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Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.

Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.

Le début du mois d’octobre est marqué, dans une dizaine des villes en France, et à Toulouse en particulier, par le Congrès Mission, du 1-3 octobre. C’est une chance pour chacun de nous, pour nos communautés et pour toute l’Eglise. Personnellement, il me tarde d’y participer ! Avec l’Equipe d’Animation Pastorale, nous invitons les membres engagés dans les différents services, mouvements, groupes de préparation aux sacrements, catéchèse, aumônerie…à participer à ce Congrès. Même vous qui n’êtes pas engagés ou impliqués, cette invitation est pour vous aussi ! C’est véritablement une chance, une opportunité pour revivifier, dynamiser la foi et l’élan missionnaire en vous. Vous ne pourrez certainement pas participer à tous les forums ou ateliers : choisissez-en quelques-uns, ceux qui vous intéressent le plus. Si vous n’avez pas la possibilité de participer aux deux jours, faites-en un. Mais dans tous les cas, ne laissez pas passer cette occasion !

Le mois d’octobre, au cours du quel nous célébrons la « Semaine Missionnaire mondiale » du 17 au 24 octobre, est une invitation aux baptisés à prendre conscience de leur vocation missionnaire. Un baptisé est disciple du Christ ! Or, chaque disciple appelé par le Christ, est aussi envoyé par lui à annoncer la Bonne Nouvelle. Nous ne pouvons pas être disciples sans être missionnaire. Le pape François, depuis le début de son pontificat, nous rappelle sans cesse que l’Eglise, par sa vocation, doit être en sortie pour annoncer et témoigner de la Joie de l’Evangile. C’est cela que vous invite chaque à vivre, personnellement et ecclésialement. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme, parce que la foi chrétienne n’est pas un produit à vendre. C’est un trésor, une richesse à donner, une joie à partager avec ceux qui nous entourent, en particulier avec ceux qui ne connaissent pas le « Trésor, la Perle » par excellence, qu’est Jésus. Si nous aimons notre monde, si nous aimons réellement nos contemporains, nous devons sortir pour aller à leur rencontre et leur partager la joie que nous apporte Jésus.

Au début de son ministère public, Jésus est allé d’abord en Galilée, d’après l’évangéliste saint Marc : « Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ». Nous sommes loin de l’Institution religieuse qu’est Jérusalem. Aujourd’hui encore, c’est loin des murs de nos églises, presbytères et maisons paroissiales que Jésus nous envoie. Le pape parle des périphéries !  Comment les atteindre ? Il suffit de désirer sortir pour les atteindre. La sortie, « l’aller vers », est la première attitude missionnaire. Jésus est sorti du sein du Père pour se faire l’un de nous et nous apporter le salut. Après sa mort et sa résurrection, avec le Père, il a envoyé (sorti) le Saint Esprit sur les apôtres réunis au Cénacle avec Marie. Ces apôtres enfermés par peur des juifs, poussés à la sortie par le Saint Esprit à la Pentecôte, les apôtres sont sortis de la maison pour annoncer, à Jérusalem, que Jésus est ressuscité. Cet événement marque la naissance de l’Eglise. Cette petite Eglise naissante à Jérusalem est sortie petit à petit de la Palestine pour aller aux extrémités du monde annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Depuis plus de deux mille ans, l’Eglise vit et grandit grâce à sa sortie et élan missionnaires de ses filles et fils que nous sommes. Privée de sa dimension missionnaire, l’Eglise est condamnée à mourir !

En ce mois d’octobre, je lance un appel à chaque membre de notre communauté, à vous qui lisez ces quelques lignes : de grâce, réveillez en vous le missionnaire qui s’endort ! Rallumez et manifestez la lumière du Christ de votre baptême ! Annoncez au monde les merveilles de ce Dieu qui vous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière !  Là où vous êtes, témoignez et partagez la Joie de l’Evangile.  Je vous souhaite un bon mois missionnaire !

 

Congrès Mission Toulouse – Réveiller notre vocation missionnaire.2021-09-23T19:12:53+02:00

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph

Comment sera cette année pastorale ? Sera-t-elle différentes des deux dernières ? Allons-nous vivre normalement ? Pourrons-nous réaliser nos projets et plannings ? Allons-nous « progrannuler » (nouvelle expression née de la pandémie qui signifie programmer des évènements avec la possibilité de les annuler au dernier moment) ? Pourrons-nous nous réunir normalement ? etc…

Voilà toute une série des questions que nous nous posons et auxquelles malheureusement n’avons pas de réponses. Tout reste incertain. Après ces vacances durant lesquelles vous vous êtes reposés et avez profité de la famille et des proches, nous voici partis pour une nouvelle année pastorale. Les deux dernières années n’ont pas été évidentes. Je ne plains pas des difficultés éprouvées au niveau pastoral à cause de la pandémie car tout cela est insignifiant par rapport aux épreuves vécues au niveau mondial et que nous voyons autour de nous.  Bien au contraire, c’est dans l’action de grâce et la confiance que je vous invite à entrer dans cette nouvelle année. Malgré la pandémie et les épreuves, le Seigneur nous accompagne et il est à l’œuvre dans nos vies et au sein de notre grande communauté paroissiale. Il est à l’œuvre à travers ce qu’Il réalise grâce à la présence, l’engagement et l’action de chaque membre de la communauté que nous formons dans la diversité de nos sensibilités, mais appelés à vivre et travailler dans l’unité.

(suite…)

Une rentrée entourée de ND de Lourdes et de Saint Joseph2021-09-03T12:16:10+02:00

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !

Après la Pentecôte, nous clôturons le mois de mai avec la célébration de la solennité de la Trinité Sainte. Nos yeux et nos cœurs s’ouvrent à ce mois de juin, avec tous les espoirs qu’il condense : possibilité de partir en vacances, voir la famille, se rassembler pour faire nos réunions bilan-relecture, faire quelques rassemblements KT, aumônerie, scouts…bref, une vie plus libre, moins en danger, libérée de quelques restrictions parce que la pandémie, grâce à la vaccination massive, aura commencé à disparaitre ! J’ai donc voulu parler brièvement de ce mystère que nous célébrons ce dimanche 30 mai, car il s’agît du cœur de notre foi, ce qui fait la spécificité chrétienne, mystère incompréhensible intellectuellement, mais qui exige que nous lui ouvrions notre âme, pour que ce Dieu, Trinité Sainte, conduise nos vies et nous plonge dans la communion qui unit le Père, au Fils dans l’Esprit Saint.

Baptisés, c’est au nom de la Trinité sainte que nous l’avons été. Joseph, je te « au nom du Père, et du Fils et du St Esprit » ! Grâce au baptême, nous sommes devenus baptême enfants de Dieu. Cette nouvelle naissance qui fait de nous des créatures nouvelles nous unit au Père, au Fils et au Saint Esprit. Lorsque Jésus Ressuscité envoie ses disciples, à la fin de l’Evangile selon saint Mathieu, il leur dit : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20)

Dans le baptême, nous sommes plongés dans la communion des Trois Personnes de la Trinité Sainte. L’expérience quotidienne nous fait comprendre on ne peut connaître vraiment une personne qu’en la fréquentant, en échangeant avec elle, en l’aimant. La Trinité n’est accessible que par une vie qui s’en rapproche chaque jour, par la prière sous toutes ses formes : écoute de la Parole, oraison, méditation, liturgie des Heures, lectio Divina, intercession, action de grâce louange et adoration…et surtout l’eucharistie.

Nous commençons nos prières par le signe de croix, signifiant ainsi que c’est notre personne tout entière, corps, cœur, âme et intelligence qui s’ouvre à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Comme c’est tellement dommage de faire le signe de croix de manière mécanique, comme par routine ! Nous devrions réapprendre à faire le signe de la Croix en pensant profondément à ce que cela signifie.  J’ai malheureusement vu, ces derniers temps, des enfants (pas sur notre paroisses….!) qui se préparaient à la première communion mais qui ne savaient pas faire son signe de croix ! C’est dramatique…. et cela interroge nos méthodes de transmission de la Foi en communautés et en familles. Voici une autre manière de rendre compte de ce mystère : Au nom du Père, la main sur le front, le siège de notre intelligence et c’est de là que part notre vie. Nous affirmons, que le Père est source de la Vie. Au nom du Fils, la main sur le cœur, lieu symbolique de l’amour humain. Nous affirmons ainsi que le Fils nous a aimés jusqu’à vivre notre vie humaine, partageant nos joies et nos peines, sauf le péché dont il nous sauve en donnant sa vie. C’est l’Incarnation que nous affirmons ainsi, irréductible originalité de l’expérience chrétienne. Au nom du Saint Esprit, la main sur une épaule. C’est l’Esprit qui nous aide à porter le poids de notre vie et à marcher sur le chemin un peu fou du Christ.

Poussés et soutenus par le Souffle de la Pentecôte, prions pour que chacun de nous se laisse toucher par de Dieu dont l’Amour infini nous accompagne pour nous y plonger totalement et y puiser l’amour que nous devons partager avec les personnes que nous allons croiser pendant cet été que nous appelions de tous nos vœux. En ouvrant nos vies aux Trois Personne de la Trinité sainte, nous verrons quelles merveilles Dieu y accomplit déjà, et les choses extraordinaires qu’Il est capable d’y réaliser, chaque jour ! Bon mois de juin, plongés dans l’Amour trinitaire !

Un mois dans la communion de la Trinité Sainte !2021-05-29T17:51:38+02:00

Devenir colombe, vent et feu par le Saint Esprit !

Devenir colombe, souffle et feu grâce à l’Esprit Saint qui nous est donné !

La Bible et toute l’histoire du salut sont massivement marquées par la présence du Saint Esprit. Dès la création, le souffle « planait au-dessus des eaux » (Gn 1, 2). Il pousse et soutient Moïse dans la mission qui lui es confiée. Il donne courage à Josué et inspire tous les prophètes. C’est aussi lui qui commence la création nouvelle en descendant sur Marie pour faire germer en elle l’Enfant Jésus » (Lc1, 35)

Comment est-il ou agit-il ? La Bible ne nous l’explique pas vraiment. Elle suggère quelques images qui, tirées de notre expérience, nous permettent de comprendre quelque chose du visage et de l’action du saint Esprit. D’abord une colombe ! A son baptême par Jean-Baptiste, le saint Esprit descend sur Jésus sous l’apparence corporelle d’une colombe, pendant qu’une voix venant du ciel atteste : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie » (Lc 3,22). La colombe est belle, douce, aimable. Même le plus impitoyable des chasseurs se garde de pointer son fusil sur une colombe, symbole de la paix et de la vie, (Gn 8, 11-12)

Pendant ce temps pascal, nous avons suivi Jésus s’entretenant avec Nicodème. Il l’a appelé à renaitre, « d’en haut, du saint Esprit » malgré son âge, en utilisant l’image du vent pour parler du saint Esprit : « Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn3,8). Le vent renouvelle l’air, éloigne la pollution, donne de l’oxygène aux mers, lacs et fleuves. D’où le conseil d’aérer nos maisons, surtout en ce temps pandémie, pour purifier et renouveler l’air ! Le vent fait tomber les feuilles mortes et tout ce qui est vieillissant, sans force dans la végétation… A la Pentecôte, les apôtres ont encore peur sortir. Il a fallu que le descende sur eux le Saint Esprit pour qu’ils commencent leur activité missionnaire. C’est sous la forme de langue de feu que le Saint Esprit se présente (Ac 2, 3-4).

Le saint Esprit nous donne de devenir colombe, vent et feu à notre tours, depuis notre baptême. Le saint Esprit « colombe », nous devenons aimables envers Dieu en tissant une profonde et douce relation filiale avec Lui. Saint Paul rappelle que nous sommes des fils et filles de Dieu par l’Esprit de son Fils qui nous a été donné, et qui crie en nous : « Abba, papa » (Ga 4, 6). Les dons du Saint Esprit rendent ainsi notre vie très belle, comme une colombe ! En toute vers la Pentecôte, prions pour recevoir ces dons qui sont : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maitrise de soi ! Nous serons témoins de vie, de paix et de douceur comme la colombe. Le Saint Esprit « vent », nous recevons du Saint Esprit la force de nous renouveler, de nous convertir, de nous purifier de manière continue, pour renaitre, rester toujours avec une âme d’enfant de Dieu, libérée de la pollution du péché, d’une vie personnelle et sociale « selon la chair » marquée par l’inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarismes, envie, beuverie, orgie et autres choses semblables (Ga 5, 19-21).  Le Saint Esprit nous libère de ces vices et péchés qui nous font mener une vie malheureuse et triste.

Le Saint Esprit « feu » qui nous rend intelligents, c’est-à-dire, capables de comprendre la Parole de Jésus : « l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn14, 26).  Non seulement il nous permet de comprendre, mais aussi il nous donne la grâce de pratiquer le Nouveau Commandement, qui est celui de nous aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés.

En ce jours qui nous conduisent vers la Pentecôte, invoquons beaucoup le Saint Esprit pour vous-même parce que nous avons besoin de lui pour mener une vie véritablement heureuse.  Invoquons le pour nos familles, pour l’Eglise et pour notre communauté paroissiale. Prions le Saint Esprit pour notre monde fatigué de cette pandémie.  Je confie spécialement à votre prière à l’Esprit Saint tous ces enfants, jeunes et adultes de notre communauté qui, au cours de prochaines semaines, vont recevoir le baptême, la première communion, la profession de Foi, la confirmation, le mariage… Prions aussi pour Jesus Corretto qui sera ordonné prêtre pour notre diocèse de Toulouse en juin. Que le Saint Esprit, colombe, vent, et feu nous soit donné en abondance. Dans la joie pascale.

Devenir colombe, vent et feu par le Saint Esprit !2021-04-23T18:12:47+02:00

La dimension hautement pascale de l’eau dans notre foi !

La dimension hautement pascale de l’eau dans notre foi !

Depuis une année, nous avons été privés d’eau bénite dans nos églises…! Les bénitiers à l’entrée sont secs ! Quand il a été possible, nous avons utilisé l’eau avec parcimonie et en faisant très d’attention.  Une vidéo virale circulée sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit un monsieur entrant dans supermarché. A l’entrée, il doit se désinfecter les mains avec le gel, mais il se signe de la croix comme s’il entrait dans une église… Cela illustre la frustration de beaucoup parmi nous qui ne peuvent plus se signer avec l’eau bénite en entrant de nos églises, par respect des mesures barrières. Au lieu de l’eau bénite à l’entrée, nous avons désormais le gel pour se désinfecter ! Lors des baptêmes, nous faisons désormais attention aux rites pour que l’eau ne devienne pas un moyen qui permet au coronavirus de circuler.

L’eau est pourtant massivement présente dans la bible, la foi et la liturgie chrétienne, en particulier pendant ce temps pascal. Dès le début de la création, « le souffle de Dieu planait sur les eaux » (Gn 1, 1) pour signifier la vie que Dieu donne à toute la Création qui est son œuvre. Nous en faisons intégralement partie mais Dieu la confie aux soins de l’humain créé à son image et à sa ressemblance. Il s’agit d’un devoir, une mission, une vocation. Les célébrations pascales mettent l’accent sur la symbolique de l’eau. Le Jeudi Saint, au cours du repas eucharistique, c’est le Seigneur qui nous appelle au service les uns des autres à travers le lavement des pieds pour nous laisser un exemple : « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13, 14).  Cette année, il ne sera pas possible de vivre le rite du lavement des pieds. L’office du Vendredi Saint nous invite à « lever les yeux vers Celui dont le cœur est transpercé » (Jn 19, 34-37) pour contempler ce Cœur d’où jaillissent de l’eau et du sang, symbole des sacrements à travers lesquels Dieu nous transmet sa propre Vie dans l’Eglise.

La Vigile Pascale et le dimanche de Pâques avec l’importance accordé au baptême, sont caractérisés par la présence massive de l’eau. Dans la liturgie de la Parole, plusieurs textes parlent de l’eau : l’eau sur laquelle plane le souffle de Dieu lors de la création qui est la première Pâque, le passage du chaos à la vie (1ere lecture). Ensuite la traversée de la Mer Rouge à pied-sec qui est le cœur de foi du peuple Hébreu, libéré de l’esclavage en Egypte à la liberté dans la Terre Promise. C’est la troisième lecture tirée de l’Exode, obligatoire au cours de la veillée pascale. Le prophète Isaïe nous rappelle que Dieu étanche notre soif en nous abreuvant gratuitement (5è lecture) tandis qu’Ezéchiel nous rappelle que Dieu nous purifie de toutes nos souillures et de toutes nos idoles en répandant sur nous une eau pure qui fait de nous de créatures nouvelles (7è lecture). Dans le psaume 50, nous nous unissons à la prière du psalmiste suppliant le Seigneur dans sa miséricorde infinie : « lave-moi tout en entier de ma faute, purifie de mon offense ! » L’épître aux Romains explicite la dimension pascale du baptême qui nous lave de tout péché et plus particulièrement du péché originel, en mourant avec le Seigneur pour ressusciter avec Lui.

Le contexte pandémique ne nous permet pas de prendre toutes ces lectures de la Vigile pascale que nous allons célébrer au petit matin cette année, le dimanche 4 avril à 6h30. Je vous invite néanmoins à prendre le temps de lire ces beaux textes qui nous rappellent comment le Seigneur nous lave, nous purifie, nous pardonne, nous abreuve, nous bénit, nous sanctifie, lui qui nous invite à nous unir à Lui, dans sa mort et sa résurrection, pour être des créatures nouvelles.  Sainte et Joyeuse Pâques !

 

La dimension hautement pascale de l’eau dans notre foi !2021-03-23T17:34:10+01:00

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle

Depuis le mercredi des Cendres, nous sommes entrés dans le temps liturgique qui nous préparer à la célébration de ce qui est le cœur de la foi chrétienne : la Pâques du Seigneur, c’est-à-dire sa Passion, mort et Résurrection.  Dès l’entrée du Carême, la liturgie de la Parole, et plus particulièrement l’Evangile, nous invite à vivre de manière intense, en vérité mais discrètement, la Prière (puisée dans l’écoute de la Parole de Dieu), le Partage (aumône) et le Jeûne, trois éléments essentiels de notre foi qui nous permettent d’ouvrir nos vies davantage à Dieu et à nos frères et sœurs.

En effet, le Carême est un temps favorable pour rapprocher de ce Dieu qui nous a aimés jusqu’au bout. Après avoir pris la condition humaine en toute chose, excepté le péché, le Seigneur Jésus montre son Amour sans limite pour le genre humain en donnant sa vie pour nous (il n’y pas de lus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime), après avoir accepté d’être humilié et de souffrir pour sauver les pécheurs que nous sommes. C’est cet Amour incomparable que nous contemplons en levant nos yeux vers Celui qui, sur la croix a les bras ouverts sur la croix et attire à lui tout le genre humain.Cela veut dire que pour nous chrétiens, contempler les bras ouverts de Jésus est un appel de nous jeter dans ses bras et aussi, une invitation à ouvrir, nous aussi, nos bras à nos frères et sœurs, en particulier ceux et celles qui sont blessés et défigurés par la vie. Il suffit d’être un peu plus attentif à ce qui se passe autour de nous en ouvrant nos yeux et nos oreilles, ceux du corps, mais plus encore ceux du cœur, pour prendre conscience de cette foule immense, proche et éloignée de nous, qui a besoin que nous leur ouvrions nos bras comme Jésus les a ouverts les siens pour nous. (suite…)

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle2021-02-23T21:30:30+01:00

Du voile chez les catholiques…

Un député (bien inspiré…) a dit l’autre jour que le voile de la mariée (chez les catholiques) signifie la soumission de la femme à son époux. Mensonge ou méconnaissance profonde ? Chacun en jugera…

Le voile de la mariée est au contraire un signe de liberté et le signe d’une certaine consécration, à son époux. Car c’est lui, qui après l’échange des consentements, lève le voile de son épouse pour la recevoir en pleine liberté. Elle s’est approchée de lui voilée, signe que sa beauté est réservée à son époux, et c’est celui-ci qui, en la dévoilant, recevra le premier sa beauté.

Ce voile, c’est aussi le signe de l’entrée dans un nouvel état de vie. Lorsque le voile est levé, l’épouse est pour son époux, le lien du mariage les unit, afin qu’ils ne fassent plus qu’une seule chair. Ce qui était encore caché, en attente, l’épouse va pouvoir le révéler à son époux dans le don total qu’ils se font l’un à l’autre. Elle va pouvoir se livrer à son époux, et celui-ci, à l’image du Christ qui s’est livré pour son Église, doit être tout donné (cf. Ep 5, 25). Un dévoilement mutuel va devoir se faire toute la vie pour avancer dans l’amour vrai, l’amour nuptial total. Ce dévoilement commence par la levée du voile lors du mariage.

Le voile de la mariée, c’est aussi le signe de l’offrande qu’elle fait à son époux de sa virginité, de sa pureté. Le voile en est comme le papier cadeau, l’enveloppe protectrice, que seul l’époux, après le « oui » définitif, peut recevoir.

Le voile de la mariée est le signe d’une grande liberté, celle du don volontaire dans l’amour conjugal.

Quant au voile des religieuses, il est aussi le signe d’une consécration, non d’une soumission à un Dieu tyrannique. Consécration d’une virginité et d’une pureté, consécration d’une beauté réservée à Dieu. Les cheveux d’une femme sont une des marques de sa beauté, un des signes de sa féminité qui suscite l’admiration. Se voiler la tête, pour une religieuse, c’est donc consentir à n’offrir qu’à Dieu sa beauté, c’est choisir de faire de Dieu son tout, son époux.

Et les femmes qui autrefois se voilaient la tête d’une mantille en allant à la messe ? C’était là aussi le beau signe que la messe est une noce : le Christ s’unit à son Église par son offrande sur la croix commémorée dans le sacrifice eucharistique, et chaque fidèle participant au banquet des noces de l’Agneau est appelé à cette union mystique au Christ, à faire de son âme une épouse du Christ. La tête voilée des femmes rendait visible cela (les hommes étant moins aidés pour manifester la dimension nuptiale de la messe…), comme un rappel du voile de la mariée.

Le voile chez les catholiques n’a rien d’une soumission accablante, il est tout au contraire remise amoureuse dans les mains de l’aimé, consécration à cet amour. Le voile est l’étendard de l’amour qui s’offre, et de la liberté.

En revanche, le masque est le signe d’une soumission. Car le masque brise la relation, coupe la parole. Celui qui l’impose tend à être tyrannique… Si l’humble se voile la face devant Dieu en raison de son péché et de sa faiblesse, il ne le masque pas, et n’a qu’une attente : que son Seigneur lève ce voile et révèle sa face, répondant ainsi au plus profond désir du face à face : Nous voyons à présent dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face (1 Co 13, 12).

Du voile chez les catholiques…2021-02-11T23:26:53+01:00

« Que nos yeux s’ouvrent » Appel à 4 vendredis de jeûne et de prière

Nous sortons à peine du temps de Noël, et le Carême est encore dans un bon mois, que déjà nous sommes invités au jeûne et à la prière. Dans ce début du temps ordinaire, temps pour faire fructifier toutes les grâces reçues dans les fêtes de Noël, temps pour grandir dans la sainteté dans chaque petite chose du quotidien, les évêques de France nous invitent à quatre vendredi de jeûne et de prière. Et ce n’est ni pour perdre des kilos après les fêtes de Noël, ni pour commencer l’entraînement du Carême. C’est dans le contexte du projet de révision des lois de bioéthique qui revient au Sénat bientôt. Les enjeux humains et donc éthiques sont considérables, notamment à propos de la filiation, du droit à l’enfant et de la recherche sur l’embryon. Le gouvernement précipite les choses dans l’ombre de la crise sanitaire. Il est de notre devoir, nous chrétiens qui défendons l’écologie intégrale, d’ouvrir les yeux sur ces enjeux bioéthiques, d’ouvrir les yeux sur la beauté de l’œuvre de Dieu dans la création dont l’homme est l’achèvement, d’ouvrir les yeux sur le caractère sacré et inviolable de toute vie humaine. Il est de notre devoir d’intensifier notre prière face à ce qui se joue.

https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/nos-yeux-souvrent-quatre-vendredis-de-jeune-de-priere-sortir-dune-bioethique-aveuglee/

 

Quatre vendredi sont proposés pour cela : 15, 22 et 29 janvier, et 5 février.

Notre jeûne et notre prière, c’est notre sacrifice spirituel offert à Dieu pour le supplier, notre sacrifice uni à l’unique sacrifice du Christ qui a offert le sacrifice parfait. Notre jeûne et notre prière, ce sera notre offrande faite à Dieu pour implorer sa grâce et lui demander de nous ouvrir les yeux, et d’ouvrir les yeux de ceux qui nous dirigent et votent.

Quel jeûne et quelle prière ? Du jeûne quasi complet, à de petites privations alimentaires, en passant par la suppression d’un repas ou la prise de repas extrêmement simples, ou se privant de tel autre plaisir, chacun pourra choisir son jeûne. Des intentions et une Parole vous sont proposées pour chacun de ces vendredis dans le document de la CEF à ce sujet : https://eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2021/01/Dossier-bioethique-janvier-2021-jeune-et-priere.pdf

Ce pourra être aussi l’occasion, en ces vendredi, de méditer un chemin de croix, de lire la Passion du Christ dans un des évangiles, ou de relire le chant du Serviteur Souffrant (Is 52, 13 – 53, 12)…

Seigneur, que nos yeux s’ouvrent !

Que nos yeux à tous se laissent toucher par la beauté de la dignité en tout être humain !

Que nous admirions la vraie liberté qui, de façon responsable, se met au service de la fraternité !

Que nous discernions le juste usage des techniques biomédicales, celui qui respecte nos liens fondamentaux de filiation nous reliant de génération en génération !

Que nous considérions les plus fragiles et les plus faibles comme des frères et sœurs !

Que nous retrouvions le magnifique sens et la grande valeur de la personne, femme et homme, et de sa vocation sociale !

 

« Que nos yeux s’ouvrent » Appel à 4 vendredis de jeûne et de prière2021-01-14T12:28:06+01:00

Quelles sont les étoiles d’aujourd’hui ?

Les phénomènes cosmiques surnaturels sont rares : il y a un peu plus de 2000 ans une étoile a guidé les mages d’Orient jusqu’à Bethléem ; il y a 100 ans le soleil a dansé à Fatima pour convaincre de la véracité des apparitions de la Vierge Marie ; et il y a peut-être eu quelques autres cas, mais c’est bien rare.

Pourtant, il faut bien continuer à indiquer l’endroit où nous pouvons rencontrer le Sauveur, comme l’étoile qui a conduit les mages à Jésus ! Et d’ailleurs, bien des étoiles brillent et conduisent les cœurs et les regards vers le Christ, unique Sauveur du monde. Il y a bien sûr la Vierge Marie. Regarde l’étoile, invoque Marie, aimons-nous chanter. La Sainte Vierge est cette étoile qui conduit sans cesse à Jésus, qui nous amène à sa rencontre. C’est ainsi qu’on est toujours sûr d’arriver à Jésus quand nous prions la Vierge Marie. Il y a aussi les saints. L’immense constellation des saints brille pour montrer le chemin du Christ. Tous, ils nous tournent vers lui, ils facilitent notre amitié avec lui. Heureux sommes-nous d’être guidés par tant d’étoiles, dont certaines nous sont plus familières !

Et il y a nous. Nous sommes appelés à être des étoiles pour les autres, pour le monde. Qui, bien souvent, montrera le Sauveur si ce n’est pas nous ? Comment pouvons-nous encore dire, les nations marcheront vers ta lumière, si nous ne sommes pas des étoiles au-dessus de la crèche, si nous n’annonçons pas l’évangile ? Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

En ce jour de l’Épiphanie, en ces jours de Noël, demandons la grâce d’être des étoiles pour ceux que nous rencontrons, par l’éclat de la profondeur de notre foi et de la fermeté de notre espérance, par le rayonnement de notre charité au quotidien. Peut-être d’ailleurs, pouvons-nous prendre en ce début d’année deux petites résolutions : une pour nourrir davantage et approfondir notre foi, une pour vivre concrètement la charité.

Pouvons-nous faire le vœu, en cette nouvelle année qui commence, que notre ensemble paroissial devienne une myriade d’étoiles toujours plus nombreuses ?

Quelles sont les étoiles d’aujourd’hui ?2021-01-03T16:44:25+01:00

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !

C’est un classique ! Comme la tradition et les bonnes habitudes nous y invitent, je voudrais, à travers ces quelques lignes, vous présenter mes vœux de Noël et de l’année nouvelle qui approche. Comment envisager à l’année prochaine, sans faire une relecture de l’année 2020 qui touche à sa fin ! Nous avons dû faire face à plusieurs épreuves, dont la cause principale, mais probablement pas la seule, est cette Covid19.  Quoiqu’il en soit et quoique nous ayons pâti, je voudrais souligner tout ce que j’ai pu voir de beau et de merveilleux autour de moi pendant cette année qui s’achève. Cela est le signe que Jésus, Dieu-fait-homme, né à Bethléem depuis un peu plus de deux ans, continue à naître dans nos vies parfois tourmentées, nos cœurs blessés, dans nos familles et nos communautés appelées, comme chacun de nous, à se convertir et à grandir dans la Foi, l’Espérance et l’Amour.

Jésus est né dans le courage que tu as manifesté devant l’épreuve, la solidarité dont tu as été témoin autour de toi pendant cette année confinée. Il s’est manifesté dans l’accueil et l’attention à travers lesquels tu t’es fait proche de ceux qui en avaient le plus besoin. Jésus a été présent dans ton témoignage de foi, le zèle missionnaire que tu as déployé, la ténacité à faire vivre la mission pastorale dans les groupes, associations, services et mouvements qui font grandir l’Eglise et le monde. Vivre la mission en cette année 2020 a été une très grande équation ! Et pourtant, grâce à votre engagement, la Bonne nouvelle a été annoncée, célébrée et servie dans nos maisons et nos églises !

Pour tout cela, je voudrais vous remercier du fond du cœur ! Si nous sommes capables d’une telle inventivité missionnaire même en temps difficile, c’est parce que le Seigneur est avec nous et nous accompagne par son Esprit. Il tient toujours sa promesse, Lui qui nous dit, en nous envoyant en mission « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Oui, ce Jésus qui a été avec nous, sera toujours au rendez-vous dans cette nouvelle année 2021 qui s’ouvre devant nous, avec ses inconnus. Mon vœu pour chacun de nous, c’est de Lui ouvrir notre cœur en vivant pleinement, en faisant des projets. N’acceptons pas que la peur de l’inconnu à venir nous paralyse, mais vivons pleinement et faisons confiance au Christ. Celui qui espère en Lui ne sera jamais déçu ! Aujourd’hui comme hier, Jésus a besoin de chacun de nous pour naître dans notre monde afin de le conformer à son dessein d’Amour, le sauver de sa finitude. Le Rédempteur, né pauvre parmi les pauvres désire habiter nos pauvretés offertes librement pour les transfigurer. Que Jésus vienne combler vos désirs les plus profonds et vous donne d’être chaque jour dans la Joie de sa présence. Joyeux Noël et Heureuse année 2021.

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !2020-12-15T18:41:44+01:00
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