À propos de Joseph Bavurha

Curé de l'ensemble paroissial de Tournefeuille

L’éveil à la foi de Tournefeuille, Plaisance, La Salvetat : le retour !

L’éveil à la foi de Tournefeuille, Plaisance, La Salvetat : le retour !

L’éveil à la foi a repris… après avoir dû mettre en veilleuse ses activités pour cause de covid. Nous sommes heureuses d’avoir retrouvé les enfants, leur attention, leurs rires et leur entrain ! Ce samedi 20 mars, nous avons chanté, dansé, lu l’évangile du matin de Pâques et « fait refleurir » la croix de Jésus. Les enfants ont profité du temps de prière conclusif pour dire merci : pour les fleurs, les papillons, leur chat, leur grande sœur… et même le baptême auquel l’un d’eux se prépare. De la petite section au CP, tout le monde est le bienvenu. Et si nous ne pouvons malheureusement plus accueillir les parents pendant la séance, nous espérons que quelque chose de ces moments heureux partagés leur arrive : que l’enfant se souvienne d’un chant ou parle d’un copain qu’il a retrouvé.

Si vous voulez découvrir l’éveil à la foi, rendez-vous à l’église de Tournefeuille samedi 29 mai : nous animerons la messe dominicale.

L’équipe de l’éveil à la foi : Anne, Anne-Hélène, Claudia, Katia, Kristel et Marie-Alix… sans oublier le Père Joseph.

L’éveil à la foi de Tournefeuille, Plaisance, La Salvetat : le retour !2021-03-24T17:43:33+01:00

Merci pour votre Denier !

Merci pour votre Denier de l’Eglise

Chers paroissiens et amis de notre ensemble paroissial de Tournefeuille, Lardenne, Saint-Simon, Plaisance-du-Touch et La Salvetat-Saint-Gilles.

Parce que vous avez déjà soutenu l’Eglise financièrement en donnant au Denier de l’Eglise, vous avez dû recevoir directement chez vous une enveloppe pour la campagne de l’année 2021.  Un merci du fond du cœur, au nom de nos 5 paroisses et de tout le diocèse de Toulouse.  S’il est vrai que l’Eglise porte un trésor impérissable qu’est le Seigneur que nous devons tous annoncer et apporter au monde, il est aussi vrai que l’Eglise ne peut remplir cette mission sans le soutien financier et matériel de tous les fidèles. Les finances sont au service de la mission d’annonce de la Bonne nouvelle, comme ne cesse de le répéter le pape François. Merci donc à vous qui avez permis en 2020 à nos paroisses de remplir sa mission et de subvenir à ses besoins matériels. Vous avez été 367 donateurs à Tournefeuille, 167 à Lardenne, 160 à Plaisance-du-Touch, 106 à Saint-Simon et 52 à La Salvetat- Saint- Gilles. Je sais que nos paroisses peuvent encore compter sur votre don généreux encore en 2021.

La vie matérielle de l’Eglise est l’affaire de tous les baptisés. Si l’Eglise rappelle que le don au Denier est un devoir pour chaque baptisé(e), elle ne fixe pas le montant de la somme du don (contrairement à certaines religions) pour laisser à chacun la liberté de donner selon ses moyens et de manière généreuse. Je sais combien parmi vous, et plus particulièrement en cette période de pandémie, ont des difficultés financières liées à la conjoncture professionnelle que traverse le monde. Combien de personnes dans nos paroisses travaillent dans l’industrie aéronautique qui est gravement impactée par la pandémie depuis une année ! Malgré cela, l’exercice comptable de notre ensemble paroissial était à l’équilibre en 2020. Cela est dû à votre générosité et aux efforts que nous faisons pour une meilleure gestion des dépenses dans toutes nos paroisses, en essayant, par exemple, de grouper les fournisseurs lors des commandes d’achats et abonnements, la consommation de l’énergie…. Merci pour tout ce que vous faites !

Le Carême étant la période de lancement de la campagne du Denier, j’ai voulu m’adresser à vous à travers ces quelques mots pour vous remercier. Si vous ne l’avez jamais fait, c’est le moment pour vous aussi de soutenir la vie matérielle en donnant au Denier. Pour cela, vous avez plusieurs possibilités. Soit, vous aller sur le site internet de notre ensemble paroissial pour le don en ligne, soit vous autoriser le diocèse à faire un prélèvement automatiquechaque mois, ou alors, vous prenez une enveloppe du Denier au fond dans l’une de nos églises. Vous l’enverrez ensuite avec votre chèque à l’ordre de l’ADT, c’est-à-dire, Association Diocésaine de Toulouse. N’oubliez pas préciser votre paroisse. Votre don est déductible aux impôts (65% de réduction)

Quand on regarde le nombre des donateurs dans nos paroisses, nous voyons bien qu’ils ne sont pas nombreux :  sur un ensemble paroissial de presque 80000 habitants, seuls 852 personnes donnent au Denier de l’Eglise…. Comme nous le faisons pour les associations auxquelles nous appartenons, soutenons la vie de l’Eglise qui est notre grande famille. Elle ne reçoit aucune subvention, ni de l’Etat ni d’aucune autre structure.  Un appel plus particulier aux plus jeunes (18-50 ans). Chacun peut aussi s’engager à susciter de nouveaux donateurs en parlant du Denier autour de soi, dans nos familles, auprès de nos enfants et petits-enfants, nos amis, les parents du KT et de l’aumônerie, dans nos équipes, groupes, services et mouvements….et ceux qui viennent demander des services dans nos paroisses. Le Seigneur bénit ceux qui donnent le cœur joyeux. Merci pour votre générosité et pour votre soutien.

Merci pour votre Denier !2021-03-23T17:40:59+01:00

Homélie du Père Joseph du V° dimanche de Carême, année B (2021)

Mes chers frères et sœurs !

Quand on regarde le fond du fond des choses, dans la vie, il y a qu’un seul combat à mener : celui entre la vie et la mort, entre vivre pleinement vivants ou alors vivre comme un mourant ou comme si l’on était déjà mort, et cela dès notre existence terrestre. Par notre manière de vivre, nous permettons que la vie soit contagieuse et se répande comme un bon virus positif, non pas comme la Covid19, mais d’une vie toujours victorieuse sur la mort sous toutes ses formes. Nous pouvons aussi permettre malheureusement que la mort se répandre dans chaque dimension de notre vie. On le voit dans ce contexte pandémique : des personnes qui, par leur courage, la foi, leur solidarité, le déploiement de la recherche scientifique, l’attention aux autres, en particulier aux plus démunis, les malades, les isolés, le respect aux mesures barrières…permettent que la vie soit toujours victorieuse. D’autres au contraire, par certaines attitudes et idéologie négatives, entretiennent une culture de la mort et lui donnent raison sur la vie.

Chers catéchumènes, depuis le début du carême, nous avons contemplé les grâces du désert avec les tentations du Seigneur ! Nous pouvons vaincre nos tentations de ce monde ! Comme nous, le Seigneur a été éprouvé mais il s’en est sorti. De même, dans notre vie, quand nous sommes accablés par toute forme d’épreuve, s’en remettre et contempler Jésus victorieux des tentations au désert nous permet de sortir plus vivants et vainqueurs de nos épreuves. Nous avons contemplé aussi la joie d’une vie transfigurée par le Seigneur comme sur le Tabor, avec Pierre, Jacques et Jean : Jésus nous dit qu’il peut changer et transfigurer nos vies si nous le laissons prendre réellement place en nous.  Nous avons vu les bienfaits d’une vie assoiffée de Dieu comme la Samaritaine au bord du puits de Jacob : seul Jésus comble no soifs les plus profondes ! Il est la Source d’Eau Vive qui ne tarit jamais. Dimanche dernier, c’était la contemplation d’une vie lumineuse, libérée des ténèbres comme l’aveugle-né… ! Jésus fait de nous des créatures nouvelles grâce à la lumière de la foi.

Tous ces passages de l’évangile depuis le début du Carême nous invitent à réfléchir sur nos choix : choisissons-nous de vivre pleinement ou de mourir un peu plus chaque jour ? Un chrétien ne peut vivoter, comme nous le faisons, surtout quand viennent les épreuves, quand nous faisons face à nos fragilités, nos limites, les jugements et le sens de culpabilité imposés de l’extérieur. On l’a vu avec la Samaritaine écrasée par ces regards inquisiteurs qui la condamnaient ou l’aveugle-né vivant enfermé dans son handicap. Jésus nous appelle à prendre en main notre vie et nous libère pour vivre d’une façon plus vivante malgré nos épreuves.

Ce dimanche de votre troisième scrutin, Jésus est confronté à l’épreuve de la mort. Cet événement malheureux devient pour lui l’occasion de manifester son amour pour son ami Lazare, et pour ses sœurs Marthe et Marie ! Oui, l’amitié manifestée à ceux qui sont éprouvés par le deuil est la manifestation que la vie est plus forte, que l’amour sera toujours plus fort que la mort, que l’amour véritable est capable de faire des choses inimaginables, comme redonner la vie à quelqu’un qui est mort, ou redonner envie de vivre à quelqu’un qui pensait, à cause des épreuves, que sa vie n’avait plus de sens. C’est ce que Jésus nous apprend aux côtés de Marthe et Marie, de cette foule dans laquelle il y a des gens sincères et d’autres simplement curieux ou prêts à le dénoncer pour le condamner à mort.

En ressuscitant Lazare, Jésus signe sa condamnation à mort. Cela se passe à Béthanie. Etymologiquement, Béthanie, c’est la maison des « dattes non-mûres », la « maison du pauvre », « maison de l’affligé ». C’est dans ce village que vivent Lazare, Marthe et Marie, amis de Jésus. On lui a annoncé la mort de son ami Lazare. Marthe et Marie, malgré leur foi sont comme désespérées. Quand Jésus arrive, c’est Marthe qui sort la première pour venir à sa rencontre. Marthe est toujours agissante, toujours active, comme lorsque Jésus était venu encore manger dans leur la maison ! Marthe aime se mettre au service et aller à la rencontre des autres.  Lorsqu’elle rencontre Jésus, Marthe fait une profession de foi qui sonne cependant comme un reproche : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » Ce n’est pas vrai ! Même si Jésus avait été présent, il n’aurait pas empêché la mort de Lazare. Ce n’est pas parce que Jésus est présent dans notre vie, et qu’il est notre ami que nous sommes épargnés et vaccinés contre la mort, la souffrance, les épreuves de la vie. Jésus lui-même n’a pas fui devant les épreuves, la douleur et la mort. Être chrétien n’est pas un vaccin contre les épreuves. Il est donc normal cependant presque instinctif de penser que Jésus doit nous protéger, nous sauver. Evidemment qu’il le fait, mais pas toujours comme nous le pensions, pas comme nous le voulions.

A travers Marthe, Jésus nous invite à croire en lui, même au cœur de nos épreuves.  Croire que sa résurrection comble, remplit et traverse déjà notre vie, qu’elle donne sens et joie à la vie présente. Marthe fait confiance. Elle essaye de comprendre même si elle ne voit pas comment cela peut bien se faire. Malgré qu’elle ne comprenne pas bien, Marthe est déjà missionnaire auprès de sa sœur Marie qu’elle va chercher ! « Marie, le Maître est là et il te cherche ! »  Même si nous ne comprenons pas tout de la foi chrétienne et que nous portons en nous des questions non résolues, Jésus nous envoie en mission comme Marthe qui va annoncer à sa sœur que Jésus est là, présent, dans nos vies éprouvées. Marthe nous encourage aussi à aller, comme elle, à la rencontre de Jésus pour lui présenter nos cœurs parfois blessés par de nombreuses douleurs.

A l’appel de Marthe, Marie se lève, et avec elle, tous les voisins, amis et parents en deuil. La même scène se répète, une profession de foi mêlée à un doux reproche, comme l’avait fait Marthe : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » Jésus est émue et craque de tristesse !  Jésus fond en larmes. Cet évangile a libéré mon cœur des nœuds de ma culture où on m’avait toujours dit qu’un homme doit encaisser les coups, mais ne pleure jamais. Comment ne pas pleurer, de joie comme de tristesse, alors que notre Seigneur a pleuré lui aussi ? Le Dieu en qui vous serez baptisés n’est pas impassible. Il pleure de nos douleurs et se réjouit de nos joies. Il a un cœur de chair, des tripes, et non un cœur de pierre comme les juifs qui persécutaient l’aveugle-né au lieu de se réjouir avec lui.

Jésus pleure de tristesse devant la mort de son ami Lazare. « Où l’avez-vous déposé ? » « Viens et tu verras », lui disent les gens. Trois ans auparavant, aux deux disciples de Jean-Baptiste qui lui avaient demandé « Maitre où demeures-tu », Jésus avait donné cette même réponse. Venez et vous verrez ! Ils le suivirent et virent qu’il était Dieu. A Béthanie, c’est Dieu qui voit où est la mort, et devant elle, pose un choix : celui pour la vie.

« Lazare, viens dehors ! » Jésus ressuscite la Lazare, mais il sait que ce signe accompli à Béthanie marque sa propre fin. Dans l’assistance, certains iront le dénoncer. Il accepte sa condamnation à mort et donne sa vie pour redonner vie à Lazare. C’est cela la foi chrétienne : accepter que Jésus nous sauve de la mort éternelle en donnant sa vie pour nous sur la croix.

Après avoir ressuscité Lazare, Jésus reprend son chemin vers Jérusalem où il va affronter l’épreuve de la mort par amour nous. Cependant, parce qu’il nous a aimés jusqu’au bout, il triomphera de la mort par sa résurrection. C’est cela le baptême : être plongé dans la mort avec Jésus pour ressusciter avec lui. Après sa résurrection, Lazare est mort de nouveau, je ne sais quand ! Mais pour nous, baptisés dans la mort avec le Christ, la mort n’a plus aucun pouvoir sur nous car nous sommes plongés avec Jésus dans la vie éternelle. C’est pour cela que Jésus nous invite, dès ici-bas, en raison de sa résurrection, à vivre pleinement, et à dépenser et donner notre vie pour les autres, car il n’y pas de plus grand amour que de donner sa vie pour les gens qu’on aime !

Homélie du Père Joseph du V° dimanche de Carême, année B (2021)2021-03-20T22:24:51+01:00

Homélie du Père Joseph du IV° dimanche de Carême, année B (2021)

Mes chers frères et sœurs, chers amis appelés au baptême.

Il y a des jours ou des périodes de notre vie où nous sommes presque plongés dans la nuit. Je ne parle pas de cette nuit arrive avec le couvre-feu, après une journée de travail, nuit qui peut être intense, douce, reposante avec les anges qui nous bercent ! Je parle ici de la nuit intérieure de l’esprit, celle de l’âme, de la conscience. Un état dans lequel les ténèbres obscurcissent nos choix, nos décisions, notre parcours de vie. C’est la nuit qui arrive à travers une épreuve, une maladie, un deuil, un échec, une erreur…. Nous pouvons alors faire semblant, faire comme si tout allait bien… mais les gens finissent par s’en apercevoir. Dans un monde des ténèbres et d’obscurité, on s’habitue rapidement à l’absence de la lumière. Combien des gens aujourd’hui sont dans la nuit de l’âme sans en avoir conscience, parce qu’ils ne savent plus ce que veut dire voir et vivre dans la lumière.

Ce dimanche et votre scrutin est une étape importante dans ce temps de purification, de conversion, de retour à l’essentiel, de vivification qu’est le carême. Vous êtes sur le chemin qui vous conduit au baptême (c’est bientôt). Pour nous autres baptisés récents ou de depuis très longtemps, votre cheminement nous invite à redécouvrir la grandeur de notre baptême (« France, fille ainée de l’Eglise, qu’as-tu fait de ton baptême ? » est la grande question que Jean Paul II avait posé aux Français !)  L’Evangile d’aujourd’hui nous parle de l’illumination. Nous sommes assoiffés et le Christ est l’Eau vive comme nous l’avons vue dimanche dernier lors du premier scrutin avec la Samaritaine. Aujourd’hui, pour le deuxième scrutin, l’évangile nous rappelle que nous sommes tous un peu, beaucoup des aveugles, aveuglés par les ténèbres de nos péchés, par le monde, mais que le Christ est notre Lumière comme nous le chanterons en allumant le cierge pascal dans quelques jours !

A travers l’épisode de l’aveugle-né, saint Jean tente de nous décrire en quoi consiste la conversion, l’accueil de l’Evangile, la rencontre avec Jésus dans notre vie : c’est une réelle et vraie illumination. C’est comme celui qui est dans une chambre obscure depuis toute une vie, et d’un coup, à l’improviste, quelqu’un défonce la porte de cette chambre ou de la cave où l’on était prisonnier pour laisser entrer la lumière. Pensez à un otage des djihadistes, enfermé dans un bunker, dans une cave, et qui, sans s’y attendre, est libéré par les GIGN ou les Forces Spéciales ! Imaginez-vous le contraste ! L’otage est ébloui par cette lumière qui lui change la vie et lui fait voir les choses différemment.

C’est l’expérience que fait de l’aveugle-né : mendiant, jugé pécheur, lui et ses parents, dans la logique sans pitié de ceux qui le regardaient. Cet homme est habitué à vivre et à composer avec les ténèbres, le jugement et les critiques des autres ! C’est comme nous aussi, quand nous sommes suspendus aux paroles, critiques et remarquesdes autres, en faisant toujours attention à nous à avoir le look, l’image et à nous comporter comme voudraient les autres parce que nous voulons mériter leur attention, leur respect, leur approbation. Chrétiens catholiques, nous n’en sommes pas épargnés.

Heureusement que Jésus passe et remarque cet aveugle-né auquel personne ne prêtait plus attention. Comme avec David pris au milieu de sens frères les plus beaux, Dieu ne regarde pas ce que à quoi nous humains mettons l’accent. Jésus voit le cœur et voit au-delà des apparences.  Ensuite, Jésus commence une liturgie des gestes simples et primitifs : « il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. » Heureusement qu’il n’y avait pas la Covid à ce moment-là ! Imaginez aujourd’hui que je vous touche avec mes doigts dont j’ai mouillé avec ma propre salive ! Vous auriez déjà appelé l’ARS d’Occitanie je crois !

Ces gestes sont signes du baptême qui purifie. L’illumination, la conversion advient progressivement, mais elle a commencé d’abord par une rencontre. L’être humain est aveugle, mais Dieu nous voit, où que nous soyons, qui que nous soyons et il veut nous rencontrer. Quand Dieu nous voit, comme quand Jésus a vu Zachée caché dans un arbre, comme il a vu le publicain Mathieu penché à son bureau de collecteur d’impôts, comme quand il vu Saul, devenu Paul sur le chemin de Damas… cela provoque un changement radical dans notre vie, une inexorable et puissante conversion, tellement puissante que les gens autour risquent de ne plus nous reconnaitre, comme ces gens qui ne reconnaissent plus cet homme qui était pourtant à cet endroit chaque jour pour mendier. Lorsque nous devenons disciples et amis de Jésus, inexorablement, nous ne sommes plus le même qu’avant, méconnaissable pour certains, parfois même pour les plus proches. Parfois nous-mêmes ne nous reconnaissons plus, tellement notre vie a pris une autre signification ! J’ai déjà entendu des gens dire : « je m’étonne moi-même de celui ou celle que je suis devenu depuis le jour de ma conversion ! »

Et pourtant, au lieu de danser, de rendre grâce, de se réjouir pour ce qui est arrivé à l’aveugle-né, les purs ou puritains de la Loi ont des objections.  Devenus insensibles aux émotions et sentiments positifs, leurs cœurs sont devenus durs comme des pierres. Ils se sont octroyé le rôle des défenseurs de Dieu, comme si Dieu avait besoin qu’on le défende. Alors ils enquêtent, interrogent, demandent et menacent ! Pour avoir fait ce miracle le jour du sabbat, Jésus est un imposteur, un pécheur qui transgresse la Loi de Moïse qui interdit travailler le jour du sabbat. Or, il est impossible qu’un imposteur, un pécheur fasse un miracle. Conclusion logique, ce miracle n’a pas eu lieu et cette guérison est bien un coup monté, un mensonge.

Ces juifs, pharisiens et docteurs de la Loi ont enfermé Dieu dans une logique absurde et sans cœur.  Ne sommes-nous pas parfois comme eux quand nous refusons que Dieu ait de la fantaisie, quand Dieu agit avec humour et pas toujours selon nos normes ? Autour de l’aveugle-né, la guerre est dure, et au milieu, il y a la plus terrible des armes de destruction massive : le sens de culpabilité.  Un aveugle-né, un handicap de naissance, est pour eux la conséquence pour eux de la faute quelqu’un. Si ce n’est pas lui, cela doit être la faute des parents qui, dévorés et nourris de sens de culpabilité depuis des décennies, sont terrorisés au point de ne pas prendre la défense de leur propre fils ! Imaginez un enfant abandonné même par ses propres parents à cause de la peur.  La querelle est dure, les questions fusent, toutes philosophico-théologiques et compliquées les unes que les autres sur l’origine du mal. Dieu n’entre pas dans ce jeu ! Il n’est pas l’auteur du mal et ne veut trouver aucun responsable coupable ! Le seul désir de Dieu est seulement faire une création nouvelle, faire de l’aveugle-né une nouvelle création !

Entre-temps, Jésus a disparu. Il laisse grandir l’aveugle-né qui maintenant y voit très bien et est déjà personne nouvelle. Non plus la victime du sens de culpabilité, mais un homme nouveau, libre, vivant, debout, et capable de se défendre, d’argumenter. Lisez la Bible, lisez la Loi de Moïse, je vous prie ! Il argumente et se met au même niveau que les docteurs de la Loi, répond, presque en se moquant d’ailleurs ! « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire » Eux qui croient de tout savoir ne savent même pas expliquer comment un pécheur peut guérir un aveugle ! Alors, qui est vraiment aveugle dans cet épisode ? Ce sont bien ceux qui ne veulent pas quitter leur logique absurde malgré toutes les explications et les faits. Dans la vie parfois, devant les résistances de quelqu’un qui est aveuglé qui ne veut pas comprendre, tellement bourré par une idéologie, il vaut mieux ne pas discuter pour ne pas se torturer la tête et le coeur !

A la fin, on voit bien que c’est l’aveugle qui est libre et dans la lumière pendant que les autres restent fermés dans les ténèbres de leur logique. A présent, ayant retrouvé la vue, l’aveugle guéri a tous les éléments pour comprendre. Il est libre, il y voit, n’est plus opprimé par le jugement des autres, surtout ce ceux qui se considéraient pieux et gardiens d’une religion pure. Le Seigneur nous rejoint toujours. Il prend l’initiative, nous suit…si nous le désirons vraiment. Il nous donne sa lumière et nous libère de nos aveuglements. Mon frère, ma sœur qui te prépares au baptême, toi qui es baptisé depuis bien longtemps, de quels aveuglements veux-tu être libéré par Jésus ? Il est notre Lumière qui brise les ténèbres du mal et de la Mort au matin de Pâques ? Présente-lui ta vie avec tes handicaps, tes aveuglements pour qu’il te libère et te donne sa lumière. Amen.

Homélie du Père Joseph du IV° dimanche de Carême, année B (2021)2021-03-14T13:57:10+01:00

Homélie du Père Joseph du II° dimanche de Carême, année B (2021)

Mes chers frères et sœurs !

La Parole de Dieu, l’Eglise et la liturgie nous rappellent que le Carême est un temps de désert et de solitude. Cette année, cela tombe très mal car nous en avons tous un peu marre de la solitude, de cette solitude imposée par la Covid19 depuis plus et d’autres solitudes négatives. La solitude de nos personnes âgées dans leurs maisons de retraite ou leur appartement, des malades dans leurs lits d’hôpital, solitude d’être coupé de ses collègues de boulot à cause du confinement ou du télétravail, solitude pesante de tous ces jeunes étudiants qui dépriment parce que coupés socialement, obligés à suivre les cours derrière un écran… et toute cette solitude qui était déjà, avant le Covid19 la grande pauvreté de nos sociétés occidentales. Cette solitude-là est négative, pesante et mortifère. Nous aimerions tellement en être libérés.

Cependant, il y a un autre désert, une solitude positive. Quand nous nous retrouvons, pour l’avoir choisi, voulu et désiré, tout seul, en silence, loin de la foule, des bruits, de nos portables et tablettes. Ce désert intérieur positif nous permet de nous poser et méditer, prier et réfléchir, dans un monastère, une église, dans la nature ou dans notre maison. Cette solitude-là est une occasion favorable pour regarder notre vie en vérité, nous interroger sur qui nous sommes, sur le sens de notre vie, de notre profession, sur notre vocation dans le monde et dans l’histoire de l’humanité. Elle nous permet aussi d’écouter Dieu, de lui poser des questions, de le laisser se révéler à nous, de découvrir quelle place Dieu a réellement dans notre vie.

J’espère que pendant ce temps de Carême, chacun de nous prendra un peu de temps de solitude, de désert pour se poser certaines questions essentielles. Quelle est place dans l’histoire ? Suis-je un petit détail de rien du tout, une présence inutile, perdu au milieu de plus de plus 7 milliards d’individus « hyperconnectés », mais parfois déconnectés des uns des autres sur notre planète…? Quelle valeur peut avoir ma petite vie personnelle quand je me rends compte qu’elle dépend des décisions politiques et économiques qui me dépassent. J’ai pris personnellement conscience que je ne suis pas indispensable, que je peux disparaitre à tout moment, tomber malade, choper ce fichu virus, sans que cela affecte la marche normale du monde et de l’histoire….

Dans sa solitude et son désert, Abraham a trouvé sa vocation en découvrant, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, que Dieu est l’Absolu à qui il doit tout sacrifier, fut-ce notre enfant unique Isaac. Pour nous aujourd’hui, l’idée même de sacrifier notre enfant à Dieu est abominable, mais tous les peuples voisins d’Israël, païens et polythéistes, faisaient des sacrifices humains pour faire plaisir à leurs dieux. Abraham pense aussi la même chose de son Dieu mais il se trompe car notre Dieu n’est semblable aux dieux païens.  Dieu nous dit dans la première lecture qu’il n’a pas besoin de sacrifier notre vie, qu’il a horreur des sacrifices humains. Au lieu de sacrifier notre vie, Dieu sacrifie sa propre vie pour sauver la nôtre. C’est un sévère avertissement pour nous : le Dieu d’Abraham déteste ceux qui tuent, et plus encore ceux qui tuent en son nom. Aujourd’hui encore, il y en a qui pensent que Dieu nous demande des sacrifices insupportables. Nous nous trompons. C’est important de le souligner au cœur du carême : le Seigneur Jésus n’a pas plaisir et n’a pas besoin de nos sacrifices !  Comme nous le dit le psalmiste, le sacrifice qui plait à Dieu est un esprit brisé, un cœur contrit, conscient de ses péchés pour accepter d’être sauvé par Dieu.

Comme Abraham qui se trompait sur l’identité de Dieu, les apôtres prétendaient aussi connaître Jésus, mais ils se trompaient sur qui il était vraiment ! Pour eux, avant la transfiguration, Jésus était celui qui faisait des miracles, nourrissait les foules, enseignait avec autorité, faisait marcher les boiteux, purifiait les lépreux…. bref, un Jésus que nous aimons bien parce qu’il répond présent à nos appels, il comble nos désirs et nos demandes, mais un Jésus dont on peut facilement se passer quand on a rien à lui demander, comme on oublie un ballet dans un placard jusqu’à ce que vienne le jour du ménage….Nous pouvons être disciples depuis toujours, suivre Jésus comme, prêtres, religieuses, laïcs engagés dans l’Eglise…sans connaitre le vraiment. Ce dimanche, Jésus nous invite à monter avec lui sur le Tabor, pour entendre son Père nous révéler son identité profonde.

Sur le mont Tabor, les disciples contemplent la beauté de Jésus, entouré de Moïse et Elie, c’est-à-dire, la Loi et les prophètes autour de lui, et la voix du Père révélant son identité : il est le Messie : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Pierre veut construire trois tentes mais, Elie et Moïse ont disparu. Jésus demande à ses disciples de quitter la montagne de la transfiguration car il doit monter sur une autre montagne qui se présenter devant Lui.

Cette nouvelle montagne s’appelle le Calvaire ou Golgota, couverte des pierres que les Romains utilisaient pour crucifier les condamnés à mort. Avec Pierre, Jacques et Jean, nous réalisons que dans la vie chrétienne, il n’y a pas de Tabor sans le Golgota, et inversement, il n’y a pas de Golgota sans Tabor. Dans la vie, la joie, la beauté, le bonheur demandent à un peu de travail, des efforts, des sacrifices. De même, toute douleur, toute souffrance portée avec amour comme Jésus au Calvaire conduit à la vraie lumière de la Résurrection, car le récit de la transfiguration anticipe la gloire de la résurrection ! Jésus transfigure et donne sens à nos vies, Il les rend belles et éclatantes même quand elles paraissent comme des petits détails inutiles aux yeux du monde. Pour cela, nous devons choisir parfois la solitude et le silence du Tabor avec Jésus pour voir ces transfigurations quotidiennes, (parfois tellement simples) qu’il nous donne de contempler, de gouter dans nos vies, tellement petites mais combien merveilleuses et belles aux ses yeux de Dieu, même si parfois nos vies sont lourdes, douloureuses et éprouvantes comme au Calvaire.

Seul le Fils Bien-Aimé du Père nous redit que chacun de nous est un enfant bien-aimé du Père quand nous nous s’enracinons dans son Cœur transpercé, quand nous écoutons sa Parole, comme nous y invite le Père : « celui-ci est min fils bien-aimé, écoutez-le !). Jésus nous révèle notre vocation et notre identité profonde, nous indique ce à quoi le Père nous appelle personnellement au milieu de ces milliards d’êtres humains vivant sur cette planète qui a besoin d’être sauvegardée. Pour Jésus, ma petite vie n’est pas un détail, un point perdu de l’histoire du monde. Grâce et par son Fils Unique Jésus, le Père appelle chacun de nous par son prénom et me dit que je suis unique à ses yeux, que j’ai une valeur infinie pour lui ! Dans et par le baptême, chacun de nous devient le préféré, l’enfant bien-aimé du Père.

Cette conscience d’être infiniment aimé de Dieu, quoiqu’il arrive, nous guérit de l’angoisse existentielle et de la tentation de penser que notre vie ne vaut rien ! Pour le Seigneur, personne ne pourra prendre ma place, car je suis irremplaçable et unique à ses yeux. Cela veut dire que je dois prendre ma vie au sérieux et l’enraciner dans le Cœur Sacré de Jésus. Lorsque Jésus est au centre de notre vie, quand nous sommes présents à Lui, parce que Lui est toujours présent à nous, alors nous découvrirons que nos vies, sont belles ont de la valeur et que la vie est tellement belle malgré nos fragilités, nos failles et nos calvaires.

Disciples du Christ transfiguré sur le Tabor, à la suite de Pierre, Jacques et Jean, le temps du carême nous invite à vivre en beauté les relations qui nous unissent en nous appuyant sur Jésus qui veut nous transfigurer chaque jour. Témoignons, en toute simplicité mais en vérité que Jésus comble et donne sens à notre vie. Alors, comme le dit Emmanuel Mounier, ce grand philosophe chrétien et Français, nous vivrons un tragique optimisme : tragique parce que le temps sont difficiles et que notre vie est parfois éprouvante ( c’est le cas de le dire avec ce que nous vivons depuis un an !), mais toujours optimistes parce que nous savons fermement que Jésus est la beauté, le Visage du Père et qu’Il rend belle chacune de nos vies, parce qu’Il nous a aimés jusqu’au bout, en donnant totalement sa vie afin qu’elle transfigure et resplendisse dans celle de chacun de nous. Amen.

 

Homélie du Père Joseph du II° dimanche de Carême, année B (2021)2021-03-01T20:14:52+01:00

Un message de la Fraternité Catholique Bethesda

Le 7 février dernier, le chœur de la Fraternité Catholique de Bethesda est venu pour animer la messe des familles en l’église Saint Pierre de Tournefeuille.

La Fraternité Catholique Bethesda (maison de la Grâce – Miséricorde) est un groupe de Prière Charismatique né à Toulouse en 2013 et vivant de la spiritualité de la Communauté Mère du Divin Amour, Communauté internationale dont la vocation est : “Être amour au cœur de l’Église et du monde”.
Nos rencontres s’articulent autour de la Louange, l’adoration du Saint Sacrement, le chapelet, l’intercession et des enseignements sur la Parole de Dieu.
Dans le cadre de la mission d’Évangélisation, la Fraternité désire cultiver l’Amour Fraternel, la Solidarité et la Foi en organisant des Temps de retraite et de partage spirituels et conviviaux.

« Nous vous remercions pour l’accueil chaleureux que vous nous avez témoigné au sein de votre paroisse le dimanche 07 février 2021 et c’est avec joie que le Chœur de la Fraternité reviendra animer des messes et autres cérémonies religieuses (baptême, mariage, décès, temps de louange,…). Que Dieu nous bénisse et nous garde dans son Amour.« 

Fraternité Catholique BETHESDA
Contact : 06 62 54 97 46
Web : FraterniteBethesda.com
Page Facebook
Un message de la Fraternité Catholique Bethesda2021-03-04T19:02:35+01:00

Des Adultes Appelés au baptême pour Pâques !

Des Adultes Appelés au baptême pour Pâques !

A l’automne dernier, des candidats adultes au baptême ont frappé à la porte de l’église de Tournefeuille, comme premier signe du travail de l’Esprit Saint. C’était leur « entrée en catéchuménat » ! Malgré la Covid19 et la quasi absence de rencontre en présentiel, ce petit groupe d’une dizaine de personnes (avec les accompagnateurs), progresse néanmoins grâce à la visio-conférence, en groupe ou individuellement. Ainsi, ces catéchumènes ont écrit une lettre personnelle à notre évêque, Mgr Robert Le Gall, exprimant leur souhait de faire partie de l’Eglise au cours d’une cérémonie comportant le rite de « l’Effétah » (c’est-à-dire « Ouvre-toi »). Une étape supplémentaire a été franchie le dimanche 21 février avec la célébration de « l’Appel Décisif », où catéchumènes de tout le diocèse (90 cette années) ont été appelés au baptême. Cette célébration au lieu dans la basilique sainte Germaine de Pibrac. Une écharpe violette, couleur liturgique du carême, leur a été remise.

En attendant que ces écharpes deviennent blanches, symbolisant la pureté, ces futurs baptisés devront encore traverser le temps du carême. Les rites des « Scrutins », programmés les 3eme, 4eme et 5eme dimanches de carême, devront les aider à traverser cette période d’ultime préparation et de combat spirituel. Le terme « scrutin » évoque un examen minutieux pour visualiser ce qui est caché, pour distinguer le bien et le mal. Le premier scrutin est sous le signe de l’eau : le Christ donne l’eau vive et jaillissante. Le second scrutin est sous le signe de la lumière : le Christ guérit et mène vers la lumière. Le troisième scrutin est sous le signe de la vie : le Christ est la résurrection et la vie.

 

Le week-end Pascal, temps de joie et d’espérance renouvelé, devrait emmener quelques 90 nouveaux baptisés adultes au niveau diocésain, dont 6 dans notre ensemble paroissial (Béatrice, Gelareh, Ombeline, Luc, Paul-Alexy, Laurent). Nous les entourons de notre prière et de notre amitié.

Des Adultes Appelés au baptême pour Pâques !2021-02-24T17:43:10+01:00

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle

Depuis le mercredi des Cendres, nous sommes entrés dans le temps liturgique qui nous préparer à la célébration de ce qui est le cœur de la foi chrétienne : la Pâques du Seigneur, c’est-à-dire sa Passion, mort et Résurrection.  Dès l’entrée du Carême, la liturgie de la Parole, et plus particulièrement l’Evangile, nous invite à vivre de manière intense, en vérité mais discrètement, la Prière (puisée dans l’écoute de la Parole de Dieu), le Partage (aumône) et le Jeûne, trois éléments essentiels de notre foi qui nous permettent d’ouvrir nos vies davantage à Dieu et à nos frères et sœurs.

En effet, le Carême est un temps favorable pour rapprocher de ce Dieu qui nous a aimés jusqu’au bout. Après avoir pris la condition humaine en toute chose, excepté le péché, le Seigneur Jésus montre son Amour sans limite pour le genre humain en donnant sa vie pour nous (il n’y pas de lus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime), après avoir accepté d’être humilié et de souffrir pour sauver les pécheurs que nous sommes. C’est cet Amour incomparable que nous contemplons en levant nos yeux vers Celui qui, sur la croix a les bras ouverts sur la croix et attire à lui tout le genre humain.Cela veut dire que pour nous chrétiens, contempler les bras ouverts de Jésus est un appel de nous jeter dans ses bras et aussi, une invitation à ouvrir, nous aussi, nos bras à nos frères et sœurs, en particulier ceux et celles qui sont blessés et défigurés par la vie. Il suffit d’être un peu plus attentif à ce qui se passe autour de nous en ouvrant nos yeux et nos oreilles, ceux du corps, mais plus encore ceux du cœur, pour prendre conscience de cette foule immense, proche et éloignée de nous, qui a besoin que nous leur ouvrions nos bras comme Jésus les a ouverts les siens pour nous. (suite…)

Quarante jours pour renaitre à la Vie Nouvelle2021-02-23T21:30:30+01:00

Homélie du Père Joseph du I° dimanche de Carême, année B (2021)

Mes chers frères et sœurs !

En ce premier dimanche de Carême où la liturgie de la Parole, et plus particulièrement l’Evangile nous parle des tentations, je voudrais vous faire une confidence en vous parlant de certaines de mes propres tentations. Oui, dans ma vie quotidienne, je me bats sans cesse contre certaines tentations. Attention, je ne vais pas vus déballer toutes mes tentations ! La litanie serait très longue, comme ces amis qui me disent que pour les confesser, je dois prendre toute une journée, tellement ils ont péché et ça fait tellement longtemps qu’ils ne se sont pas confessés ! Pour faire court, je vous parlerai seulement d’une seule de ces tentations contre lesquelles je dois me battre très régulièrement. Si vous êtes honnêtes, vous savez que vous avez tous une grande tentation que vous devez trainer comme un boulet dans votre vie quotidienne :« Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » avait dit Jésus aux bourreaux de la femme adultère ! Et vous, que celui qui n’a jamais eu ou n’a pas de tentation soit le premier à me jeter la première pierre…!

Certains parmi vous s’attendent déjà à la bombe de l’année ! Quel va être le scoop de Carême ! Qu’est-ce que le père Joseph va nous sortir !!! Quel scandale qui risque de nous éclabousser et blesser une Eglise déjà défigurée par les péchés de ses enfants, de ses ministres ?  En effet, cette tentation dont je souffre va vous éclabousser vous aussi ! La grande tentation, dont je souffre régulièrement, prêtre de mon état, c’est celle vouloir choisir dans la Parole de Dieu seulement ce qui me convient. C’est tellement gros que j’en ai fait l’amère expérience ce weekend quand j’ai commencé à préparer l’homélie de ce dimanche.

En effet, en prenant mon Missel de dimanche, pour la préparation, je savais déjà, par expérience de quelques années de ministère, que chaque année, le premier dimanche du Carême nous donne de contempler les tentations de Jésus au désert. Mais quand j’ai ouvert la Parole de Dieu, j’ai remarqué que certains détails importants que je connaissais par cœur et auxquels je tiens beaucoup ne se trouvaient pas dans l’évangile de Marc qui nous accompagne pendant cette année B, cet évangile tellement bref qu’il ne donne pas beaucoup de détails. Et pourtant, j’aime les détails dans la Parole de Dieu, et ne pas retrouver ces détails auxquels je tiens m’a un peu déstabilisé…. Le Seigneur me rappelle là qu’il faut que je lâche prise pour le laisser parler Lui, car dans la Bible, c’est Dieu qui nous parle, comme il veut, comme cela lui convient, pour notre bien, même si nous sommes parfois tentés de faire le tri dans la Bible pour ne retenir que ce qui nous convient et va dans notre sens.

Les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc) nous parlent tous des tentations de Jésus dans le désert, quand il y est emporté par l’Esprit après son baptême. Nous connaissons par cœur les détails donnés par saints Luc et Matthieu. Mais saint Marc a oublié de donner ces détails ! Certains ont accusé Marc d’être paresseux ou de vouloir aller trop vite ! Au lieu de nous expliquer les choses, il nous donne un résumé minimal : dans son évangile, toutes les tentations de Jésus au désert sont résumées en un seul verset « Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan ! »   Rien sur le contenu des tentations !

Quel contraste avec Luc et Matthieu ! Ceux-ci nous font une véritable mise en scène.  On dirait même qu’ils voudraient nous faire vivre le film sur les tentations, avec une mise en scène comme la comédie musicale de Pascal Obispo « Jésus, de Nazareth à Jérusalem » à laquelle j’ai eu la joie, invité par des paroissiens, il y a quelques années, au Zénith de Toulouse. Chez saints Luc et Matthieu, nous trouvons de très beaux détails qui nourrissent notre imaginaire, détails qui nous émeuvent et nous parlent. Le dialogue entre Jésus et Satan, ce Diable convaincant, pertinent, fin connaisseur des Ecritures, meilleur que tous ces prêtres et ces cathos qui ne retiennent rien de la Parole de Dieu seulement parce que nous ne la lisons pas suffisamment !

Eh oui, c’est dramatique et triste, mais c’est la réalité : les enquêtes prouvent que par rapport aux autres confessions chrétiennes, et les protestants en particuliers, les fidèles catholiques sont ceux qui lisent le moins la Parole de Dieu. Bref, saints Luc et Matthieu nous présentent une scène dramatique, des éléments et détails scénographiques spatio-temporels qui ne laissent pas indifférents : d’abord le désert, puis le haut du temple de Jérusalem, puis au sommet d’une montagne, avec toute leur symbolique dans la Bible. Et puis, la défaite de Satan, avec la promesse de revenir encore le moment venu, plus armé et plus convaincant pour faire sa revanche… au Jardin de Gethsémani.

Dans la discussion entre Jésus et Satan, Luc et Matthieu nous soulignent cette connaissance impressionnante de la Parole de Dieu par cœur, par Satan, et la résistance de Jésus qui puise ses réponses lui aussi dans la Parole de Dieu. Ces deux textes nous laissent des versets qui sont restés comme des slogans, de devises, tels quel, « l’homme de vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », « Jette toi car il est écrit que Dieu enverra ses anges qui te porteront sur leurs mains de peur que ton pied ne heurte une pierre » « Tu ne mettras pas à l’épreuve le seigneur ton Dieu. » Tout ceci est absent de l’évangile selon saint Marc que nous venons d’écouter en ce premier dimanche de Carême de l’année B. D’où la tentation très forte de penser, comme il m’est souvent arrivé, que le récit raconté par saint Marc nous dit et nous apprend très peu de choses sur Jésus et les tentations qu’il a affrontées au désert et dans sa vie, tentations que nous devons affronter, nous aussi, dans notre quotidien.

Telle est la grande tentation que je dois combattre avec vous : celle de penser que certains passages de la Bible sont peu utiles, très peu intéressants et moins incisifs. Du coup, nous sommes parfois tentés d’aller chercher des récits à notre image et à notre ressemblance, ceux qui nous conviennent et qui nous font plaisir. Je me rappelle encore en automne d’une réunion que nous avions entre Cléophas, aumôniers et responsables des Scouts et Guides de France de plusieurs Territoires de France, en Visio sur Zoom pour parler de conversion écologique ou d’écologie intégrale dans le mouvement. Au cours de la réunion quelqu’un, de Haut de France, prend la parole (Dieu merci je ne connais pas) dit qu’il fallait bruler la Bible, et en particulier l’Ancien Testament car la Bible est contre l’écologie, d’après lui. Imaginez-vous le choc ! Il fallait se maîtriser pour ne pas montrer ma colère ! Nous étions tous choqués ! Ou bien ce monsieur ne lisait pas bien la Bible, ou bien pour lui l’écologie est simplement une idéologie. Il s’est rendu compte de l’énormité de ses propos qu’il a quitté la réunion sans dire au revoir. C’est tellement facile derrière un écran !

Bref, quand on prend la Parole de Dieu, on s’adresse parfois à Dieu comme à sa secrétaire en lui demandant un texte à relire, à valider, à corriger avant de l’expédier… mais avec la forme et le fond que nous avons presque décidés au préalable… Je me rappelle d’une préparation de la veillée pascale dans une paroisse où une dame de l’équipe liturgique voulait enlever la lecture du livre de l’Exode relatant la « traversée de la Mer Rouge » parce que ce texte lui paraissait trop violent, aux antipodes de l’image qu’il se faisait de Dieu !

Cette tentation de faire le tri dans la Parole de Dieu est l’une que nous sommes appelés à combattre pendant ce temps de Carême où l’Eglise nous appelle à accueillir la Parole de Dieu telle qu’elle nous est donnée chaque jour ! Ce n’est pas nous qui la choisissons. Elle n’est pas à notre mesure, ni à notre image. Par et à travers elle, c’est Dieu lui-même qui nous parle et qui nous appelle à la conversion. Je vous propose, par exemple, en ce temps de Carême, comme le fait déjà un paroissien qui s’en est ouverte à moi, à prendre les 4 évangiles pour en faire une lecture continue, en nous arrêtant un peu plus sur les pages les plus ardues, les plus difficiles, celles qui nous semblent les plus déplaisantes et plus dures à méditer…. Le Carême nous invite à écouter ce que Dieu nous dit, même si cela ne nous fait pas plaisir et ne nous convient pas. Luttons contre la tentation de « nous faire un Dieu à notre image et à notre ressemblance », un Dieu que nous maîtrisons et que nous arrivons à contrôler, à mettre à notre service.

En ce temps de Carême où nous sommes appelés à lutter contre toutes les formes des tentations, luttons contre celles qui nous poussent à utiliser Dieu à nos fins humaines et égoïstes pour lui imposer notre domination. Luttons contre celle de nous approprier la Parole de Dieu et de ne l’écouter que quand elle nous convient sans nous heurter, quand elle ne nous trouble pas, quand elle ne nous appelle pas à la conversion, quand elle ne brime pas nos penchants mauvais, quand elle ne recadre pas notre orgueil, notre toute-puissance et notre besoin d’indépendance vis-à-vis de Dieu et des autres. En ce temps de Carême, je recommande à prière de toute la communauté paroissiale pour les 90 catéchumènes du diocèse de Toulouse, dont 6 de notre ensemble paroissial (Béatrice, Gelareh, Laurent, Luc, Paux-Alexis et Ombeline) qui vont vivre l’Appel Décisif cet après-midi à la Basilique Sainte Germaine de Pibrac, afin que la Parole de Dieu puisse les transfigurer, les convertir vraiment, pour qu’ils ressuscitent avec Jésus, le soir de Pâques, à travers le sacrement du baptême ! Amen

 

Homélie du Père Joseph du I° dimanche de Carême, année B (2021)2021-02-22T19:01:57+01:00

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !

C’est un classique ! Comme la tradition et les bonnes habitudes nous y invitent, je voudrais, à travers ces quelques lignes, vous présenter mes vœux de Noël et de l’année nouvelle qui approche. Comment envisager à l’année prochaine, sans faire une relecture de l’année 2020 qui touche à sa fin ! Nous avons dû faire face à plusieurs épreuves, dont la cause principale, mais probablement pas la seule, est cette Covid19.  Quoiqu’il en soit et quoique nous ayons pâti, je voudrais souligner tout ce que j’ai pu voir de beau et de merveilleux autour de moi pendant cette année qui s’achève. Cela est le signe que Jésus, Dieu-fait-homme, né à Bethléem depuis un peu plus de deux ans, continue à naître dans nos vies parfois tourmentées, nos cœurs blessés, dans nos familles et nos communautés appelées, comme chacun de nous, à se convertir et à grandir dans la Foi, l’Espérance et l’Amour.

Jésus est né dans le courage que tu as manifesté devant l’épreuve, la solidarité dont tu as été témoin autour de toi pendant cette année confinée. Il s’est manifesté dans l’accueil et l’attention à travers lesquels tu t’es fait proche de ceux qui en avaient le plus besoin. Jésus a été présent dans ton témoignage de foi, le zèle missionnaire que tu as déployé, la ténacité à faire vivre la mission pastorale dans les groupes, associations, services et mouvements qui font grandir l’Eglise et le monde. Vivre la mission en cette année 2020 a été une très grande équation ! Et pourtant, grâce à votre engagement, la Bonne nouvelle a été annoncée, célébrée et servie dans nos maisons et nos églises !

Pour tout cela, je voudrais vous remercier du fond du cœur ! Si nous sommes capables d’une telle inventivité missionnaire même en temps difficile, c’est parce que le Seigneur est avec nous et nous accompagne par son Esprit. Il tient toujours sa promesse, Lui qui nous dit, en nous envoyant en mission « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Oui, ce Jésus qui a été avec nous, sera toujours au rendez-vous dans cette nouvelle année 2021 qui s’ouvre devant nous, avec ses inconnus. Mon vœu pour chacun de nous, c’est de Lui ouvrir notre cœur en vivant pleinement, en faisant des projets. N’acceptons pas que la peur de l’inconnu à venir nous paralyse, mais vivons pleinement et faisons confiance au Christ. Celui qui espère en Lui ne sera jamais déçu ! Aujourd’hui comme hier, Jésus a besoin de chacun de nous pour naître dans notre monde afin de le conformer à son dessein d’Amour, le sauver de sa finitude. Le Rédempteur, né pauvre parmi les pauvres désire habiter nos pauvretés offertes librement pour les transfigurer. Que Jésus vienne combler vos désirs les plus profonds et vous donne d’être chaque jour dans la Joie de sa présence. Joyeux Noël et Heureuse année 2021.

Joyeux Noël et Heureuse année 2021, malgré tout !2020-12-15T18:41:44+01:00
Aller en haut