggère, elle invite à avancer.

Les mages ont besoin :

  • de l’étoile pour partir,
  • de la Parole des Écritures pour préciser le lieu,
  • du discernement pour éviter Hérode.

*  La foi est toujours une synergie entre la grâce de Dieu et la réponse humaine.

  1. Aujourd’hui, quelles étoiles ?
  • la Parole de Dieu méditée fidèlement,
  • les sacrements vécus humblement,
  • des témoins crédibles,
  • l’Église, fragile mais nécessaire.

« Celui qui refuse d’être guidé finit toujours par se perdre seul. »

Un homme engagé racontait :« Quand j’ai repris l’Évangile chaque matin, ma vie n’est pas devenue plus facile, mais elle est devenue plus claire. »

III. N comme NOUVEAUTÉ — Les dons des mages, dons pour notre vie

Les mages n’apportent pas des objets décoratifs, mais une confession de foi vivante.

  •  L’Or — Ce qui a du prix

L’or dit : Tu es Roi. Aujourd’hui, l’or, c’est :

  • le temps donné,
  • la fidélité dans les petites choses,
  • des choix cohérents avec l’Évangile.

Ce à quoi je consacre mon temps révèle mon véritable trésor.

  •  L’Encens — La prière qui monte

L’encens dit : Tu es Dieu. Sans prière, la foi s’essouffle, devient idéologie ou habitude.

« La prière n’enlève pas les problèmes, mais elle empêche de les affronter seul. »

  •  La Myrrhe — Les blessures offertes

La myrrhe dit : Tu es le Sauveur crucifié. Nos fragilités, nos épreuves, offertes au Christ, deviennent lieu de grâce.

Une personne éprouvée confiait :« Le jour où j’ai cessé de cacher mes blessures à Dieu, j’ai commencé à guérir intérieurement. »

Conclusion/Repartir autrement

« Avertis en songe, ils retournèrent par un autre chemin » (Mt 2,12).C’est la marque d’une vraie Épiphanie : on ne change pas de pays, mais on change de cœur.

En cette solennité, demandons la grâce :

  • d’un désir vrai,
  • d’une écoute humble,
  • d’une offrande confiante de toute notre vie.

« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir,et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. »Amen.