Chargement…

Homélies des messes

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus ne commence pas par nous demander d’agir, mais par nous rappeler qui nous sommes : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »

Non pas vous serez, mais vous êtes.
Pourtant, le sel peut perdre sa saveur et la lumière peut s’éteindre. La question posée par Jésus est alors essentielle : quelle trace laissons-nous dans le monde ?

Le sel : donner du goût sans se mettre en avant

Le sel est discret, presque invisible, mais indispensable. Lorsqu’il manque, tout devient fade.
Ainsi, le chrétien n’est pas appelé à dominer ni à s’imposer, mais à rendre la vie plus humaine, plus juste, plus fraternelle.

Le prophète Isaïe le rappelle avec simplicité : partager son pain, accueillir, soutenir, couvrir celui qui est nu.
Ce sont des gestes concrets, mais qui transforment profondément la vie.

Le sel s’affadit lorsque la foi devient une habitude sans amour, lorsque l’on parle de Dieu sans se laisser toucher par l’homme. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

La lumière : éclairer sans éblouir

Jésus poursuit : « Vous êtes la lumière du monde. »
La lumière ne cherche pas à éblouir : elle rassure, oriente, empêche de tomber. Une petite lumière suffit parfois à chasser une grande obscurité.

La foi peut être personnelle, mais elle n’est jamais privée.
Elle devient lumière lorsqu’elle est cohérente, lisible et habitée, quand la manière de vivre parle plus fort que les discours. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Une foi qui se donne

Jésus précise : « Que votre lumière brille pour qu’on rende gloire au Père. »
Le sel disparaît dans le plat, la lumière se consume pour éclairer. Voilà le cœur de la vie chrétienne : se donner sans chercher sa propre gloire.

On reconnaît un vrai témoin à ce qu’il fait naître autour de lui : plus de paix, plus de confiance, plus d’espérance.

Témoignage de Jacques Fesch

La vie de Jacques Fesch rappelle qu’aucune existence n’est définitivement perdue.
Dans la solitude de la prison, ce ne sont pas des discours qui l’ont transformé, mais la présence fidèle et respectueuse de ceux qui ne l’ont pas réduit à son acte.

Une lumière s’est alors allumée dans sa nuit.
Sa vie est devenue un signe : même au cœur de l’obscurité, une existence peut retrouver sens et espérance.

👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Conclusion

Le monde n’a pas besoin de chrétiens parfaits, mais de chrétiens habités :
– du sel qui donne du goût à la vie quotidienne,
– de la lumière qui éclaire les nuits des autres.

Là où nous sommes, humblement, soyons ce que Jésus nous dit que nous sommes déjà.
Alors, sans beaucoup de paroles, le monde saura que Dieu est vivant.

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.2026-02-09T09:05:02+01:00

IVe dimanche du Temps Ordinaire. Homélie du P. Clément M.

Les Béatitudes : le bonheur selon Jésus!

Les Béatitudes sont sans doute l’un des textes les plus connus de l’Évangile… et pourtant l’un des plus déroutants.
Jésus y propose un bonheur à contre-courant : non pas celui des puissants, des gagnants ou des satisfaits, mais celui des pauvres de cœur, des doux, de ceux qui pleurent.

👉 Le bonheur selon Dieu ne ressemble pas au bonheur selon le monde.
Avec les Béatitudes, Jésus ne donne pas d’abord des règles, mais un chemin de vie, fondé sur des valeurs humaines profondes, indispensables pour être vraiment heureux.

Pourquoi tant de personnes cherchent-elles le bonheur sans le trouver ?
Parce que nous le confondons souvent avec la réussite, la possession ou la puissance. Jésus, lui, propose un autre chemin, en trois mouvements simples et concrets. Je vous le propose en 3 verbes: ACCUEILLIR,DÉSARMER,DONNER.

  1. Accueillir sa vérité

« Heureux les pauvres de cœur… Heureux ceux qui pleurent… »

Être pauvre de cœur, ce n’est pas aimer la misère, mais accepter de ne pas être autosuffisant. Tant que nous refusons nos fragilités, nous nous épuisons à porter une image. Le jour où nous acceptons nos limites, la vie devient plus vraie et plus légère.

Comme le disait saint Augustin : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Dieu. »
Le premier pas vers le bonheur est donc d’oser la vérité de sa propre vie.

  1. Désarmer son cœur

« Heureux les doux… Heureux les miséricordieux… »

Jésus propose une force qui ne fait pas de bruit : la douceur, la miséricorde, le pardon. Non par faiblesse, mais parce que la violence intérieure détruit toujours celui qui la porte.

Saint François de Sales l’affirmait : « Rien n’est si fort que la douceur. »
Désarmer son cœur, c’est refuser de blesser pour avoir raison, et choisir la paix intérieure.

  1. Donner un sens à sa vie

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… Heureux les artisans de paix… »

Le bonheur selon Jésus n’est jamais un repli sur soi. Une vie centrée uniquement sur son confort finit par s’appauvrir intérieurement. Donner un sens à sa vie, c’est refuser l’indifférence et croire que notre existence compte aussi pour les autres.

Albert Schweitzer disait : « Le bonheur est la seule chose qui se double quand on le partage. »

Conclusion

Jésus ne nous promet pas une vie facile, mais il nous montre comment vivre heureux :

  • Accueillir sa vérité
  • Désarmer son cœur
  • Se donner sans calcul

Voilà le bonheur selon Jésus : non pas un rêve inaccessible, mais un chemin concret, possible dès aujourd’hui. AMEN.

IVe dimanche du Temps Ordinaire. Homélie du P. Clément M.2026-02-02T08:54:51+01:00

IIIe DIMANCHE du TOA. Homélie du P. Clément M.

Bien chers frères et sœurs!

Suivre le Christ aujourd’hui : un défi… mais une lumière !

Notre monde tolère beaucoup de choses, mais peine souvent à accueillir une foi vécue clairement. Parler de Dieu dérange, et l’Église elle-même est blessée par des scandales qui font souffrir. Pourtant, la Parole de Dieu ouvre une brèche de lumière : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Isaïe). Non pas un peuple parfait, mais un peuple en marche.

  1. Un appel au cœur du réel

Jésus appelle des hommes ordinaires, au bord du lac, dans leur travail quotidien. Il ne promet ni sécurité ni succès, mais dit simplement : « Venez derrière moi. »
👉 Premier défi du chrétien aujourd’hui : suivre le Christ tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit. Jésus n’évite pas les ténèbres du monde ; il y entre pour y faire naître la lumière.

  1. Tout quitter… sans tout perdre

Les disciples laissent leurs filets : leurs sécurités, leurs certitudes, leur contrôle. Dietrich Bonhoeffer écrivait : « Quand le Christ appelle un homme, il l’invite à venir et à mourir » — mourir à la peur, au confort, à une foi tiède.
👉 Deuxième défi : choisir la fidélité plutôt que la facilité, même quand cela expose au regard ou à l’incompréhension des autres.

III. Croire malgré les blessures de l’Église

Oui, l’Église est fragile et blessée. Mais l’Évangile rappelle l’essentiel : on ne suit pas des chrétiens parfaits, on suit le Christ. Comme le disait Mère Teresa : « Si l’Église vous scandalise, restez : elle a besoin de saints, pas de spectateurs. »
👉 Troisième défi : ne pas confondre la sainteté du Christ avec la faiblesse de ses disciples.

  1. Une foi qui devient lumière

La foi chrétienne n’est ni une opinion ni une idéologie. Elle se traduit par une vie donnée, des gestes concrets, une espérance active. Le témoignage de penseurs et de croyants contemporains rappelle que croire n’est pas fuir la raison, mais aller jusqu’au bout de la vérité.
👉 Quatrième défi : faire de sa foi une lumière humble et visible dans le quotidien.

Conclusion – Choisir la lumière

Être chrétien aujourd’hui n’est ni naïf ni confortable. C’est choisir la lumière, même fragile, plutôt que l’obscurité rassurante.
Que l’Eucharistie fasse de nous non pas des chrétiens parfaits, mais des chrétiens debout, porteurs de la lumière du Christ pour un monde qui en a tant besoin

IIIe DIMANCHE du TOA. Homélie du P. Clément M.2026-01-26T12:00:58+01:00

Homélie du P. Clément M. 2e dimanche du Temps ordinaire A.

En ce 2ᵉ dimanche du temps ordinaire, l’Évangile nous place devant une scène d’une grande sobriété : Jean-Baptiste voit Jésus passer et déclare simplement : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »
Sans miracle spectaculaire ni long discours, tout se joue dans un regard et un témoignage humble. Jean-Baptiste ne se met pas en avant : il montre le Christ et s’efface. Cette attitude nous interroge profondément : ma vie parle-t-elle du Christ ou surtout de moi-même ?

La foi chrétienne commence par un regard. Jean-Baptiste affirme : « J’ai vu l’Esprit descendre et demeurer sur lui. » La foi n’est pas d’abord une morale ou une idéologie ; elle naît de la reconnaissance de Dieu déjà à l’œuvre. Comme le rappelait le prophète Isaïe, Dieu agit souvent avant même que nous ayons compris. Le monde d’aujourd’hui n’est pas tant sans Dieu qu’il n’est fatigué de paroles : il attend des signes visibles, des vies qui témoignent.

Jean-Baptiste ne présente pas Jésus comme un juge ou un puissant, mais comme l’Agneau : la force de la douceur, l’amour qui porte sans écraser. Le cœur du christianisme est là : le chrétien révèle le Christ non par la domination, mais par la compassion et le don de soi. De nombreuses conversions sont nées non d’arguments, mais du spectacle bouleversant d’un pardon vécu jusqu’au bout.

Jésus est aussi celui qui « enlève le péché » : il ne nie pas le mal, mais refuse de réduire l’homme à ses fautes. Le chrétien est donc appelé non à condamner, mais à ouvrir des chemins de relèvement et d’espérance. La foi attire lorsqu’elle est vécue avec cohérence, comme en témoigne la conversion de Charles de Foucauld, touché non par des discours, mais par des vies habitées par Dieu.

Enfin, Jean-Baptiste affirme avec humilité : « Moi, je ne le connaissais pas… mais j’ai vu. » Le témoignage le plus fort n’est pas celui de la perfection, mais celui d’une vérité vécue. Le monde n’attend pas des chrétiens irréprochables, mais des chrétiens authentiques, capables de marcher avec les autres sans juger.

En ce début de temps ordinaire, l’Évangile nous confie une mission simple et exigeante : devenir des vies qui montrent le Christ, par une présence fidèle, une douceur courageuse et un amour qui relève.
Que cette prière nous accompagne :
« Seigneur, fais de ma vie un signe qui te montre, même quand je ne parle pas. »

Homélie du P. Clément M. 2e dimanche du Temps ordinaire A.2026-01-19T10:17:53+01:00

Homélie du P. Clément M. pour la Fête du Baptême du Seigneur

« Baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner »

Frères et sœurs,

Avec la fête du Baptême du Seigneur, nous fermons doucement la porte du temps de Noël.
Mais attention : on ne referme pas une parenthèse… On ouvre un chemin.

À Noël, Dieu est descendu jusqu’à nous. Aujourd’hui, au Jourdain, l’homme Jésus entre pleinement dans la mission de Dieu. Et avec lui, chacun de nous est concerné.

  1. DESCENDRE – Dieu rejoint l’homme là où il est

Jésus se présente au Jourdain, dans la file des pécheurs.
Il n’a pas besoin d’être baptisé… Mais il choisit de descendre.

C’est déjà annoncé par Isaïe :« Voici mon serviteur… il ne criera pas, il ne haussera pas le ton » (Is 42).

Dieu ne s’impose pas.Il rejoint, il s’approche, il se penche.

Le Jourdain, ce n’est pas un lieu sacré.C’est un lieu de vérité : blessures, repentirs, recommencements.

Premier mot à retenir : DESCENDRE
Dieu n’aime pas de loin.Il nous aime là où nous sommes, pas là où nous prétendons être.

  1. AIMER – « Tu es mon Fils bien-aimé »

Au moment où Jésus sort de l’eau, le ciel s’ouvre.L’Esprit descend.
Et une voix retentit :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Avant tout miracle, avant toute parole, avant toute croix… Jésus est aimé.

Et c’est capital :Dieu ne dit pas « Tu es mon Fils parce que tu fais bien » mais : « Tu es mon Fils, et je t’aime. »

Deuxième mot : AIMER

Et cette parole, frères et sœurs, elle a aussi été prononcée sur chacun de nous au jour de notre baptême.

Même quand nous doutons, même quand nous chutons, même quand notre foi est fragile…Dieu ne reprend jamais son amour.

  1. ENVOYER – Baptisés pour la mission

Dans les Actes des Apôtres, Pierre résume la vie de Jésus ainsi :« Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint… Il passait en faisant le bien » (Ac 10).

Voilà la mission du baptisé : Passer en faisant le bien.

Pas forcément faire des choses extraordinaires, mais vivre de manière extraordinairement fidèle :

  • aimer,
  • relever,
  • pardonner,
  • servir,
  • espérer.

Troisième mot : ENVOYER

Le Baptême du Seigneur nous rappelle que le baptême n’est pas un souvenir du passé, mais une force pour aujourd’hui.

« Baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner. »

Frères et sœurs,le temps de Noël s’achève, mais le temps de notre mission commence.

Au Jourdain,le ciel s’est ouvert une fois… Il ne s’est jamais refermé. Chaque fois que nous vivons en baptisés,le ciel s’ouvre encore.

Seigneur Jésus,
Toi qui as voulu entrer dans les eaux du Jourdain, apprends-nous à descendre vers nos frères.

Rappelle-nous, quand nous doutons, que nous sommes tes enfants bien-aimés.

Renouvelle en nous la grâce de notre baptême, pour que nous vivions chaque jour
baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner. Amen.

 

Homélie du P. Clément M. pour la Fête du Baptême du Seigneur2026-01-12T00:55:31+01:00

Homélie du P. Clément Marie pour le dimanche de l’Épiphanie

Chers frères et sœurs!

Blaise Pascal disait:« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. » L’Épiphanie n’est pas une fête de folklore ni de décorations orientales. Elle est la fête d’un Dieu qui se révèle, mais qui respecte infiniment la liberté de l’homme. Dieu ne force pas la porte des cœurs. Il allume une lumière suffisante pour qui veut marcher… et accepte que certains préfèrent rester dans l’ombre. Voilà pourquoi cette fête est profondément actuelle :elle pose une question simple et décisive : veux-tu voir ?

Ave les mages qui viennent à Jésus, je voudrais méditer avec vous ce dimanche sur le DON.

  1. D comme DÉSIR — Le contexte spirituel de l’Épiphanie .Deux attitudes face à la lumière.

Dans l’Évangile, deux mondes se croisent :

  • les mages, païens, étrangers, chercheurs de vérité ;
  • Hérode et Jérusalem, savants, installés, inquiets pour leurs sécurités.

Les premiers cherchent, les seconds se protègent.

Isaïe annonçait déjà : Les nations marcheront vers ta lumière » (Is 60). La foi commence toujours par un désir intérieur, parfois confus, parfois fragile, mais réel.

Il y a encore aujourd’hui :

  • des hommes et des femmes loin de l’Église, mais au cœur en quête ;
  • et parfois des croyants proches des rites, mais éloignés du feu intérieur.

« Dieu ne se cache pas de celui qui le cherche ; il se voile seulement à celui qui refuse de changer. »

Un catéchumène disait :« Je n’ai pas commencé par croire en Dieu, j’ai commencé par ne plus me contenter de vivre sans Lui. »

  1. O comme ORIENTATION — L’étoile, la Parole et l’Église. Une étoile qui n’abolit pas la nuit.

L’étoile n’est ni un GPS ni une preuve mathématique. Elle oriente, elle suggère, elle invite à avancer.

Les mages ont besoin :

  • de l’étoile pour partir,
  • de la Parole des Écritures pour préciser le lieu,
  • du discernement pour éviter Hérode.

*  La foi est toujours une synergie entre la grâce de Dieu et la réponse humaine.

  1. Aujourd’hui, quelles étoiles ?
  • la Parole de Dieu méditée fidèlement,
  • les sacrements vécus humblement,
  • des témoins crédibles,
  • l’Église, fragile mais nécessaire.

« Celui qui refuse d’être guidé finit toujours par se perdre seul. »

Un homme engagé racontait :« Quand j’ai repris l’Évangile chaque matin, ma vie n’est pas devenue plus facile, mais elle est devenue plus claire. »

III. N comme NOUVEAUTÉ — Les dons des mages, dons pour notre vie

Les mages n’apportent pas des objets décoratifs, mais une confession de foi vivante.

  •  L’Or — Ce qui a du prix

L’or dit : Tu es Roi. Aujourd’hui, l’or, c’est :

  • le temps donné,
  • la fidélité dans les petites choses,
  • des choix cohérents avec l’Évangile.

Ce à quoi je consacre mon temps révèle mon véritable trésor.

  •  L’Encens — La prière qui monte

L’encens dit : Tu es Dieu. Sans prière, la foi s’essouffle, devient idéologie ou habitude.

« La prière n’enlève pas les problèmes, mais elle empêche de les affronter seul. »

  •  La Myrrhe — Les blessures offertes

La myrrhe dit : Tu es le Sauveur crucifié. Nos fragilités, nos épreuves, offertes au Christ, deviennent lieu de grâce.

Une personne éprouvée confiait :« Le jour où j’ai cessé de cacher mes blessures à Dieu, j’ai commencé à guérir intérieurement. »

Conclusion/Repartir autrement

« Avertis en songe, ils retournèrent par un autre chemin » (Mt 2,12).C’est la marque d’une vraie Épiphanie : on ne change pas de pays, mais on change de cœur.

En cette solennité, demandons la grâce :

  • d’un désir vrai,
  • d’une écoute humble,
  • d’une offrande confiante de toute notre vie.

« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir,et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. »Amen.

Homélie du P. Clément Marie pour le dimanche de l’Épiphanie2026-01-04T23:38:27+01:00

Homélie du P. Clément M.BONOU pour la Fete de la Ste Famille 2025

 

En ce dimanche après Noël, l’Église ne nous fait pas sortir du mystère de Noël. Elle nous y enfonce davantage.

Car Noël, ce n’est pas seulement Dieu dans une crèche. Noël, c’est Dieu dans une famille. Et quelle famille ! Une jeune mère déroutée, un père inquiet mais fidèle, un enfant menacé dès sa naissance.

L’Évangile est clair : « Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, de nuit… »

  • La Sainte Famille ne commence pas dans le confort, mais dans la fragilité, la peur, l’incertitude.
  • « La Sainte Famille n’est pas une famille idéale, c’est une famille réelle, visitée par Dieu. »

Et c’est précisément pour cela qu’elle nous rejoint aujourd’hui.

  1. La famille aujourd’hui : un lieu fragile… mais irremplaçable

Aujourd’hui, parler de la famille demande beaucoup de délicatesse. Pour certains, la famille est une bénédiction. Pour d’autres, une blessure. Pour beaucoup, un combat quotidien.

Familles fatiguées…Familles éclatées…Familles recomposées…Familles monoparentales…Familles qui tiennent bon malgré tout.

  • Un couple disait :« Nous n’avons pas été sauvés par des solutions miracles, mais par la décision quotidienne de ne pas lâcher. »
  • La famille aujourd’hui est fragile, mais elle reste le premier lieu où l’on apprend à aimer.

Et l’Église ne vient pas juger les familles. Elle vient les soutenir, les bénir, les relever.

Alors, en ce jour de la Sainte Famille, nous ne venons pas demander à Dieu des familles parfaites. Nous venons Lui demander des grâces concrètes pour tenir dans la durée.

Je vous propose de les retenir à travers 5 verbes simples, 5 grâces essentielles à demander aujourd’hui pour nos familles.

Les 5 grâces à demander pour nos familles aujourd’hui :

  1. TENIR – la grâce de la persévérance

La Sainte Famille fuit en Égypte. Elle aurait pu se décourager.
Elle tient.  Première grâce : tenir quand tout vacille.
Tenir quand la fatigue s’installe. Tenir quand la communication devient difficile. Tenir quand l’amour semble s’user.

« Une famille ne tient pas parce que tout va bien, mais parce que quelqu’un décide de rester. »

Seigneur, donne à nos familles la grâce de tenir, même quand c’est lourd.

  1. AIMER – la grâce de l’amour concret

Saint Paul est très réaliste :« Supportez vous les uns les autres, pardonnez vous. » Deuxième grâce : aimer en vérité.
Pas aimer en paroles. Mais aimer en actes. Aimer en recommençant.

  • Une maman disait :« Le jour où j’ai cessé de vouloir une famille parfaite, la paix est entrée chez nous. »
  • Aimer, dans une famille, c’est souvent recommencer.
  1. PARLER – la grâce d’une parole qui construit

Combien de familles souffrent de paroles trop dures ou de silences trop lourds…Joseph parle peu, mais il écoute Dieu et agit avec justesse. Troisième grâce : parler sans blesser, se taire sans mépriser.

« Ce qui détruit une famille, ce n’est pas le désaccord, c’est la manière de se parler. »

Seigneur, mets dans nos familles des paroles qui relèvent.

  1. TRANSMETTRE – la grâce de la fidélité

Le livre du Siracide nous rappelle l’importance du respect, de la mémoire, de la transmission. Quatrième grâce : transmettre la vie, les valeurs, la foi, même imparfaitement. « On n’hérite pas d’une foi parfaite, mais d’un témoignage. »

Seigneur, aide les parents à transmettre sans écraser, et les enfants à recevoir sans rejeter.

  1. CONFIER – la grâce de mettre Dieu au cœur de la maison

Le Psaume nous l’a dit : « Heureux qui craint le Seigneur. »  Cinquième grâce, la plus décisive : confier sa famille à Dieu. Pas par de grands discours, mais par une prière simple, un signe de croix, une confiance quotidienne.

  • « Quand Dieu entre dans une famille, les problèmes ne disparaissent pas,mais la paix commence à circuler. »

Conclusion – Une bénédiction pour aujourd’hui

En ce jour de la Sainte Famille, Seigneur, nous te demandons pour nos familles :

👉 Tenir – Aimer – Parler – Transmettre – Confier.

Pas des familles parfaites, mais des familles habitées par ton amour.

Et que la Sainte Famille de Nazareth garde nos maisons et nous apprenne à aimer… au cœur même de nos fragilités. AMEN !

Homélie du P. Clément M.BONOU pour la Fete de la Ste Famille 20252025-12-29T10:03:20+01:00

Homélie du P. Clément M.BONOU pour la Messe du Jour de Noël

« Aujourd’hui, Dieu est entré dans notre quotidien »

Frères et sœurs,

Noël n’est pas d’abord une date sur le calendrier, ni une parenthèse de douceur au cœur de l’hiver.
Noël est un événement, et même plus encore :un choc d’amour, le bouleversement silencieux par lequel Dieu change la manière d’être Dieu…pour changer la manière d’être homme. L’Évangile ne dit pas : « Autrefois, il vous est né un Sauveur » mais : « Aujourd’hui » (Lc 2,11).

Aujourd’hui, Dieu n’est pas ailleurs.

Aujourd’hui, Dieu n’est pas au-dessus.
Aujourd’hui, Dieu est là, dans la chair fragile d’un enfant.

  1. Noël : Dieu choisit la petitesse

Le premier scandale de Noël, c’est celui-ci : Dieu n’a pas peur d’être petit. Il ne vient pas avec des éclairs, il ne s’impose pas par la force, il ne crie pas pour se faire entendre.

Il vient dans le silence, dans la dépendance, dans la fragilité d’un nouveau-né.Saint Augustin l’exprimait avec une force saisissante : « Celui qui tient l’univers dans sa main a eu besoin des bras d’une mère. »

Frères et sœurs,
ce mystère n’est pas une poésie… c’est une révélation. Dieu nous dit ainsi : « N’aie pas honte de ta fragilité.N’aie pas peur de tes pauvretés.C’est là que je viens demeurer. »

  1. Un témoignage : quand Noël convertit un cœur

Un prêtre racontait l’histoire d’un homme, cadre supérieur, éloigné de l’Église depuis plus de vingt ans. Il venait à la messe de Noël uniquement pour faire plaisir à sa mère. Ce soir-là, en regardant la crèche, il a été frappé par une pensée toute simple : « Si Dieu est capable de se faire aussi petit…alors peut-être qu’il peut encore m’aimer, moi. » Il dira plus tard : « Ce n’est pas un sermon qui m’a touché, c’est un enfant couché sur de la paille. J’ai compris que Dieu ne me jugeait pas de haut, mais qu’il me regardait d’en bas, avec tendresse. ».Ce fut le début d’un chemin de conversion. Noël a ce pouvoir-là : non pas d’éblouir, mais de désarmer.

  1. Noël : Dieu entre dans notre “aujourd’hui”

Frères et sœurs, Noël ne nie pas nos réalités : les familles blessées, les solitudes, les deuils, les angoisses économiques, les guerres, les cœurs fatigués.  Dieu ne nous sauve pas de l’extérieur, il nous sauve en entrant dedans.

Je ne sais pas si vous entendu parler une fois de Dietrich Bonhoeffer, il était un théologien, pasteur et résistant allemand au nazisme, né le 4 février 1906 à Breslau (aujourd’hui Wrocław, en Pologne) et mort exécuté le 9 avril 1945 au camp de concentration de Flossenbürg, en Allemagne. Il écrivait, depuis sa prison : « Dieu ne vient pas supprimer la souffrance, mais la remplir de sa présence. » Voilà le cœur de Noël : Dieu n’enlève pas la nuit, il y allume une lumière.

  1. Un second témoignage : la foi retrouvée dans la nuit

Une femme racontait son premier Noël après la perte de son mari. Tout lui semblait vide, artificiel, presque insupportable. Elle est entrée dans une église tard le soir. Personne. Juste une crèche. Et cette phrase a jailli en elle : « Lui aussi est né dans la nuit. »Elle dira ensuite : « J’ai compris que Dieu ne me demandait pas d’aller bien, mais simplement de lui faire une place, comme Marie et Joseph l’ont fait, sans comprendre. »

Frères et sœurs, Noël ne supprime pas la croix…mais il lui donne un sens.

  1. Noël aujourd’hui : et si Dieu frappait à notre porte ?

Le mystère de Noël nous pose une question simple et redoutable : où Dieu peut-il naître aujourd’hui ?

– Peut-être dans une relation à réconcilier.
– Peut-être dans un pardon à offrir.
– Peut-être dans une foi fragile mais sincère.
– Peut-être dans une pauvreté assumée.

Charles Péguy écrivait : « Le chrétien est celui qui croit que Dieu a assez aimé le monde pour s’y faire enfant. »

Conclusion

Frères et sœurs, ce que nous célébrons aujourd’hui, ce n’est pas un souvenir attendrissant,
c’est une présence vivante. Aujourd’hui, Dieu choisit encore de naître là où on ne l’attend pas.

Alors, en quittant cette église, emportons cette certitude simple et bouleversante :  Si Dieu a osé devenir petit pour nous rejoindre, alors aucune de nos nuits n’est perdue, aucune de nos pauvretés n’est inutile,
aucune de nos vies n’est trop abîmée pour être sauvée.

Aujourd’hui vous est né un Sauveur. Aujourd’hui encore. Pour vous. Pour nous.

Homélie du P. Clément M.BONOU pour la Messe du Jour de Noël2025-12-26T12:29:26+01:00

IVe Dimanche de l’Avent

Frères et sœurs,
nous sommes au dernier pas avant Noël. Encore un souffle… et Dieu vient.
Non pas comme une idée, ni comme un souvenir, mais comme une présence.
Un nom résume tout ce que nous allons célébrer : Emmanuel – Dieu avec nous. Pas Dieu au-dessus de nous.
Pas Dieu loin de nous.  Dieu avec nous.

Et la Parole de ce jour nous apprend comment Dieu se rend proche, et avec qui Il choisit de collaborer.

  1. Un Dieu qui s’approche sans bruit

La première lecture d’Isaïe annonce un signe inattendu : « Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils, on l’appellera Emmanuel. »

Le signe de Dieu n’est ni un prodige éclatant, ni une démonstration de force.
C’est une naissance.
C’est une fragilité.
C’est un enfant confié à des mains humaines.

Un auteur spirituel écrit :« Dieu n’est pas venu supprimer nos fragilités ; Il est venu les habiter. »

À Noël, Dieu ne règle pas tous les problèmes du monde,mais Il vient les porter de l’intérieur.
Il n’enlève pas la nuit, Il y allume une lumière.

Combien de personnes, aujourd’hui, portent une vie compliquée :une maladie, un deuil, une décision lourde, une situation familiale tendue…Noël ne dit pas : “Tout ira bien”,mais il dit : “Tu ne seras jamais seul.”

  1. Un Dieu qui a un projet de vie… même quand tout vacille

Dans l’Évangile, nous découvrons saint Joseph.Un homme juste, discret, profondément humain.

Joseph avait un projet simple : aimer Marie, fonder un foyer, vivre fidèlement.
Et voilà que tout bascule.Il ne comprend pas.Il souffre.Il pourrait partir.

Et pourtant…au cœur de la nuit, Dieu lui parle en songe.

Saint Bernard disait :« Joseph a cru contre toute évidence, et c’est cela qui a fait de lui un juste. »

Joseph nous ressemble.
Nous aussi, nous avons parfois l’impression que la vie nous échappe. Que nos plans s’effondrent.
Que Dieu se tait.Mais l’Évangile nous dit aujourd’hui :
👉 Dieu travaille même quand nous ne comprenons pas encore.

Un témoignage vrai :Un père de famille confiait après une grave épreuve professionnelle :« J’ai compris après coup que ce qui me semblait un échec était en fait un détour par lequel Dieu me sauvait. »

Joseph n’a pas tout compris.Mais il a fait confiance.Et cette confiance a ouvert la porte au salut du monde.

  1. Un Dieu qui collabore avec l’homme

C’est peut-être la plus grande surprise de Noël :Dieu ne sauve pas le monde sans nous.

Il a besoin du oui de Marie.
Il a besoin de la fidélité silencieuse de Joseph.Il a besoin de mains pour porter l’enfant,
d’un toit pour l’abriter, d’un cœur pour l’aimer.

Le psaume nous le rappelait :« Qu’il entre, le Roi de gloire ! » Mais la porte, c’est nous qui l’ouvrons.

Une religieuse disait avec simplicité :« Dieu frappe doucement, car Il ne veut entrer que là où Il est désiré. »

Joseph se leva, prit chez lui Marie, et accueillit l’enfant. C’est ce geste simple qui a changé l’histoire.

Je voudrai finir avec un témoignage que vous connaissez peut être…C’est celui d’André Frossard :« Dieu existe. Je L’ai rencontré. »

André Frossard n’était pas seulement loin de Dieu : il était athée convaincu, matérialiste, indifférent à toute foi.Fils d’un dirigeant communiste, il se disait lui-même :« athée comme on respire ».

Rien, absolument rien, ne le disposait à croire. Un jour de 1935, à Paris, presque par hasard, il entre dans une petite chapelle — la chapelle des Filles de l’Adoration, simplement pour attendre un ami.

Il ne prie pas. Il ne cherche rien. Il n’attend rien. Et là, en quelques secondes, tout bascule.

Sans vision, sans voix, sans émotion excessive, mais avec une certitude absolue, écrasante, lumineuse,
il est saisi par la présence de Dieu.

Il dira plus tard, avec une sobriété bouleversante :« Je suis entré dans la chapelle athée.J’en suis sorti catholique.Dieu existe.Je L’ai rencontré. »

Et cette phrase, essentielle:« Ce n’est pas moi qui ai trouvé Dieu.C’est Dieu qui m’a trouvé. »

Pourquoi ce témoignage touche au cœur de Noël

Ce qui bouleverse chez André Frossard, ce n’est pas une quête religieuse intense,c’est la proximité inattendue de Dieu.

Dieu ne l’attendait pas au bout d’un raisonnement, mais dans une chapelle silencieuse.
Dieu ne s’est pas imposé,  Il s’est rendu présent.

Comme à Noël. Frossard découvrira que Dieu n’est pas une idée à défendre, mais une présence à accueillir.

Il écrira encore : « Dieu n’est pas lointain. Il est si proche qu’Il peut nous surprendre. »

Lien direct avec saint Joseph et l’Évangile du jour

Joseph, lui aussi, n’a pas compris d’abord. Mais Dieu s’est rendu proche, dans la nuit, dans le silence, dans un songe.

Comme Frossard, Joseph n’a pas tout expliqué,  il a accueilli.

Et c’est ainsi que Dieu a pu entrer dans l’histoire.

« Dieu ne s’impose pas. Mais Il se rend proche.Et quand on Lui ouvre, plus rien n’est jamais comme avant. »

Conclusion – À l’approche de Noël

Frères et sœurs, à quelques jours de Noël, la question n’est pas : “Tout est-il prêt ?”
mais :  Y a-t-il une place pour Dieu dans ma vie aujourd’hui ?

  • Dans mes doutes : Emmanuel
  • Dans mes combats : Emmanuel
  • Dans mes décisions à prendre : Emmanuel

Comme Joseph, osons faire confiance, même quand le chemin n’est pas clair.

Et laissons naître en nous, non pas un Dieu lointain, mais un Dieu proche, un Dieu avec nous, un Dieu pour nous. « Dieu vient… mais seulement là où on Lui ouvre. » Amen.

IVe Dimanche de l’Avent2025-12-21T18:17:50+01:00

3e Dimanche de l’ Avent – GAUDETE

3e DIMANCHE DE L’AVENT GAUDETE

« Réjouissez-vous : le Seigneur est proche ! »

 Pourquoi ce dimanche est différent

Frères et sœurs, ce dimanche n’est pas un dimanche comme les autres.

La liturgie fait une pause dans la sobriété de l’Avent.
Le violet s’éclaire, le rose apparaît. L’Église nous dit :« Arrête-toi un instant… relève la tête… réjouis-toi ! »

Le nom « Gaudete » provient du premier mot latin de l’introït de la messe de ce jour : « Gaudete in Domino semper: iterum dico, gaudete », qui se traduit par « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; encore une fois, je le dis, réjouissez-vous » (Philippiens 4:4). Ce verset, tiré des paroles de saint Paul, résume l’esprit de cette journée : une invitation à la joie au coeur de l’attente.

Le Dimanche de Gaudete est célébré le troisième dimanche de l’Avent et marque un changement dans le ton de la saison liturgique. Alors que les deux premiers dimanches de l’Avent ont un caractère plus pénitentiel et préparatoire, ce dimanche offre un moment de répit, une occasion de se réjouir de la proximité de Noël.

⚠️ Attention : ce n’est pas la joie parce que tout va bien, mais la joie parce que le Seigneur est proche.

👉 La joie chrétienne n’est pas le but de l’Avent, elle en est déjà le fruit.

  1. REGARDER – La joie naît quand j’ouvre les yeux

Jean-Baptiste est en prison. Il doute. Il souffre. Il questionne Dieu.

« Es-tu celui qui doit venir ? »

Et Jésus ne répond pas par une théorie, mais par des signes concrets : « Les aveugles voient, les boiteux marchent… »

🔑 1ʳᵉ clé de la vraie joie chrétienne : SAVOIR REGARDER

La joie commence quand je cesse de regarder seulement ce qui va mal,
et que j’apprends à reconnaître ce que Dieu fait déjà.

Isaïe l’avait annoncé :« Le désert fleurira. »

Une personne gravement éprouvée disait :« Rien n’a changé autour de moi,mais quelque chose a changé en moi :j’ai compris que Dieu ne m’avait pas abandonné.Et cette certitude est devenue ma joie. »

👉 La joie chrétienne n’est pas l’absence d’épreuve, mais la présence de Dieu dans l’épreuve.

🟡 Phrase à marteler : « La joie commence quand j’ouvre les yeux sur ce que Dieu fait déjà. »

  1. ATTENDRE – La joie grandit dans la patience

Saint Jacques nous ramène à la réalité : « Prenez patience… le Seigneur est proche. »

La joie se perd souvent dans l’impatience :

  • vouloir que tout change vite
  • vouloir des réponses immédiates
  • vouloir un Dieu à notre rythme

🔑 2ᵉ clé de la vraie joie chrétienne : FAIRE CONFIANCE AU TEMPS DE DIEU

Le paysan ne voit pas la graine pousser, mais il sait qu’elle pousse.

📌 Témoignage :Un homme disait après des années de prière infructueuse :« J’ai retrouvé la joie le jour où j’ai cessé d’exiger
et où j’ai commencé à faire confiance. »

👉 La joie ne vient pas quand tout est résolu, mais quand je remets ma vie entre les mains de Dieu.

🟠  « La joie grandit quand je fais confiance au rythme de Dieu. »

  1. CHOISIR – La joie est un acte de foi

Jésus conclut par une phrase forte : « Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi. »

Autrement dit : 👉 heureux celui qui continue à croire, même quand Dieu ne correspond pas à ses attentes.

🔑 3ᵉ clé de la vraie joie chrétienne : LA JOIE EST UN CHOIX

La joie chrétienne n’est pas une émotion passagère, c’est une décision intérieure.

📌 Témoignage des saints

Sainte Thérèse de Lisieux, dans la souffrance, écrivait : « Tout est grâce. »

Saint Paul affirme : « Réjouissez-vous dans le Seigneur en toute circonstance. »

👉 Ma joie ne dépend pas de ce que je vis, mais de Celui en qui je crois.

🟢 Phrase finale à faire résonner : « La vraie joie est une foi qui tient bon. »

Conclusion – Les implications concrètes

Frères et sœurs, le dimanche Gaudete nous confie une mission :

👉 Ne pas garder la joie pour soi
👉 La laisser éclairer nos familles, nos communautés, notre monde

Applications Pratiques du Dimanche de Gaudete

  1. Cultiver la Gratitude : Prenez un moment pour réfléchir aux bénédictions dans votre vie. La gratitude est une porte vers la véritable joie. Faites une liste des choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant et offrez une prière d’action de grâce.
  2. Apporter de la Joie aux Autres : Partagez la joie de l’Avent avec ceux qui vous entourent. Cela peut passer par des gestes simples comme offrir un sourire, écouter quelqu’un qui a besoin de parler, ou faire preuve de générosité envers les plus démunis.
  3. Renforcer l’Espérance : Face aux défis, souvenez-vous des paroles de saint Paul : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. » Consacrez du temps à la prière et à la lecture des Écritures pour renouveler votre espérance en les promesses de Dieu.
  4. Préparer Votre Coeur : Profitez de ce moment pour examiner votre relation avec Dieu. Si possible, participez au sacrement de la Réconciliation. La joie d’un cœur réconcilié avec Dieu est un don spécial de l’Avent.
  5. Refléter la Lumière du Christ : Comme la bougie rose de la couronne de l’Avent, soyez un reflet de la lumière du Christ dans le monde. Dans votre foyer, votre communauté et votre lieu de travail, cherchez à être un témoignage vivant de la joie chrétienne.

Un Dernier Appel à la Joie

Le Dimanche de Gaudete est bien plus qu’un jour spécial dans le calendrier liturgique. C’est une invitation à vivre l’Avent avec un coeur rempli d’espérance et de joie. Il nous rappelle que, même dans l’attente, il y a des raisons de célébrer, car le Seigneur est proche.

En cette période de l’année, où les lumières et les décorations peuvent occulter le véritable sens de Noël, le Dimanche de Gaudete nous appelle à allumer la lumière intérieure de la foi et à la partager avec le monde. Que cette joie profonde nous accompagne non seulement pendant l’Avent, mais tout au long de notre vie chrétienne.

Prière:Seigneur Jésus,
donne-nous ta joie,
non pas celle qui dépend des circonstances,
mais celle qui naît de ta présence.
Fais de nous, en ce temps de l’Avent,
des témoins joyeux de ton Évangile. Amen.

3e Dimanche de l’ Avent – GAUDETE2025-12-20T15:57:36+01:00
Aller en haut