À propos de Clément Bonou

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MARCHER AVEC LE CHRIST VIVANT : L’ESPÉRANCE NE DÉÇOIT PAS

Au cœur de ce temps pascal, l’Église nous redit avec force : le Christ est vivant !
Et cette vérité change tout. Elle éclaire notre regard, elle soutient notre marche, elle ravive en nous une espérance que rien ne peut éteindre.

Dans un monde marqué par les tensions, les guerres et les incertitudes, notamment au Moyen-Orient, et dont les conséquences se font sentir jusque dans nos vies quotidiennes, la tentation pourrait être grande de céder à l’inquiétude, voire à la peur. Mais l’Évangile nous rappelle avec puissance :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé… ayez foi » (Jn 14,1).

Nous ne sommes pas seuls. Le Ressuscité marche avec nous. Et « l’espérance ne déçoit pas » (Rm 5,5), parce qu’elle s’enracine en Dieu lui-même.

Ce temps de Carême que nous venons de vivre ensemble a été un chemin de grâce. Je voudrais ici exprimer ma profonde gratitude à chacun de vous pour votre engagement et votre participation fidèle.

Merci pour votre présence aux conférences de Carême, pour la richesse des enseignements et la qualité des échanges. Merci aux conférenciers — P. Léopold, P. Justin et P. Clément — pour leur disponibilité et leur engagement.

Merci également pour la belle participation à la soirée d’adoration, de prière et de confessions du 20 mars. Ce fut un moment de grâce et de paix. Un merci particulier à la chorale de Plaisance et aux animateurs de chants.

Merci pour votre fidélité aux chemins de croix et pour votre participation aux célébrations du Triduum pascal, cœur de notre foi.

🌿 Le temps pascal est aussi, dans notre Église, un grand temps sacramentel, un temps de vie et de naissance.
À la Vigile pascale, nous aurons la joie d’accueillir 14 adultes qui recevront le baptême, signe visible de l’œuvre de Dieu aujourd’hui. Une vingtaine de jeunes vivra également cette grâce dans les semaines qui suivent. Une vingtaine d’adultes recevra la confirmation, et d’autres jeunes s’y préparent avec sérieux et ferveur.

Dans le même élan, notre communauté accompagne aussi de nombreux foyers : près d’une quarantaine de mariages à préparer, dont une trentaine seront célébrés dans notre ensemble paroissial. Et nous portons dans la prière les nombreux baptêmes d’enfants — près d’une quarantaine — qui jalonneront les mois à venir, du printemps à l’automne.

Tout cela est motif d’action de grâce. Dieu agit. L’Église est vivante.

Je voudrais ici remercier chaleureusement les parents, les catéchistes, les équipes d’aumônerie, les accompagnateurs et tous ceux qui, souvent dans la discrétion, participent à cette mission d’évangélisation et de transmission de la foi.

Le dimanche 12 avril, nous aurons la grâce de célébrer ensemble le Dimanche de la Divine Miséricorde à Saint-Barthélémy de Plaisance. Ce sera un moment privilégié de prière, d’adoration et de réconciliation. Une nouvelle occasion de laisser le Seigneur nous relever et nous renouveler dans son amour.

Frères et sœurs, gardons vivante en nous la flamme de l’espérance.
Le Christ est ressuscité. Il marche avec nous.
Et avec lui, aucune nuit n’est définitive.

  1. Clément Marie, F.I.
    Curé de l’Ensemble paroissial de Tournefeuille
MARCHER AVEC LE CHRIST VIVANT : L’ESPÉRANCE NE DÉÇOIT PAS2026-04-03T17:02:40+02:00

Dimanche des Rameaux 2026 – Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Aujourd’hui, nous avons vécu quelque chose de très particulier.

Nous avons commencé dans la joie…avec des rameaux… des chants… une procession…

Et quelques minutes plus tard…nous avons proclamé une longue Passion…
pleine de trahison… de souffrance… de mort…

👉 Une question s’impose :Comment passer si vite de la joie à la croix ?

La réponse est simple… et elle nous concerne tous :👉 C’est l’histoire de notre cœur.

Nous sommes capables d’acclamer Dieu…et quelques jours plus tard… de l’oublier. Aujourd’hui, Jésus entre dans Jérusalem…mais la vraie question est : Est-ce qu’il entre vraiment dans ma vie ?

 1. ACCUEILLIR – Accueillir Jésus comme Roi

« Hosanna au Fils de David ! »La foule acclame Jésus…elle étend des manteaux… elle agite des rameaux…Mais attention : ce n’est pas encore un accueil profond.Car cette même foule…quelques jours plus tard… criera : « Crucifie-le ! »Pourquoi ?Parce qu’elle attendait un Messie puissant, politique, spectaculaire…Mais Jésus vient :

  • humble
  • monté sur un âne
  • désarmé
  • pauvre

Il ne correspond pas à leurs attentes.

Frères et sœurs,Nous aussi, parfois :

  • nous accueillons Jésus… quand tout va bien
  • nous prions… quand cela nous arrange
  • nous chantons… quand nous sommes consolés

Mais quand Jésus ne répond pas à nos attentes ?

Quand la maladie arrive … Quand l’épreuve dure …Quand Dieu semble silencieux…Alors… notre accueil devient fragile.

Accueillir Jésus vraiment, ce n’est pas l’applaudir…c’est l’accepter tel qu’il est.

 2. COMPRENDRE – Comprendre le chemin de la Croix

La Passion que nous venons d’entendre est bouleversante.

  • Judas trahit
  • Pierre renie
  • les disciples fuient
  • Jésus est abandonné

Et pourtant… Tout cela n’est pas un échec.C’est un mystère d’amour.Saint Paul nous dit dans la 2e lecture :👉 « Il s’est abaissé… devenant obéissant jusqu’à la mort… »

Le cœur du message

La Croix n’est pas :

  • une fatalité
  • une injustice absurde
  • une défaite

La Croix est un choix d’amour. Jésus donne sa vie :

  • librement
  • volontairement
  • par amour pour nous

Une petite illustration: On raconte l’histoire d’une mère dont l’enfant était gravement malade. Pendant des mois, elle a veillé, souffert, espéré…Un jour, quelqu’un lui dit : « Pourquoi Dieu permet-il cela ? »Elle répondit :« Je ne comprends pas tout…mais je sais une chose :l’amour vrai accepte de souffrir pour sauver. » La Croix, c’est cela : l’amour qui va jusqu’au bout.

 3. SUIVRE – Suivre Jésus jusqu’au bout

Frères et sœurs, Le danger aujourd’hui, c’est d’être des chrétiens du dimanche des rameaux : enthousiastes au début… absents au moment de la Croix.

Question essentielle👉 Serai-je là avec Jésus cette semaine ?

  • Jeudi Saint ? Vendredi Saint ? Temps de prière ? Sacrement de réconciliation ?

Suivre Jésus, ce n’est pas seulement :chanter avec lui …marcher avec lui

C’est aussi : souffrir avec lui…rester avec lui…aimer comme lui.

Comme le disait Saint Augustin : « Aime… et fais ce que tu veux. »

Mais attention : Aimer comme Jésus…c’est aimer jusqu’à la Croix.

🙏 CONCLUSION

Frères et sœurs,Aujourd’hui, deux chemins s’ouvrent devant nous : le chemin de la foule… qui change..ou le chemin du disciple… qui reste fidèle. Alors je vous pose une dernière question : Quand la Croix viendra dans ma vie…serai-je encore avec Jésus ?

Prions:Seigneur Jésus,Aujourd’hui, nous t’acclamons…mais nous savons que notre cœur est fragile.Donne-nous :

  • de t’accueillir vraiment
  • de comprendre ton amour
  • de te suivre jusqu’au bout

Même dans la nuit…Même dans la Croix…Et fais de nous des disciples fidèles,qui ne fuient pas…mais qui aiment jusqu’au bout.Amen.

Dimanche des Rameaux 2026 – Homélie du P. Clément M.2026-04-01T11:17:26+02:00

IVe dimanche de Carême -Domenica laetare/dimanche de la joie- Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Il y a quelques années, un journaliste demanda à une personne qui venait de retrouver la vue après une opération :— Quelle est la première chose que vous avez regardée ?

Elle répondit :— Le visage de ma mère… parce que toute ma vie je l’avais seulement imaginé.

Voir pour la première fois…Voir vraiment…Voir avec le cœur…Voilà exactement l’expérience que vit l’homme de l’Évangile aujourd’hui.

Et c’est pour cela que l’Église nous donne ce texte au dimanche de la joie : parce que la plus grande joie est de retrouver la lumière.

  1. LUMIÈRE : Jésus ouvre les yeux

L’Évangile commence par une situation dramatique :« Il y avait un homme aveugle de naissance. »

Cet homme n’a jamais vu la lumière.Mais Jésus fait un geste étonnant :il met de la boue sur ses yeux et lui dit d’aller se laver.Et soudain…il voit.Ce miracle n’est pas seulement physique.

Saint Jean veut nous faire comprendre une chose :Jésus n’ouvre pas seulement les yeux du corps…il ouvre les yeux du cœur.

Saint Paul le dit dans la deuxième lecture :« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. » (Ep 5,8)

Frères et sœurs,le plus grand aveuglement n’est pas celui des yeux…c’est celui du cœur.

On peut avoir de très bons yeux et ne pas voir la vérité, l’amour, Dieu.

Comme disait Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. »

  1. REGARD : Dieu ne regarde pas comme les hommes

La première lecture nous donne une clé magnifique. Lorsque Samuel doit choisir le futur roi, il regarde les apparences. Mais Dieu lui dit :« L’homme regarde l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » (1 S 16,7)

Voilà la vraie lumière. Dieu voit autrement. Les pharisiens dans l’Évangile voient un pécheur.

Jésus voit un homme à sauver. Les voisins voient un mendiant. Jésus voit un fils de Dieu. Les hommes voient la boue. Jésus voit la lumière qui va naître. Et cela nous concerne. Car parfois nous regardons les autres avec les yeux du jugement.Jésus nous invite à regarder avec les yeux de Dieu. Saint François d’Assise disait : « Là où il y a de l’ombre, mets de la lumière. »

  1. TÉMOIGNAGE : l’aveugle devient missionnaire

La chose la plus extraordinaire dans cet Évangile est que cet homme devient le premier missionnaire de l’histoire de saint Jean.Il ne connaît presque rien de Jésus.Mais il dit simplement :« J’étais aveugle, maintenant je vois. » Quelle phrase magnifique. Pas un discours compliqué. Juste un témoignage.

Frères et sœurs, c’est peut-être la meilleure définition d’un chrétien : quelqu’un qui peut dire : « Avant je ne voyais pas…et Jésus m’a ouvert les yeux. »Car la foi n’est pas d’abord une théorie. La foi est une rencontre qui change le regard.

  1. LA JOIE DE LAETARE

Voilà pourquoi ce dimanche s’appelle Laetare : réjouissez-vous ! La joie chrétienne n’est pas une joie superficielle.C’est la joie de la lumière retrouvée.Comme le dit le psaume aujourd’hui :« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. »Même au milieu du désert du Carême,la lumière de Pâques commence déjà à apparaître.

Conclusion

Frères et sœurs, dans cet Évangile il y a trois catégories de personnes :

  • l’aveugle qui finit par voir
  • les pharisiens qui voient mais deviennent aveugles
  • et les disciples qui apprennent à regarder autrement.

La vraie question n’est donc pas : « Qui est aveugle ? »

La vraie question est : « Est-ce que je laisse Jésus ouvrir mes yeux ? »

Comme le disait Saint Augustin : « Crains Jésus qui passe… et ne repasse pas. »

Aujourd’hui Jésus passe dans notre vie. Il veut ouvrir nos yeux :

  • sur Dieu
  • sur les autres
  • sur notre propre cœur.

Et peut-être qu’à la fin de cette messe, nous pourrons dire comme l’aveugle guéri : « Seigneur, je crois. »

Prière finale :Seigneur Jésus, toi qui es la lumière du monde, ouvre nos yeux quand nous sommes aveugles à ton amour. Donne-nous de voir les autres avec ton regard de miséricorde. Et fais de nous des témoins joyeux de la lumière de l’Évangile. Afin que notre monde découvre, lui aussi, la joie de ta lumière. Amen.

 

IVe dimanche de Carême -Domenica laetare/dimanche de la joie- Homélie du P. Clément M.2026-03-17T20:15:12+01:00

3e Dimanche de Carême -1er Scrutin. Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Permettez moi de commencer par une question très simple. Avez-vous déjà eu très, très soif ?Pas la petite soif…Mais la vraie soif qui brûle la gorge. Quand on a vraiment soif, on ne pense qu’à une chose : de l’eau.

Et aujourd’hui, l’Évangile nous parle justement de soif.Mais pas seulement de la soif du corps.La soif du cœur. Et cet Évangile est particulièrement important aujourd’hui, parce que nos catéchumènes vivent leur premier scrutin, en marche vers le baptême de la nuit de Pâques.Cet Évangile parle **exactement de ce chemin.

  1. Jésus vient nous rejoindre au puits de notre vie

La scène est très simple.Une femme vient puiser de l’eau.Mais l’Évangile nous donne un détail :elle vient à midi.Sous la chaleur.Pourquoi ?

Parce qu’elle veut éviter les autres.Cette femme porte une histoire compliquée.Une vie blessée.Elle vient chercher de l’eau…mais elle porte en elle une soif bien plus profonde.Et voilà que Jésus lui dit :« Donne-moi à boire. »C’est étonnant.Dieu demande à boire à une créature.

Saint Augustin explique cela d’une manière magnifique :« Dieu a soif que l’homme ait soif de Lui. »

Jésus commence toujours ainsi :il nous rejoint là où nous sommes.

Pas dans une vie parfaite.Pas dans une vie idéale. Mais au puits de notre histoire réelle.

Frères et sœurs, ce puits peut être :

  • nos blessures
  • nos fatigues
  • nos échecs
  • nos recherches de bonheur

Et c’est justement là que Jésus nous attend.

  1. L’eau vive que Dieu veut nous donner

Peu à peu, Jésus fait découvrir à la Samaritaine une autre soif.

Il lui dit :« Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. »Cette eau, c’est l’Esprit Saint.C’est la vie de Dieu dans le cœur de l’homme.Saint Blaise Pascal écrivait :« Il y a dans le cœur de l’homme un vide que seul Dieu peut remplir. »

Et c’est cela que vivent nos catéchumènes aujourd’hui.

Ils ont cherché.Ils ont posé des questions.Ils ont frappé à la porte de l’Église.

Et petit à petit ils ont découvert que leur cœur cherchait Dieu.

Le baptême que vous recevrez dans la nuit de Pâques sera justement cela :la source d’eau vive qui jaillit pour la vie éternelle.

  1. Le scrutin : laisser Dieu purifier notre cœur

Aujourd’hui, l’Église célèbre avec vous le premier scrutin.

Le mot peut sembler étrange.Mais il est très beau.Le scrutin signifie :laisser Dieu regarder notre cœur.

Pas pour nous condamner.Mais pour nous libérer. Jésus révèle à la Samaritaine toute sa vie :« Tu as eu cinq maris… »Et pourtant, il ne la condamne pas.Il la relève.

Parce que Dieu ne révèle jamais nos blessures pour nous humilier.

Il les révèle pour nous guérir.Comme un médecin qui examine une blessure pour pouvoir la soigner.Le scrutin est donc un moment très fort :Dieu vient purifier le cœur pour préparer la grâce du baptême.

  1. La rencontre avec le Christ transforme une vie

À la fin de l’Évangile, il y a un détail magnifique.

La Samaritaine laisse sa cruche. Elle était venue chercher de l’eau…
mais elle repart ayant trouvé la source.Et elle court annoncer :« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. »Cette femme devient missionnaire. C’est toujours ainsi. Quand quelqu’un rencontre vraiment le Christ,il ne peut plus garder cela pour lui.

Le pape François dit souvent :« L’Église grandit non par prosélytisme, mais par attraction. »La Samaritaine attire tout son village vers Jésus.

Conclusion

Frères et sœurs,cet Évangile nous concerne tous. Car nous sommes tous un peu cette Samaritaine. Nous avons tous des soifs profondes.Et Jésus nous dit aujourd’hui : « Si tu savais le don de Dieu… »

À vous, chers catéchumènes :Continuez ce chemin avec confiance.
Dieu vous conduit vers la source de la vie.

Et à nous tous :Demandons au Seigneur qu’en ce Carême il fasse jaillir en nous l’eau vive de son amour. Amen.

 

3e Dimanche de Carême -1er Scrutin. Homélie du P. Clément M.2026-03-08T13:28:11+01:00

Homélie 2e dimanche de Carême. P. Clément M.

Le Carême n’est pas simplement un effort moral. C’est une marche vers la lumière. En ce 2e dimanche, la Parole de Dieu nous donne trois verbes simples mais décisifs : Quitter – Monter – Écouter.

1️ Quitter – Comme Abraham

Dans la première lecture (Gn 12,1-4a ), Dieu demande à Abraham de quitter son pays sans lui indiquer la destination. Il reçoit non pas un plan détaillé, mais une promesse. Quitter devient alors un acte de confiance.

Le Carême commence toujours par un arrachement :

  • quitter une habitude qui nous enferme,
  • une rancune persistante,
  • une sécurité qui nous empêche d’avancer,
  • ou une image de Dieu trop étroite.

Quitter, ce n’est pas perdre. C’est laisser Dieu élargir notre avenir.

2️ Monter – Comme les disciples

Dans l’Évangile de la Transfiguration (Mt 17,1-9), Jésus monte sur la montagne avec Pierre, Jacques et Jean. La montagne, dans la Bible, est le lieu de la rencontre avec Dieu.

Mais on ne monte pas sans effort. La Transfiguration n’est pas un spectacle : elle prépare à la Passion. Avant l’épreuve, Dieu donne une lumière.

Monter, c’est accepter l’effort spirituel :

  • prendre du temps pour prier,
  • venir à l’adoration,
  • rouvrir l’Évangile,
  • chercher la lumière avant la nuit.

3️ Écouter – Comme le demande le Père

Au cœur du récit, la voix du Père retentit :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé… Écoutez-le. »

Pas l’admirer de loin. Pas le commenter. Mais l’écouter.

Dans un monde saturé de voix et d’opinions, la question demeure : écoutons-nous vraiment le Christ ? Écouter, c’est laisser sa Parole orienter nos choix et transformer nos logiques.

Saint Paul nous rappelle que nous sommes appelés non pas à survivre, mais à rayonner (2 Tm 1,8b-10).

Une lumière pour traverser la nuit

La Transfiguration ne supprime pas la croix. Elle la prépare. Les disciples verront bientôt Jésus défiguré, mais ils garderont en eux la mémoire de sa gloire.

De même, dans nos épreuves — maladies, tensions familiales, fragilités de l’Église — nous avons besoin de ces « montagnes » spirituelles. Le Carême n’est pas un temps triste, mais un temps d’ajustement du regard.

 Un chemin concret pour la semaine

  • Quitter une habitude qui nous éloigne de Dieu.
  • Monter en prenant un vrai temps de prière supplémentaire.
  • Écouter l’Évangile chaque jour pendant 10 minutes.

Trois verbes. Un chemin.

Le monde n’a pas besoin de chrétiens installés.
Il a besoin de chrétiens transfigurés.

Quittons. Montons. Écoutons.
Et la lumière du Christ passera à travers nos vies ordinaires. ✨

Homélie 2e dimanche de Carême. P. Clément M.2026-03-03T14:19:27+01:00

1er Dimanche de Carême. Homélie du P. Clément M.

Le Carême commence toujours par un combat. Pas un combat extérieur. Un combat intérieur. Adam, dans le jardin, a perdu ce combat. Jésus, dans le désert, l’a remporté.

Et nous ?Nous sommes au milieu.

  1. Le vrai problème n’est pas la tentation…

La tentation n’est pas le péché. Le problème, c’est la confiance. Dans la Genèse, le serpent ne commence pas par dire :“Désobéis.”Il commence par dire :“Alors… Dieu aurait dit ?”Le doute s’installe. La confiance se fissure. Et le cœur bascule.

Comme l’écrivait Saint Augustin :« Le péché, c’est l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu. » Autrement dit :Je me replie. Je me protège. Je ne crois plus que Dieu me suffit.

  1. Les trois tentations… aujourd’hui

Les tentations de Jésus ne sont pas anciennes. Elles sont terriblement modernes. Pour les retenir facilement :

 1. AVOIR

 2. PARAÎTRE

 3. POUVOIR

Avoir – Paraître – Pouvoir.

 1. La tentation d’AVOIR « Transforme ces pierres en pain. »

Autrement dit : Règle ton problème tout de suite…..Assure-toi….Ne dépends de personne. Aujourd’hui, c’est :– accumuler– consommer– combler le vide.

Un chef d’entreprise témoignait récemment :« J’ai tout réussi. Maison, voiture, reconnaissance. Mais un soir, seul dans mon salon, j’ai compris que j’étais vide. » Nous avons rempli nos placards…mais pas toujours notre cœur.

Jésus répond :« L’homme ne vit pas seulement de pain. » Il nous rappelle que nous ne sommes pas faits seulement pour survivre, mais pour vivre. Comme le disait Benoît XVI : « L’homme a besoin d’infini. »

 2. La tentation de PARAÎTRE

« Jette toi du Temple. Les anges te porteront. » Fais du spectaculaire. Montre que tu es important. Fais parler de toi.

Aujourd’hui, cela s’appelle :

– la pression des réseaux sociaux
– le besoin de validation
– la peur d’être oublié

Une jeune lycéenne confiait :« Si ma photo ne fait pas assez de “likes”, j’ai l’impression de ne pas exister. » Voilà la tentation :exister par le regard des autres. Jésus refuse. Il n’a pas besoin de prouver qu’il est Fils. Parce qu’il sait qu’il l’est.

Frères et sœurs, quand on sait qu’on est aimé de Dieu, on n’a plus besoin de se vendre.

👑 3. La tentation de POUVOIR

« Je te donnerai tous les royaumes. » Le diable ne propose pas le mal apparent. Il propose la réussite rapide.

Aujourd’hui :

– écraser pour monter
– manipuler pour gagner
– trahir pour réussir

Un élu politique racontait :« Le jour où j’ai accepté un compromis douteux pour sauver ma carrière, j’ai perdu la paix. » Le pouvoir promet la grandeur.Mais il enlève la paix. Jésus répond :« C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. » Autrement dit :Je ne me prosterne pas devant la réussite. Je me prosterne devant Dieu.

III. Le cœur du Carême

Retenons cela simplement :

Le diable dit :👉 “Prends.” Jésus dit :👉 “Fais confiance.”

Le diable dit :👉 “Assure-toi seul.”👉 “Montre que tu vaux.”👉 “Domine.”

Jésus dit :👉 “Reçois.”👉 “Sois vrai.”👉 “Adore.”

  1. Une actualisation très concrète

Le Carême n’est pas d’abord :– arrêter le chocolat– faire un effort alimentaire– multiplier des règles. Le Carême, c’est répondre à trois questions :

1️⃣ Est-ce que je cherche ma sécurité dans ce que je possède ?
2️⃣ Est-ce que je construis ma valeur dans le regard des autres ?
3️⃣ Est-ce que je crois que la réussite vaut plus que la fidélité ?

Voilà le vrai combat.

  1. Une image pour conclure

Imaginez un enfant qui apprend à nager. Au début, il veut garder le bord de la piscine.Il panique. Il s’agrippe. Le maître-nageur dit :« Lâche… je suis là. »Le Carême, c’est cela. Lâcher ce qui nous rassure faussement. Pour découvrir que Dieu tient vraiment.

Frères et sœurs,

Le premier Adam a douté. Le nouvel Adam a fait confiance. Ce Carême n’est pas un temps de peur.
C’est un temps d’apprentissage de la confiance. Et la plus grande victoire n’est pas de ne jamais être tenté.

La plus grande victoire, c’est de choisir Dieu au cœur même de la tentation. Amen.

1er Dimanche de Carême. Homélie du P. Clément M.2026-02-24T06:39:13+01:00

Mercredi des cendres. Homélie du P. Clément M.

Ce soir, nous ne venons pas chercher des cendres. Nous venons chercher un nouveau départ. Le Carême n’est pas une punition. Ce n’est pas une parenthèse triste. C’est une chance. Saint Paul nous le dit avec force :« Voici maintenant le moment favorable ! » Pas demain. Pas quand je serai prêt. Maintenant. Et cette année, le pape Léon XIV nous donne trois mots :

ÉCOUTER. JEÛNER. ENSEMBLE.

Trois mots.Trois combats.Trois conversions.

1️ ÉCOUTER

Le prophète Joël crie :« Revenez à moi de tout votre cœur. » Mais comment revenir si nous n’écoutons plus ?

Notre monde est bruyant. Notifications. Opinions. Polémiques. Réseaux sociaux. Informations continues.Nous réagissons vite.Nous jugeons vite.Nous parlons beaucoup. Mais écoutons-nous encore ?

Un père de famille me disait récemment :« Mon Père, je me suis rendu compte que je répondais à mes enfants avant même de les avoir vraiment écoutés… »

Combien de conflits naissent simplement d’un manque d’écoute ? Le pape insiste : Le Carême commence par l’écoute. Écouter la Parole. Écouter le cri des pauvres. Écouter celui qui souffre en silence. Dieu lui-même dit :« J’ai entendu le cri de mon peuple. »Écouter, c’est déjà aimer.

Saint François d’Assise priait :« Seigneur, que je cherche moins à être compris qu’à comprendre. »

Voilà peut-être notre premier jeûne :un jeûne de paroles blessantes,..un jeûne de jugements rapides, un jeûne de réactions impulsives. Avant de parler…écouter.

2️ JEÛNER

Dans l’Évangile selon Évangile selon Matthieu, Jésus nous dit :« Quand vous jeûnez… » Il ne dit pas « si ».Il dit « quand ».Le jeûne fait partie de la vie chrétienne. Mais pourquoi jeûner ?

Le pape nous le rappelle :Le jeûne éduque notre désir.

Une jeune femme me confiait :« Mon Père, j’ai essayé un jeûne d’écrans le vendredi… j’ai découvert que je fuyais souvent le silence. »

Le jeûne révèle ce qui nous tient.

Saint Augustin écrivait : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Dieu. »

De quoi avons-nous vraiment faim ?

Faim de réussite ? Faim d’image ?Faim de reconnaissance ?Ou faim de Dieu ?

Le jeûne n’est pas un régime. C’est une libération. Il remet Dieu au centre.

Et le pape ajoute quelque chose de très concret : Jeûner aussi de paroles dures. Jeûner des calomnies. Jeûner des mots qui divisent.

Imaginez un groupe, une communauté, une famille…où chacun ferait le jeûne des paroles blessantes…Ce serait une révolution silencieuse.

3️ ENSEMBLE

Et voici le troisième mot.Le Carême n’est pas une performance individuelle.

Ce n’est pas :« Moi et mes efforts spirituels. » C’est :Nous.

Le pape rappelle que dans la Bible, le peuple jeûne ensemble, écoute ensemble, se convertit ensemble.

Si mon Carême ne change rien à ma manière de parler à mon conjoint…de regarder un pauvre…de vivre dans ma paroisse…alors il reste extérieur.

La conversion est personnelle.Mais elle transforme les relations.

Un jour, une personne m’a dit après un Carême :« Mon plus grand effort n’a pas été le chocolat…c’était de demander pardon à mon frère. »Voilà le vrai Carême.

Dans quelques instants, nous recevrons les cendres.

« Souviens-toi que tu es poussière. » Oui, nous sommes fragiles.

Mais Dieu aime la poussière. Il en a fait une créature vivante. Il en a fait un fils, une fille. La cendre n’est pas un signe de condamnation. C’est un signe de vérité. Et la vérité rend libre.

Conclusion

Frères et sœurs, Retenons trois mots.

ÉCOUTER. Avant de parler.

JEÛNER. Pour purifier nos désirs.

ENSEMBLE. Pour guérir nos relations.

Et n’oublions jamais cette parole : « Voici maintenant le moment favorable. » Que ce Carême 2026 ne soit pas un Carême de plus. Mais un Carême vrai. Un Carême profond. Un Carême qui change quelque chose. Amen.

Mercredi des cendres. Homélie du P. Clément M.2026-02-21T17:02:22+01:00

VIe Dimanche du temps ordinaire A. Homélie du P. Clément M.

Je voudrais commencer par un petit conte.

Un grand-père parle à son petit-fils.Il lui dit : “Mon enfant, à l’intérieur de chacun de nous, il y a deux loups qui se battent.”

Le premier loup est : la colère ;la jalousie ;la rancune ;le mensonge

Le second loup est : la paix ;la bonté ;le pardon ;la vérité ;

Le petit garçon demande : “Grand-père… lequel des deux gagne ?”

Et le grand-père répond : “Celui que tu nourris.” ….Silence.

Chers amis…voilà exactement l’Évangile d’aujourd’hui.

 Jésus va au cœur

Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus dit :

  • Ce n’est pas seulement “Tu ne tueras pas.”
  • C’est : “Ne laisse pas la colère te dévorer.”

Ce n’est pas seulement “Ne commets pas d’adultère.”C’est : “Ne transforme pas l’autre en objet.” Autrement dit : 👉 Le vrai combat n’est pas d’abord extérieur.👉 Il est intérieur.

Quel loup nourrissons-nous ?

Quand une dispute éclate en famille…Quand un adolescent répond sèchement…Quand un couple accumule les non-dits…Ce n’est pas le geste qui naît en premier.C’est quelque chose dans le cœur.

Jésus ne vient pas alourdir la loi.Il vient soigner la racine.

 “Si tu le veux…” – Dieu nous fait confiance

Dans la première lecture (Si 15), il est écrit : “Si tu le veux, tu peux observer les commandements.” Dieu ne dit pas : “Tu dois.” Il dit : “Si tu veux.”

Quelle délicatesse ! Il respecte notre liberté. Il nous traite comme des adultes responsables. Et cela est capital pour nos familles. On ne peut pas forcer quelqu’un à aimer. On peut seulement lui montrer le chemin. Dieu nous montre le chemin. Il ne nous écrase pas.

 Témoignage actuel – Une parole qui a changé une famille

Il y a quelques années, un père de famille racontait ceci :Après une grosse dispute avec son fils adolescent, le climat était devenu glacial à la maison. Plus un mot. Plus un regard.Un soir, il relit l’Évangile : “Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi… va d’abord te réconcilier.” Il hésite. Son orgueil lui dit : “C’est lui qui doit faire le premier pas.”Mais il pense à son fils. Il monte dans sa chambre. Il frappe. Et il dit simplement : “Je ne veux pas que la colère gagne. Je t’aime.”

Le fils fond en larmes. Rien d’extraordinaire. Pas de grand discours théologique. Juste une décision intérieure. Il a choisi quel loup nourrir. Et toute la maison a changé.

 La sagesse dont parle saint Paul

Saint Paul dit que la vraie sagesse n’est pas celle du monde. Le monde dit : “Ne te laisse pas faire.” “Gagne.” “Impose-toi.” Jésus dit : “Réconcilie-toi.” “Dis la vérité.” “Que ton oui soit oui.” C’est une autre logique.

Et nous entrons cette semaine dans le Carême. Le Carême n’est pas un temps pour se sentir coupable. C’est un temps pour nourrir le bon loup.

 Une parole aux parents présents

Peut-être certains se disent : “Je ne viens pas souvent…” “Je ne suis pas parfait…”

Rassurez-vous : Personne ici n’est parfait.

 Conclusion – Le choix du cœur

Chers amis, Aujourd’hui, Jésus ne nous donne pas une morale compliquée.

Il nous pose une question simple :👉 Quel loup veux-tu nourrir ?

La rancune…ou le pardon ? Le mensonge…ou la vérité ? L’indifférence…ou l’amour ?

Ce qui change le monde ne commence pas dans les lois. Il commence dans le cœur. Et si aujourd’hui, chacun choisit un petit pas concret… alors l’Évangile aura laissé une trace dans Coeur. Et beaucoup de choses changeraient en nous et autour de nous. Amen. 🌿

 

VIe Dimanche du temps ordinaire A. Homélie du P. Clément M.2026-02-16T23:09:58+01:00

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus ne commence pas par nous demander d’agir, mais par nous rappeler qui nous sommes : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »

Non pas vous serez, mais vous êtes.
Pourtant, le sel peut perdre sa saveur et la lumière peut s’éteindre. La question posée par Jésus est alors essentielle : quelle trace laissons-nous dans le monde ?

Le sel : donner du goût sans se mettre en avant

Le sel est discret, presque invisible, mais indispensable. Lorsqu’il manque, tout devient fade.
Ainsi, le chrétien n’est pas appelé à dominer ni à s’imposer, mais à rendre la vie plus humaine, plus juste, plus fraternelle.

Le prophète Isaïe le rappelle avec simplicité : partager son pain, accueillir, soutenir, couvrir celui qui est nu.
Ce sont des gestes concrets, mais qui transforment profondément la vie.

Le sel s’affadit lorsque la foi devient une habitude sans amour, lorsque l’on parle de Dieu sans se laisser toucher par l’homme. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

La lumière : éclairer sans éblouir

Jésus poursuit : « Vous êtes la lumière du monde. »
La lumière ne cherche pas à éblouir : elle rassure, oriente, empêche de tomber. Une petite lumière suffit parfois à chasser une grande obscurité.

La foi peut être personnelle, mais elle n’est jamais privée.
Elle devient lumière lorsqu’elle est cohérente, lisible et habitée, quand la manière de vivre parle plus fort que les discours. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Une foi qui se donne

Jésus précise : « Que votre lumière brille pour qu’on rende gloire au Père. »
Le sel disparaît dans le plat, la lumière se consume pour éclairer. Voilà le cœur de la vie chrétienne : se donner sans chercher sa propre gloire.

On reconnaît un vrai témoin à ce qu’il fait naître autour de lui : plus de paix, plus de confiance, plus d’espérance.

Témoignage de Jacques Fesch

La vie de Jacques Fesch rappelle qu’aucune existence n’est définitivement perdue.
Dans la solitude de la prison, ce ne sont pas des discours qui l’ont transformé, mais la présence fidèle et respectueuse de ceux qui ne l’ont pas réduit à son acte.

Une lumière s’est alors allumée dans sa nuit.
Sa vie est devenue un signe : même au cœur de l’obscurité, une existence peut retrouver sens et espérance.

👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Conclusion

Le monde n’a pas besoin de chrétiens parfaits, mais de chrétiens habités :
– du sel qui donne du goût à la vie quotidienne,
– de la lumière qui éclaire les nuits des autres.

Là où nous sommes, humblement, soyons ce que Jésus nous dit que nous sommes déjà.
Alors, sans beaucoup de paroles, le monde saura que Dieu est vivant.

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.2026-02-09T09:05:02+01:00

Edito : Février, un mois pour se laisser éclairer et relever

Le mois de février nous fait entrer dans un temps spirituel particulièrement dense, où la lumière de Dieu éclaire nos vies jusque dans leurs fragilités les plus profondes. Après les grandes fêtes de Noël, l’Église nous invite à laisser cette lumière descendre dans le quotidien, pour qu’elle transforme peu à peu nos cœurs et nos choix.

Le 2 février, avec la Présentation du Seigneur au Temple, fête de la Chandeleur, nous célébrons le Christ, Lumière des nations. Jésus est présenté au Père, et Siméon le reconnaît comme la lumière venue éclairer tout homme. Cette fête nous rappelle que notre vie chrétienne consiste à accueillir cette lumière et à la porter humblement autour de nous, parfois au milieu des obscurités du monde.

Le 8 février, l’Église en France célèbre la Journée de la Santé, et le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée mondiale de prière pour les malades. Ces dates nous rappellent avec force que le Christ se fait proche de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur cœur. La prière pour les malades et le sacrement de l’onction sont des signes puissants de la tendresse de Dieu, qui rejoint chacun là où il est, pour apporter réconfort, paix et espérance.

Enfin, ce mois s’ouvre déjà sur l’horizon du mercredi des Cendres, qui nous fera entrer dans le temps du Carême. Ce temps favorable nous invite à un chemin de conversion intérieure, de dépouillement et de recentrement sur l’essentiel. Le Carême n’est pas un temps triste mais une traversée vers la vie, soutenue par la prière, le jeûne et le partage.

Que ce mois de février soit pour chacun de nous un temps pour accueillir la lumière du Christ, prendre soin des plus fragiles et préparer nos cœurs à la joie de Pâques. Ensemble, avançons dans la confiance, portés par l’espérance que Dieu ne cesse de raviver en nous.

Edito : Février, un mois pour se laisser éclairer et relever2026-02-06T09:04:56+01:00
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