Chers paroissiens, chers amis,
L’été est là, avec ses longues journées, ses retrouvailles familiales, ses départs, ses haltes, ses routes, ses valises… et parfois aussi ses fortes chaleurs. Nous parlons déjà de canicule. Mais une question spirituelle peut nous rejoindre au cœur même de cette saison : et si l’été n’était pas seulement un temps pour “déconnecter”, mais aussi un temps pour mieux nous reconnecter à l’essentiel ?
Nous préparons nos bagages avec soin : vêtements, lunettes, papiers, téléphone, chargeurs, pharmacie, livres peut-être… Mais avons-nous pensé à garder une place pour Dieu ? Non pas comme un objet de plus dans la valise, mais comme une présence à accueillir sur nos routes, dans nos maisons, dans nos repos, dans nos rencontres, dans nos silences. Car Dieu ne prend jamais de vacances loin de nous. C’est souvent nous qui risquons de prendre des vacances loin de Lui.
La canicule nous rappelle que le corps a soif. Mais l’âme aussi peut avoir soif : soif de paix, soif de sens, soif de pardon, soif d’amour vrai, soif de Dieu. Jésus, au bord du puits de Jacob, disait à la Samaritaine : « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » L’été peut devenir ce temps béni où nous redécouvrons cette eau vive : une messe vécue simplement dans une église de passage, une prière murmurée au bord de la mer ou sur un chemin de montagne, un signe de croix avant le repas familial, une visite à une chapelle ouverte, un temps de silence loin du bruit ordinaire.
Le 4 juillet, l’Église célèbre saint Pier Giorgio Frassati, jeune homme lumineux, passionné de montagne, d’amitié, de justice et de charité. Cette année, nous vivons sa première fête liturgique depuis sa canonisation avec saint Carlo Acutis. Deux jeunes saints pour notre temps ! L’un gravissait les sommets en répétant : « Verso l’alto » — « Vers le haut » ; l’autre rappelait que « l’Eucharistie est l’autoroute du ciel ». Tous deux nous disent que la sainteté n’est pas triste, qu’elle n’est pas réservée à quelques spécialistes, mais qu’elle consiste à vivre pleinement, le cœur tourné vers Dieu et les mains ouvertes aux autres.
Juillet nous donnera aussi de contempler sainte Maria Goretti, témoin du pardon ; saint Benoît, maître d’équilibre entre prière et travail ; Notre-Dame du Mont Carmel, mère qui nous couvre de sa protection ; saint Jacques, apôtre et pèlerin, compagnon de tous ceux qui marchent et cherchent. Août nous conduira vers la grande fête de l’Assomption, le 15 août : Marie élevée dans la gloire nous rappelle notre destination finale. Notre vie n’est pas fermée sur la terre. Elle est appelée au ciel.
Et à la fin du mois d’août, du 27 au 30, notre diocèse vivra son pèlerinage à Lourdes. Pèlerins, jeunes, hospitaliers, pèlerins accompagnés : chacun a sa place dans ce grand rendez-vous de foi, de fraternité et d’espérance. Pour la journée diocésaine du 28 août, notre Ensemble paroissial s’organise : le bus est réservé. Merci de penser à vous inscrire auprès du secrétariat paroissial. Lourdes n’est pas seulement un déplacement ; c’est une grâce. On y vient avec ses fardeaux, ses prières, ses malades, ses mercis, ses larmes parfois ; et l’on repart souvent avec une paix nouvelle, sous le regard maternel de Marie.
Le 24 août, nous fêterons aussi saint Barthélemy, apôtre, patron de notre église de Plaisance-du-Touch. Bonne fête déjà à cette belle communauté paroissiale ! Que saint Barthélemy nous aide à être des disciples vrais, sans duplicité, attachés au Christ et disponibles pour la mission.
Enfin, au seuil de cet été, je veux renouveler un grand merci à tous les acteurs de la vie paroissiale : équipes liturgiques, catéchistes, chorales, sacristains, équipes funérailles, service évangélique des malades, bénévoles de l’accueil, de l’entretien, de la solidarité, de l’administration, de la communication, et tant d’autres serviteurs discrets. Grâce à vous, notre Ensemble paroissial vit, prie, sert et annonce.
Bel été à tous. Reposez-vous vraiment. Retrouvez ceux que vous aimez. Ouvrez les yeux sur la beauté de la création. Mais surtout, n’oubliez pas Dieu dans vos valises. Qu’Il trouve une place dans vos vacances, dans vos tables, dans vos routes, dans vos conversations, dans vos silences. Car avec Lui, même l’été le plus chaud peut devenir une saison de fraîcheur intérieure.Clément Marie BONOU, fi