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La paix de Pâques

La paix de Pâques

Les résultats des élections présidentielles indiquent que la société française est fracturée et en colère. Le taux élévé de l’abstention confirme un manque de confiance envers les responsables politiques, quels qu’ils soient, chez de nombreuses personnes qui ont le sentiment que l’État les a abandonnées et laissées sur le bord du chemin.

Parallèlement, depuis le 24 février, la paix est brisée en Europe avec l’agression de l’Ukraine par la Russie. Chacun de nous, après un état de sidération, se demande avec effroi quand et comment cette guerre pourra cesser, dans la mesure où le dirigeant russe refuse tout dialogue. Comme le rapport des forces semble s’équilibrer grâce à la résistance héroïque des Ukrainiens, la paix s’éloigne et la guerre s’installe, faite de bombardements aveugles de la part des armées russes sur des civils, d’exils forcés, de crimes de guerre, sans compter la menace d’un conflit généralisé ou de l’usage d’armes atomiques.

Face aux déchirures et aux atrocités, une nécessité s’impose comme une urgence, c’est de prier pour la paix, en se rappelant que la paix est la première offrande et promesse du Christ ressuscité à ses disciples, lorsqu’il vient leur rendre visite alors qu’ils se sont enfermés par crainte dans leur habitation. Par trois fois il leur dit, d’après saint Jean : « La paix soit avec vous ! » En même temps qu’il dit cela, il montre à ses disciples qu’il garde sur son corps les stigmates de la violence de la mort ; il fait même toucher à Thomas ses plaies. Certes c’est afin de convaincre l’incrédule qu’il est vraiment ressuscité, mais n’est-ce pas surtout pour faire entendre qu’il prend sur lui, comme pour alléger le fardeau des hommes, toutes les plaies du monde ?

Lui seul peut soigner véritablement les victimes ou les désespérés et avec l’aide de l’Esprit Saint faire advenir la paix comme le bienfait préférable à tous les autres. Depuis le début du conflit, le pape François incite lui aussi sans relâche à prier pour la paix. « Que le Seigneur dirige l’intelligence et le cœur des responsables des affaires publiques selon Sa volonté pour la paix véritable et la liberté de tous. »

Emmanuel Golfin, paroissien

 

La paix de Pâques2022-05-16T23:24:42+02:00

Le Christ a vaincu le Mal et la Mort !

Le monde va mal ! Ce n’est pas un scoop. Il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles, le cœur aussi. La guerre est aux portes de l’Europe, en Ukraine, une crise qui, au-delà de l’arrivée massive des réfugiés Ukrainiens que la solidarité humaine nous invite à accueillir (mais pas seulement eux, car nous ne pouvons pas oublier les autres réfugiés !) -, cette crise russo-ukrainienne a une dimension mondiale. Non, il n’y aura pas de troisième guerre mondiale et Poutine ne touchera pas sur le mauvais bouton pour envoyer une ogive sur Paris, Bruxelles ou Washington ! Mais il y a de quoi s’inquiéter et angoisser. Jusqu’il y a trois semaines, je ne savais pas l’Ukraine était un des greniers du monde, que nous avions une telle dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz russe ! Je confesse on ignorance ! Je pensais faire un cauchemar en faisant le plein de ma voiture il y a quelques jours !

Ailleurs dans le monde, des populations entières côtoient au quotidien la guerre, les massacres et exactions. Pensons à certains pays d’Afrique, le Sahel, le Kivu et l’Est de la RDC où des gens sont massacrés au quotidien depuis plus de 25 ans avec plus de 13 millions des morts ! Le pape François a décidé de faire un voyage apostolique pour consoler les peuples qui souffrent en se rendant en RDC (Kinshasa et Goma du 2-5 juillet) et à Juba au Sud Soudan (5-7 juillet). Merci cher pape François ! En France, la campagne pour les élections présidentielle (et législatives !) se poursuit mais cela semble ne pas intéresser que peu de monde. On craint une abstention record ! La situation sanitaire s’améliore après deux années marquées par la pandémie de la Covid19, mais les contaminations repartent encore un peu à la hausse ! Réjouissons-nous de quitter le masquer mais n’oublions pas de faire attention !

Au milieu de ces tristes nouvelles qui nous assomment, rappelons-nous toujours que notre seigneur a vaincu le Mal et la Mort, par sa Passion, Mort et Résurrection. Vivons et profitons des grâces que ce mois d’avril apporte à travers la célébration du Mystère de notre Foi que sont les fêtes pascales. Cela passe d’abord par une préparation spirituelle, pour devenir vraiment des femmes et hommes nouveaux dans le Christ Ressuscité ! Pâques est la solennité des solennités, le cœur de notre foi, la plus importante des fêtes chrétiennes (eh non, non, ce n’est pas Noël !).  Chaque baptisé est appelé à accueillir cette joie pascale et à commencer, dès maintenant, et tout particulièrement à travers les célébrations de la semaine Sainte, à se préparer à recevoir les grâces accordées par le Ressuscité !

Neuf adultes, Adison, Nicolas, Mélanie, Manon, Nathalie, Clément, Wilfrid, Maxime et Déborah recevront les sacrements de l’initiation chrétienne au cours de la Veillée pascale. Des lycéens et collégiens, des enfants du primaire seront baptisés le dimanche de Pâques. C’est beau de voir tous ces adultes, jeunes et enfants, au cours de la même célébration, vivre les différents scrutins. N’oublions pas ces nombreux bébés qui seront baptisés pendant la période pascale. Cela nous apporte beaucoup de joie. C’est toute l’Eglise, et localement, notre communauté avec ses 5 paroisses, qui est appelée à prier pour ces futurs baptisés. Pour des questions de moyens humains, les fêtes pascales ne seront pas célébrées partout et de la même manière dans nos églises. Transformons cette frustration en opportunité de joie pour nous rapprocher les uns des autres et préparer ensemble, en mutualisant nos forces et nos talents. C’est un enjeu d’avenir pour la mission. Que le Christ, notre Pâques, nous renouvelle par sa mort et sa résurrection. Belle montée vers Pâques !

 

 

Le Christ a vaincu le Mal et la Mort !2022-04-03T15:38:41+02:00

Vivre intensément la montée vers Pâques !

Vivre intensément la montée vers Pâques !

Notre montée vers Pâques a commencé ! Nous allons vivre quarante jours qui nous préparent à ce qui est le centre, le cœur de notre foi : le mystère de Pâques.  Au cours de ce temps de grâce, nous entendrons plusieurs appels : la conversion, la pénitence, le partage, le jeûne, la prière…. Ces appels peuvent être résumés dans un appel plus important encore : la liberté. Dieu vient nous libérer de la mort et du péché. Jésus a donné sa vie pour faire de nous des hommes et des femmes libres et libérés, et c’est dans cette liberté que nous vivions tous ces autres appels.  La pénitence nous invite à reconnaitre qu’il y a dans notre vie des « idoles » qui nous attirent et nous enchaînent, nous faisant vivre dans une illusion de bonheur alors qu’en réalité, elles nous rendent esclaves. Le jeûne ne peut être imposé de l’extérieur : c’est librement que nous le choisissons dans le désir de nous purifier pour viser ce qui est essentiel, non seulement pour notre corps, mais aussi pour notre âme qui est le temple du saint Esprit. Le jeûne trouve tout son sens quand il est librement motivé par le désir de partager avec les autres, surtout les pauvres. La conversion, c’est cet ajustement de notre vie à l’Amour et à la volonté de Dieu, pour vivre pleinement notre vie en communion avec Jésus :  un regard sincère et honnête sur notre vie nous montre toutes nos zones d’ombres qui ne sont pas ajustées par rapport à l’Amour de Dieu.

Pour vivre pleinement le Carême, il n’est pas nécessaire d’imaginer des grands gestes. Il nous suffit de regarder notre quotidien pour le vivre dans la vraie liberté. Quand nous nous levons par exemple, où vont nos premières pensées ? Sont-elles orientées par l’Amour de Dieu et celui du prochain ? Mettons au centre de notre quotidien, non pas les « choses à faire », mais « pour qui et comment nous les faisons ». La liberté nous appelle à faire de notre vie un arbre qui, nourrie de la Parole de Dieu, germe et grandit en portant du fruit pour soi-même et pour les autres.

Pendant ce temps de Carême, voici quelques propositions paroissiales que je vous invite à vivre, toujours dans cette liberté qui nous fait grandir dans l’amour. Notez-les dès maintenant dans nos agendas.

*Former de groupes de partage de la Parole de Dieu dans nos paroisses : Se réunir pendant une heure (horaire et jour à votre choix), par la semaine. La Parole de Dieu est une lampe sur notre chemin, une nourriture qui nous fait grandir et dont les fruits sont plus grands quand elle est partagée avec les autres. Vous pouvez vous appuyer sur l’évangile selon saint Luc ou l’un des textes de dimanche.

*Donner un peu plus de temps à la prière personnelle, communautaire et à la messe. Dieu nous attend ! Quel dommage de louper ces rendez-vous avec ce Dieu qui nous veut toujours plus libre, plus heureux, plus vivants.

*L’ICT nous propose une belle conférence avec le père Jean-Michel Poirrier le 8 mars à 20h30 à L’Oustal. En méditant les crises du peuple d’Israël pendant l’Exode, nous découvrirons comment les crises peuvent nous aider à avancer et grandir dans la liberté.

* Une expérience de solidarité internationale le lundi 28 mars 20h30 salle saint Pierre à Tournefeuille : Accueil d’un partenaire du CCFD-Terre Solidaire Heriberta Fernandez est membre du Centre Montalvo, en République Dominicaine. Cette ONG œuvre dans deux directions : accueil et défense des migrants haïtiens dans cette partie de l’ile, soutien à des projets d’agroforesterie et lutte contre la déforestation. Nous vivons ce moment en lien avec toutes les paroisses du doyenné Sainte Germaine.

*Une grande soirée de louange et réconciliation le mercredi 6 avril à 20h00 à l’église de Saint Simon.  Vivre la grâce de la Miséricorde de Dieu à travers la louange et la confession. Le groupe de Louange-Adoration de l’ensemble paroissial, en collaboration avec le groupe Lèv animeront cette soirée au cours de laquelle nous recevrons le sacrement du Pardon grâce la présence des plusieurs prêtres du doyenné et du diocèse.

Au cours de ce temps de Carême, nous confions à votre prière personnelle et communautaire les nombreux adultes et jeunes de notre ensemble paroissial qui seront baptisés à Pâques. Ils sont appelés officiellement au baptême par notre archevêque ce dimanche 6 mars à 15h30 à la basilique sainte Germaine de Pibrac. Bon et saint Carême ! Belle montée vers Pâques à chacun et chacune.

 

 

Vivre intensément la montée vers Pâques !2022-03-03T19:49:34+01:00

 « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »

 « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »

Par son incarnation, Dieu s’affaiblit, il se vide de sa puissance, pour devenir faible comme nous et partager nos fragilités. Dieu nous surprend par son incarnation et nous dit que nous ne sommes pas seuls. Notre chair n’est plus abandonnée à elle-même car Dieu prend soin de nous et se fait proche, se fait tellement notre égal pour nous rendre totalement ses égaux : en prenant notre humanité en Jésus, Dieu désirait que nous devenions vraiment semblables à lui. Ainsi, nous pouvons alors nous mettre à son école, suivre ses pas et lui demander de venir prendre place au milieu de nous, au sein de nos familles, de notre communauté ! Parce que Dieu a choisi d’assumer notre faiblesse, nous pouvons en toute confiance lui demander de nous sauver des faiblesses et fragilités, surtout celles dont nous souffrons depuis deux ans.

Jésus, Fils de Marie, Fils de David, fils adoptif de Joseph, viens sauver notre humanité. Soulage la solitude de tant de personnes âgées isolées dans leur domicile ou dans nos maisons de retraite. Sauve-nous de nos disputes entre voisins et encore entre parents. Fais-nous échanger des vœux de joie, de fraternité, de vraie liberté, de bonheur, avec un sourire sincère et non feint. Donne l’Amour à ceux qui sont en manque d’amour, du travail à ceux qui sont au chômage. Jésus, toi qui as assumé véritablement un corps humain, pose ta main et viens guérir nos corps et ceux de nos proches qui souffrent de tant de maladies graves et moins graves.

Avec cette année nouvelle, apprends-nous à supporter l’ingratitude de nos enfants ! Aide-nous à les laisser libres dans leurs choix de vie. Apprends-nous à écouter avec patience les lamentations, les récriminations de nos parents ou grands-parents âgés, à mieux les accompagner, à ne pas boucher nos oreilles quand ils nous font la litanie des maux et maladies vraies ou supposées dont ils souffrent et qui les rend toujours aigris.

Aide-nous à construire une société plus juste et donne-nous des politiques qui ne se moquent pas de nous chaque fois que nous réclamons nos droits. Apprends-nous à ne pas barricader nos portes, surtout celles de nos cœurs, à ceux qui sont différents de nous, par leur religion, la couleur de leur peau, leur culture, sensibilité liturgique, pastorale ou politique ! Apprends-nous à ne pas rester scandalisés par une Eglise qui refuse de se réformer, mais donne-nous le courage et la grâce de la changer de l’intérieur, en nous convertissant d’abord nous-mêmes, afin que ton Eglise ne soit pas cette communauté monolithique et exclusive mais une véritable famille ouverte à tous, missionnaire et heureuse d’annoncer chaque jour la joie que tu nous apportes depuis que tu as pris chair et habité parmi nous ! Jésus, nous voulons que tu sois encore plus présent dans nos vies en 2022.

 « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »2022-01-09T16:34:59+01:00

Edito : Appelés à une triple conversion !

Ce dimanche 28 novembre est une date très importante nous appelant à plusieurs conversions.  Tout d’abord, elle marque, dans la liturgie, le début de l’Avent.  Ce temps liturgique, contrairement au Carême, qui est aussi caractérisé par un côté austère et le violet comme couleur liturgique, est marqué par beaucoup de lumière et de joie dans nos rues, nos commerces, nos maisons, nos églises, la préparation de la crèche de Noël, la préparation et achat des cadeaux… Cependant, l’Avent, comme le Carême (on l’oublie parfois !) est un temps de conversion. Nous sommes appelés à nous convertir pour accueillir la « Lumière d’en haut » qui vient nous visiter, c’est-à-dire Jésus, l’Emmanuel, Dieu-parmi-nous. Pour cela, nous devons, comme nous appelle Jean-Baptiste : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 3-5).

Lorsque nous regardons en vérité notre propre vie, nous réalisons combien de zones d’ombres existent toujours, nous empêchant d’accueillir la lumière divine qui vient transfigurer nos vies blessées par le Mal aux diverses manifestations. Le temps de l’Avent, temps d’attente, d’espérance, est une période où chacun de nous est appelé à s’ouvrir au Totalement Autre qui, par amour pour nous, vient à notre rencontre en se faisant l’un de nous sans faire semblant. Mais c’est aussi un temps où nous devons nous approcher et nous ouvrir à l’autre, le frère et la sœur en humanité, pour faire route ensemble vers Jésus.

Ensuite, ce premier dimanche de l’Avent est important parce qu’il marque le début d’une nouvelle année liturgique. L’année B s’est achevée avec la solennité du Christ Roi de l’Univers. C’est l’évangéliste saint Marc qui nous a accompagnés nous invitant à emboiter les pas du Christ allant partout annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume. Avec la nouvelle année liturgique C, c’est saint Luc qui va nous conduire petit à petit, nous invitant à nous convertir à la tendresse et à la miséricorde de Dieu. L’une des caractéristiques de l’évangile selon saint Luc, c’est la grande place qu’il accorde à la tendresse, la douceur, la miséricorde, l’Amour de Dieu qui nous sauve. Mon vœu pour chacun de nous est que nous puissions accueillir en abondance la tendresse, la miséricorde, la douceur de Dieu pour en témoigner autour de nous, en particulier dans nos familles appelées à se rassembler autour des grandes fêtes qui approchent.

Enfin, ce premier dimanche de l’Avent est important parce qu’avec lui, entre en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain avec quelques changements opérés pour permettre une meilleure participation à l’eucharistie. Ceci est aussi une autre conversion, et pas la moindre ! Il s’agit là d’un défi ! Le refrain qui mine la pastorale, comme le rappelle souvent le pape François, c’est « on a toujours fait comme ça ». Nous risquons alors de nous lamenter, en disant, « à la messe, on a toujours dit ça comme ça ! Pourquoi fallait-il nous changer la messe ? ». Retrouvons le sens de nos paroles et des gestes, pour sortir de la routine. Retrouvons le sens profond, théologique et spirituel de la messe, ce qui va renouveler notre foi, notre espérance et notre charité !  Cette nouvelle traduction permet aux Eglises francophones d’être en pleine communion avec les autres traditions linguistiques dans l’Eglise. Belles conversions, bon temps de l’Avent et sainte marche à la rencontre de l’Emmanuel, Dieu avec nous !

Edito : Appelés à une triple conversion !2021-11-29T15:44:07+01:00

Edito : Puissions-nous désirer partager la gloire des saints !

Puissions-nous désirer partager la gloire des saints !

Fêtes tous les saints ensemble, c’est contempler cette foule immense de ceux qui ont déjà reçu en héritage la vie éternelle. Ces saints, que nous nous célébrons ensemble, ont voulu vivre pleinement de leur grâce de fils et filles adoptifs du Père, c’est-à-dire, de la grâce de leur baptême ! Marqués par le péché, comme chacun de nous (sauf Marie préservée du Péché Originel), les saints ont laissé la miséricorde de Dieu vivifier chaque instant de leur vie et chaque veine de leur âme ! Ils contemplent la face de Dieu. Leur Bonheur se trouve dans cette contemplation du Visage de Dieu.  A travers eux, nous avons là, de grandes-sœurs et des grands-frères que l’Eglise nous propose comme modèles à imiter. Ils ont laissé, chacun dans sa propre vie, de se laisser toucher par le Christ, de le rencontrer à travers leurs désirs, leurs faiblesses, leurs souffrances, et aussi leur tristesse…. Chaque saint est unique.  De même qu’il n’y a jamais eux deux êtres humains identiques, de même, chaque saint est unique, et chacun a une grâce particulière qu’il apporte à l’Eglise et au monde ! Leur diversité glorifiée est une invitation à accueillir la diversité qui existe au sein de Peuple de Dieu, appelé ensemble à s’unir au Père, dans une même sainteté, au-delà des différences.

Les saints ont reçu la grâce infinie de partager la vie même de la Sainte Trinité. Ils se sont laissés touchés par l’eau et le sang jaillissant du cœur transpercé de Jésus. Malgré les nuits, à travers la purification constante qu’exige l’amour pour devenir l’Amour, et parfois même au-delà de toute espérance humaine, tous ces saints et saintes ont voulu se laisser bruler d’Amour pour que Jésus soit progressivement leur « Tout ». En contemplant les saints du ciel, n’oublions pas de regarder autour de nous, ces saints de la « porte d’à côté », « du voisinage » que nous côtoyons chaque jour, et qui sont aussi, dans certaines dimensions de leur vie, des modèles que Dieu nous présente pour nous permettre d’avancer, de cheminer vers lui, de ne pas nous décourager pendant notre pèlerinage d’ici-bas qui est parfois très ardu.

En célébrant cette solennité de tous les saints, prions pour que notre Eglise, dans chacun de ses membres, deviennent aussi de plus en plus sainte, en se laissant convertir et purifier profondément par Jésus lui-même qui la veut immaculée et sans tache. Puissent tous les saints et saintes de Dieu intercéder pour nous et nous obtenir la grâce d’un désir plus profond, celui de partager avec eux la gloire du Ciel ! Bonne fête de tous les saints !

Edito : Puissions-nous désirer partager la gloire des saints !2021-10-18T22:21:08+02:00

Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.

Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.

Le début du mois d’octobre est marqué, dans une dizaine des villes en France, et à Toulouse en particulier, par le Congrès Mission, du 1-3 octobre. C’est une chance pour chacun de nous, pour nos communautés et pour toute l’Eglise. Personnellement, il me tarde d’y participer ! Avec l’Equipe d’Animation Pastorale, nous invitons les membres engagés dans les différents services, mouvements, groupes de préparation aux sacrements, catéchèse, aumônerie…à participer à ce Congrès. Même vous qui n’êtes pas engagés ou impliqués, cette invitation est pour vous aussi ! C’est véritablement une chance, une opportunité pour revivifier, dynamiser la foi et l’élan missionnaire en vous. Vous ne pourrez certainement pas participer à tous les forums ou ateliers : choisissez-en quelques-uns, ceux qui vous intéressent le plus. Si vous n’avez pas la possibilité de participer aux deux jours, faites-en un. Mais dans tous les cas, ne laissez pas passer cette occasion !

Le mois d’octobre, au cours du quel nous célébrons la « Semaine Missionnaire mondiale » du 17 au 24 octobre, est une invitation aux baptisés à prendre conscience de leur vocation missionnaire. Un baptisé est disciple du Christ ! Or, chaque disciple appelé par le Christ, est aussi envoyé par lui à annoncer la Bonne Nouvelle. Nous ne pouvons pas être disciples sans être missionnaire. Le pape François, depuis le début de son pontificat, nous rappelle sans cesse que l’Eglise, par sa vocation, doit être en sortie pour annoncer et témoigner de la Joie de l’Evangile. C’est cela que vous invite chaque à vivre, personnellement et ecclésialement. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme, parce que la foi chrétienne n’est pas un produit à vendre. C’est un trésor, une richesse à donner, une joie à partager avec ceux qui nous entourent, en particulier avec ceux qui ne connaissent pas le « Trésor, la Perle » par excellence, qu’est Jésus. Si nous aimons notre monde, si nous aimons réellement nos contemporains, nous devons sortir pour aller à leur rencontre et leur partager la joie que nous apporte Jésus.

Au début de son ministère public, Jésus est allé d’abord en Galilée, d’après l’évangéliste saint Marc : « Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ». Nous sommes loin de l’Institution religieuse qu’est Jérusalem. Aujourd’hui encore, c’est loin des murs de nos églises, presbytères et maisons paroissiales que Jésus nous envoie. Le pape parle des périphéries !  Comment les atteindre ? Il suffit de désirer sortir pour les atteindre. La sortie, « l’aller vers », est la première attitude missionnaire. Jésus est sorti du sein du Père pour se faire l’un de nous et nous apporter le salut. Après sa mort et sa résurrection, avec le Père, il a envoyé (sorti) le Saint Esprit sur les apôtres réunis au Cénacle avec Marie. Ces apôtres enfermés par peur des juifs, poussés à la sortie par le Saint Esprit à la Pentecôte, les apôtres sont sortis de la maison pour annoncer, à Jérusalem, que Jésus est ressuscité. Cet événement marque la naissance de l’Eglise. Cette petite Eglise naissante à Jérusalem est sortie petit à petit de la Palestine pour aller aux extrémités du monde annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Depuis plus de deux mille ans, l’Eglise vit et grandit grâce à sa sortie et élan missionnaires de ses filles et fils que nous sommes. Privée de sa dimension missionnaire, l’Eglise est condamnée à mourir !

En ce mois d’octobre, je lance un appel à chaque membre de notre communauté, à vous qui lisez ces quelques lignes : de grâce, réveillez en vous le missionnaire qui s’endort ! Rallumez et manifestez la lumière du Christ de votre baptême ! Annoncez au monde les merveilles de ce Dieu qui vous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière !  Là où vous êtes, témoignez et partagez la Joie de l’Evangile.  Je vous souhaite un bon mois missionnaire !

 

Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.2021-09-23T19:12:53+02:00

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph

Comment sera cette année pastorale ? Sera-t-elle différentes des deux dernières ? Allons-nous vivre normalement ? Pourrons-nous réaliser nos projets et plannings ? Allons-nous « progrannuler » (nouvelle expression née de la pandémie qui signifie programmer des évènements avec la possibilité de les annuler au dernier moment) ? Pourrons-nous nous réunir normalement ? etc…

Voilà toute une série des questions que nous nous posons et auxquelles malheureusement n’avons pas de réponses. Tout reste incertain. Après ces vacances durant lesquelles vous vous êtes reposés et avez profité de la famille et des proches, nous voici partis pour une nouvelle année pastorale. Les deux dernières années n’ont pas été évidentes. Je ne plains pas des difficultés éprouvées au niveau pastoral à cause de la pandémie car tout cela est insignifiant par rapport aux épreuves vécues au niveau mondial et que nous voyons autour de nous.  Bien au contraire, c’est dans l’action de grâce et la confiance que je vous invite à entrer dans cette nouvelle année. Malgré la pandémie et les épreuves, le Seigneur nous accompagne et il est à l’œuvre dans nos vies et au sein de notre grande communauté paroissiale. Il est à l’œuvre à travers ce qu’Il réalise grâce à la présence, l’engagement et l’action de chaque membre de la communauté que nous formons dans la diversité de nos sensibilités, mais appelés à vivre et travailler dans l’unité.

(suite…)

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph2021-09-03T12:16:10+02:00

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !

Après la Pentecôte, nous clôturons le mois de mai avec la célébration de la solennité de la Trinité Sainte. Nos yeux et nos cœurs s’ouvrent à ce mois de juin, avec tous les espoirs qu’il condense : possibilité de partir en vacances, voir la famille, se rassembler pour faire nos réunions bilan-relecture, faire quelques rassemblements KT, aumônerie, scouts…bref, une vie plus libre, moins en danger, libérée de quelques restrictions parce que la pandémie, grâce à la vaccination massive, aura commencé à disparaitre ! J’ai donc voulu parler brièvement de ce mystère que nous célébrons ce dimanche 30 mai, car il s’agît du cœur de notre foi, ce qui fait la spécificité chrétienne, mystère incompréhensible intellectuellement, mais qui exige que nous lui ouvrions notre âme, pour que ce Dieu, Trinité Sainte, conduise nos vies et nous plonge dans la communion qui unit le Père, au Fils dans l’Esprit Saint.

Baptisés, c’est au nom de la Trinité sainte que nous l’avons été. Joseph, je te « au nom du Père, et du Fils et du St Esprit » ! Grâce au baptême, nous sommes devenus baptême enfants de Dieu. Cette nouvelle naissance qui fait de nous des créatures nouvelles nous unit au Père, au Fils et au Saint Esprit. Lorsque Jésus Ressuscité envoie ses disciples, à la fin de l’Evangile selon saint Mathieu, il leur dit : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20)

Dans le baptême, nous sommes plongés dans la communion des Trois Personnes de la Trinité Sainte. L’expérience quotidienne nous fait comprendre on ne peut connaître vraiment une personne qu’en la fréquentant, en échangeant avec elle, en l’aimant. La Trinité n’est accessible que par une vie qui s’en rapproche chaque jour, par la prière sous toutes ses formes : écoute de la Parole, oraison, méditation, liturgie des Heures, lectio Divina, intercession, action de grâce louange et adoration…et surtout l’eucharistie.

Nous commençons nos prières par le signe de croix, signifiant ainsi que c’est notre personne tout entière, corps, cœur, âme et intelligence qui s’ouvre à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Comme c’est tellement dommage de faire le signe de croix de manière mécanique, comme par routine ! Nous devrions réapprendre à faire le signe de la Croix en pensant profondément à ce que cela signifie.  J’ai malheureusement vu, ces derniers temps, des enfants (pas sur notre paroisses….!) qui se préparaient à la première communion mais qui ne savaient pas faire son signe de croix ! C’est dramatique…. et cela interroge nos méthodes de transmission de la Foi en communautés et en familles. Voici une autre manière de rendre compte de ce mystère : Au nom du Père, la main sur le front, le siège de notre intelligence et c’est de là que part notre vie. Nous affirmons, que le Père est source de la Vie. Au nom du Fils, la main sur le cœur, lieu symbolique de l’amour humain. Nous affirmons ainsi que le Fils nous a aimés jusqu’à vivre notre vie humaine, partageant nos joies et nos peines, sauf le péché dont il nous sauve en donnant sa vie. C’est l’Incarnation que nous affirmons ainsi, irréductible originalité de l’expérience chrétienne. Au nom du Saint Esprit, la main sur une épaule. C’est l’Esprit qui nous aide à porter le poids de notre vie et à marcher sur le chemin un peu fou du Christ.

Poussés et soutenus par le Souffle de la Pentecôte, prions pour que chacun de nous se laisse toucher par de Dieu dont l’Amour infini nous accompagne pour nous y plonger totalement et y puiser l’amour que nous devons partager avec les personnes que nous allons croiser pendant cet été que nous appelions de tous nos vœux. En ouvrant nos vies aux Trois Personne de la Trinité sainte, nous verrons quelles merveilles Dieu y accomplit déjà, et les choses extraordinaires qu’Il est capable d’y réaliser, chaque jour ! Bon mois de juin, plongés dans l’Amour trinitaire !

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !2021-05-29T17:51:38+02:00

Devenir colombe, vent et feu par le Saint Esprit !

Devenir colombe, souffle et feu grâce à l’Esprit Saint qui nous est donné !

La Bible et toute l’histoire du salut sont massivement marquées par la présence du Saint Esprit. Dès la création, le souffle « planait au-dessus des eaux » (Gn 1, 2). Il pousse et soutient Moïse dans la mission qui lui es confiée. Il donne courage à Josué et inspire tous les prophètes. C’est aussi lui qui commence la création nouvelle en descendant sur Marie pour faire germer en elle l’Enfant Jésus » (Lc1, 35)

Comment est-il ou agit-il ? La Bible ne nous l’explique pas vraiment. Elle suggère quelques images qui, tirées de notre expérience, nous permettent de comprendre quelque chose du visage et de l’action du saint Esprit. D’abord une colombe ! A son baptême par Jean-Baptiste, le saint Esprit descend sur Jésus sous l’apparence corporelle d’une colombe, pendant qu’une voix venant du ciel atteste : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie » (Lc 3,22). La colombe est belle, douce, aimable. Même le plus impitoyable des chasseurs se garde de pointer son fusil sur une colombe, symbole de la paix et de la vie, (Gn 8, 11-12)

Pendant ce temps pascal, nous avons suivi Jésus s’entretenant avec Nicodème. Il l’a appelé à renaitre, « d’en haut, du saint Esprit » malgré son âge, en utilisant l’image du vent pour parler du saint Esprit : « Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn3,8). Le vent renouvelle l’air, éloigne la pollution, donne de l’oxygène aux mers, lacs et fleuves. D’où le conseil d’aérer nos maisons, surtout en ce temps pandémie, pour purifier et renouveler l’air ! Le vent fait tomber les feuilles mortes et tout ce qui est vieillissant, sans force dans la végétation… A la Pentecôte, les apôtres ont encore peur sortir. Il a fallu que le descende sur eux le Saint Esprit pour qu’ils commencent leur activité missionnaire. C’est sous la forme de langue de feu que le Saint Esprit se présente (Ac 2, 3-4).

Le saint Esprit nous donne de devenir colombe, vent et feu à notre tours, depuis notre baptême. Le saint Esprit « colombe », nous devenons aimables envers Dieu en tissant une profonde et douce relation filiale avec Lui. Saint Paul rappelle que nous sommes des fils et filles de Dieu par l’Esprit de son Fils qui nous a été donné, et qui crie en nous : « Abba, papa » (Ga 4, 6). Les dons du Saint Esprit rendent ainsi notre vie très belle, comme une colombe ! En toute vers la Pentecôte, prions pour recevoir ces dons qui sont : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maitrise de soi ! Nous serons témoins de vie, de paix et de douceur comme la colombe. Le Saint Esprit « vent », nous recevons du Saint Esprit la force de nous renouveler, de nous convertir, de nous purifier de manière continue, pour renaitre, rester toujours avec une âme d’enfant de Dieu, libérée de la pollution du péché, d’une vie personnelle et sociale « selon la chair » marquée par l’inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarismes, envie, beuverie, orgie et autres choses semblables (Ga 5, 19-21).  Le Saint Esprit nous libère de ces vices et péchés qui nous font mener une vie malheureuse et triste.

Le Saint Esprit « feu » qui nous rend intelligents, c’est-à-dire, capables de comprendre la Parole de Jésus : « l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn14, 26).  Non seulement il nous permet de comprendre, mais aussi il nous donne la grâce de pratiquer le Nouveau Commandement, qui est celui de nous aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés.

En ce jours qui nous conduisent vers la Pentecôte, invoquons beaucoup le Saint Esprit pour vous-même parce que nous avons besoin de lui pour mener une vie véritablement heureuse.  Invoquons le pour nos familles, pour l’Eglise et pour notre communauté paroissiale. Prions le Saint Esprit pour notre monde fatigué de cette pandémie.  Je confie spécialement à votre prière à l’Esprit Saint tous ces enfants, jeunes et adultes de notre communauté qui, au cours de prochaines semaines, vont recevoir le baptême, la première communion, la profession de Foi, la confirmation, le mariage… Prions aussi pour Jesus Corretto qui sera ordonné prêtre pour notre diocèse de Toulouse en juin. Que le Saint Esprit, colombe, vent, et feu nous soit donné en abondance. Dans la joie pascale.

Devenir colombe, vent et feu par le Saint Esprit !2021-04-23T18:12:47+02:00
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