Chargement…

Homélies des messes

1er Dimanche de Carême. Homélie du P. Clément M.

Le Carême commence toujours par un combat. Pas un combat extérieur. Un combat intérieur. Adam, dans le jardin, a perdu ce combat. Jésus, dans le désert, l’a remporté.

Et nous ?Nous sommes au milieu.

  1. Le vrai problème n’est pas la tentation…

La tentation n’est pas le péché. Le problème, c’est la confiance. Dans la Genèse, le serpent ne commence pas par dire :“Désobéis.”Il commence par dire :“Alors… Dieu aurait dit ?”Le doute s’installe. La confiance se fissure. Et le cœur bascule.

Comme l’écrivait Saint Augustin :« Le péché, c’est l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu. » Autrement dit :Je me replie. Je me protège. Je ne crois plus que Dieu me suffit.

  1. Les trois tentations… aujourd’hui

Les tentations de Jésus ne sont pas anciennes. Elles sont terriblement modernes. Pour les retenir facilement :

 1. AVOIR

 2. PARAÎTRE

 3. POUVOIR

Avoir – Paraître – Pouvoir.

 1. La tentation d’AVOIR « Transforme ces pierres en pain. »

Autrement dit : Règle ton problème tout de suite…..Assure-toi….Ne dépends de personne. Aujourd’hui, c’est :– accumuler– consommer– combler le vide.

Un chef d’entreprise témoignait récemment :« J’ai tout réussi. Maison, voiture, reconnaissance. Mais un soir, seul dans mon salon, j’ai compris que j’étais vide. » Nous avons rempli nos placards…mais pas toujours notre cœur.

Jésus répond :« L’homme ne vit pas seulement de pain. » Il nous rappelle que nous ne sommes pas faits seulement pour survivre, mais pour vivre. Comme le disait Benoît XVI : « L’homme a besoin d’infini. »

 2. La tentation de PARAÎTRE

« Jette toi du Temple. Les anges te porteront. » Fais du spectaculaire. Montre que tu es important. Fais parler de toi.

Aujourd’hui, cela s’appelle :

– la pression des réseaux sociaux
– le besoin de validation
– la peur d’être oublié

Une jeune lycéenne confiait :« Si ma photo ne fait pas assez de “likes”, j’ai l’impression de ne pas exister. » Voilà la tentation :exister par le regard des autres. Jésus refuse. Il n’a pas besoin de prouver qu’il est Fils. Parce qu’il sait qu’il l’est.

Frères et sœurs, quand on sait qu’on est aimé de Dieu, on n’a plus besoin de se vendre.

👑 3. La tentation de POUVOIR

« Je te donnerai tous les royaumes. » Le diable ne propose pas le mal apparent. Il propose la réussite rapide.

Aujourd’hui :

– écraser pour monter
– manipuler pour gagner
– trahir pour réussir

Un élu politique racontait :« Le jour où j’ai accepté un compromis douteux pour sauver ma carrière, j’ai perdu la paix. » Le pouvoir promet la grandeur.Mais il enlève la paix. Jésus répond :« C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. » Autrement dit :Je ne me prosterne pas devant la réussite. Je me prosterne devant Dieu.

III. Le cœur du Carême

Retenons cela simplement :

Le diable dit :👉 “Prends.” Jésus dit :👉 “Fais confiance.”

Le diable dit :👉 “Assure-toi seul.”👉 “Montre que tu vaux.”👉 “Domine.”

Jésus dit :👉 “Reçois.”👉 “Sois vrai.”👉 “Adore.”

  1. Une actualisation très concrète

Le Carême n’est pas d’abord :– arrêter le chocolat– faire un effort alimentaire– multiplier des règles. Le Carême, c’est répondre à trois questions :

1️⃣ Est-ce que je cherche ma sécurité dans ce que je possède ?
2️⃣ Est-ce que je construis ma valeur dans le regard des autres ?
3️⃣ Est-ce que je crois que la réussite vaut plus que la fidélité ?

Voilà le vrai combat.

  1. Une image pour conclure

Imaginez un enfant qui apprend à nager. Au début, il veut garder le bord de la piscine.Il panique. Il s’agrippe. Le maître-nageur dit :« Lâche… je suis là. »Le Carême, c’est cela. Lâcher ce qui nous rassure faussement. Pour découvrir que Dieu tient vraiment.

Frères et sœurs,

Le premier Adam a douté. Le nouvel Adam a fait confiance. Ce Carême n’est pas un temps de peur.
C’est un temps d’apprentissage de la confiance. Et la plus grande victoire n’est pas de ne jamais être tenté.

La plus grande victoire, c’est de choisir Dieu au cœur même de la tentation. Amen.

1er Dimanche de Carême. Homélie du P. Clément M.2026-02-24T06:39:13+01:00

Mercredi des cendres. Homélie du P. Clément M.

Ce soir, nous ne venons pas chercher des cendres. Nous venons chercher un nouveau départ. Le Carême n’est pas une punition. Ce n’est pas une parenthèse triste. C’est une chance. Saint Paul nous le dit avec force :« Voici maintenant le moment favorable ! » Pas demain. Pas quand je serai prêt. Maintenant. Et cette année, le pape Léon XIV nous donne trois mots :

ÉCOUTER. JEÛNER. ENSEMBLE.

Trois mots.Trois combats.Trois conversions.

1️ ÉCOUTER

Le prophète Joël crie :« Revenez à moi de tout votre cœur. » Mais comment revenir si nous n’écoutons plus ?

Notre monde est bruyant. Notifications. Opinions. Polémiques. Réseaux sociaux. Informations continues.Nous réagissons vite.Nous jugeons vite.Nous parlons beaucoup. Mais écoutons-nous encore ?

Un père de famille me disait récemment :« Mon Père, je me suis rendu compte que je répondais à mes enfants avant même de les avoir vraiment écoutés… »

Combien de conflits naissent simplement d’un manque d’écoute ? Le pape insiste : Le Carême commence par l’écoute. Écouter la Parole. Écouter le cri des pauvres. Écouter celui qui souffre en silence. Dieu lui-même dit :« J’ai entendu le cri de mon peuple. »Écouter, c’est déjà aimer.

Saint François d’Assise priait :« Seigneur, que je cherche moins à être compris qu’à comprendre. »

Voilà peut-être notre premier jeûne :un jeûne de paroles blessantes,..un jeûne de jugements rapides, un jeûne de réactions impulsives. Avant de parler…écouter.

2️ JEÛNER

Dans l’Évangile selon Évangile selon Matthieu, Jésus nous dit :« Quand vous jeûnez… » Il ne dit pas « si ».Il dit « quand ».Le jeûne fait partie de la vie chrétienne. Mais pourquoi jeûner ?

Le pape nous le rappelle :Le jeûne éduque notre désir.

Une jeune femme me confiait :« Mon Père, j’ai essayé un jeûne d’écrans le vendredi… j’ai découvert que je fuyais souvent le silence. »

Le jeûne révèle ce qui nous tient.

Saint Augustin écrivait : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Dieu. »

De quoi avons-nous vraiment faim ?

Faim de réussite ? Faim d’image ?Faim de reconnaissance ?Ou faim de Dieu ?

Le jeûne n’est pas un régime. C’est une libération. Il remet Dieu au centre.

Et le pape ajoute quelque chose de très concret : Jeûner aussi de paroles dures. Jeûner des calomnies. Jeûner des mots qui divisent.

Imaginez un groupe, une communauté, une famille…où chacun ferait le jeûne des paroles blessantes…Ce serait une révolution silencieuse.

3️ ENSEMBLE

Et voici le troisième mot.Le Carême n’est pas une performance individuelle.

Ce n’est pas :« Moi et mes efforts spirituels. » C’est :Nous.

Le pape rappelle que dans la Bible, le peuple jeûne ensemble, écoute ensemble, se convertit ensemble.

Si mon Carême ne change rien à ma manière de parler à mon conjoint…de regarder un pauvre…de vivre dans ma paroisse…alors il reste extérieur.

La conversion est personnelle.Mais elle transforme les relations.

Un jour, une personne m’a dit après un Carême :« Mon plus grand effort n’a pas été le chocolat…c’était de demander pardon à mon frère. »Voilà le vrai Carême.

Dans quelques instants, nous recevrons les cendres.

« Souviens-toi que tu es poussière. » Oui, nous sommes fragiles.

Mais Dieu aime la poussière. Il en a fait une créature vivante. Il en a fait un fils, une fille. La cendre n’est pas un signe de condamnation. C’est un signe de vérité. Et la vérité rend libre.

Conclusion

Frères et sœurs, Retenons trois mots.

ÉCOUTER. Avant de parler.

JEÛNER. Pour purifier nos désirs.

ENSEMBLE. Pour guérir nos relations.

Et n’oublions jamais cette parole : « Voici maintenant le moment favorable. » Que ce Carême 2026 ne soit pas un Carême de plus. Mais un Carême vrai. Un Carême profond. Un Carême qui change quelque chose. Amen.

Mercredi des cendres. Homélie du P. Clément M.2026-02-21T17:02:22+01:00

VIe Dimanche du temps ordinaire A. Homélie du P. Clément M.

Je voudrais commencer par un petit conte.

Un grand-père parle à son petit-fils.Il lui dit : “Mon enfant, à l’intérieur de chacun de nous, il y a deux loups qui se battent.”

Le premier loup est : la colère ;la jalousie ;la rancune ;le mensonge

Le second loup est : la paix ;la bonté ;le pardon ;la vérité ;

Le petit garçon demande : “Grand-père… lequel des deux gagne ?”

Et le grand-père répond : “Celui que tu nourris.” ….Silence.

Chers amis…voilà exactement l’Évangile d’aujourd’hui.

 Jésus va au cœur

Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus dit :

  • Ce n’est pas seulement “Tu ne tueras pas.”
  • C’est : “Ne laisse pas la colère te dévorer.”

Ce n’est pas seulement “Ne commets pas d’adultère.”C’est : “Ne transforme pas l’autre en objet.” Autrement dit : 👉 Le vrai combat n’est pas d’abord extérieur.👉 Il est intérieur.

Quel loup nourrissons-nous ?

Quand une dispute éclate en famille…Quand un adolescent répond sèchement…Quand un couple accumule les non-dits…Ce n’est pas le geste qui naît en premier.C’est quelque chose dans le cœur.

Jésus ne vient pas alourdir la loi.Il vient soigner la racine.

 “Si tu le veux…” – Dieu nous fait confiance

Dans la première lecture (Si 15), il est écrit : “Si tu le veux, tu peux observer les commandements.” Dieu ne dit pas : “Tu dois.” Il dit : “Si tu veux.”

Quelle délicatesse ! Il respecte notre liberté. Il nous traite comme des adultes responsables. Et cela est capital pour nos familles. On ne peut pas forcer quelqu’un à aimer. On peut seulement lui montrer le chemin. Dieu nous montre le chemin. Il ne nous écrase pas.

 Témoignage actuel – Une parole qui a changé une famille

Il y a quelques années, un père de famille racontait ceci :Après une grosse dispute avec son fils adolescent, le climat était devenu glacial à la maison. Plus un mot. Plus un regard.Un soir, il relit l’Évangile : “Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi… va d’abord te réconcilier.” Il hésite. Son orgueil lui dit : “C’est lui qui doit faire le premier pas.”Mais il pense à son fils. Il monte dans sa chambre. Il frappe. Et il dit simplement : “Je ne veux pas que la colère gagne. Je t’aime.”

Le fils fond en larmes. Rien d’extraordinaire. Pas de grand discours théologique. Juste une décision intérieure. Il a choisi quel loup nourrir. Et toute la maison a changé.

 La sagesse dont parle saint Paul

Saint Paul dit que la vraie sagesse n’est pas celle du monde. Le monde dit : “Ne te laisse pas faire.” “Gagne.” “Impose-toi.” Jésus dit : “Réconcilie-toi.” “Dis la vérité.” “Que ton oui soit oui.” C’est une autre logique.

Et nous entrons cette semaine dans le Carême. Le Carême n’est pas un temps pour se sentir coupable. C’est un temps pour nourrir le bon loup.

 Une parole aux parents présents

Peut-être certains se disent : “Je ne viens pas souvent…” “Je ne suis pas parfait…”

Rassurez-vous : Personne ici n’est parfait.

 Conclusion – Le choix du cœur

Chers amis, Aujourd’hui, Jésus ne nous donne pas une morale compliquée.

Il nous pose une question simple :👉 Quel loup veux-tu nourrir ?

La rancune…ou le pardon ? Le mensonge…ou la vérité ? L’indifférence…ou l’amour ?

Ce qui change le monde ne commence pas dans les lois. Il commence dans le cœur. Et si aujourd’hui, chacun choisit un petit pas concret… alors l’Évangile aura laissé une trace dans Coeur. Et beaucoup de choses changeraient en nous et autour de nous. Amen. 🌿

 

VIe Dimanche du temps ordinaire A. Homélie du P. Clément M.2026-02-16T23:09:58+01:00

Homélie d’Henri Fischer, dimanche de la santé, 8 février 2026

Que votre lumière brille (Matthieu 5, 13-16)

Frères et Sœurs bonjour,

Aujourd’hui à partir de ce texte de l’Évangile de Matthieu et en cette Journée mondiale de la Santé, je vais vous parler de vocation, de la manière de répondre à cet appel et pour finir de lumière et de vitrail.
Je vous propose d’accueillir ce texte de Matthieu dans la continuité de Béatitudes que nous avons entendu la semaine dernière. Dans le texte des Béatitudes, Jésus nous a donné son programme, Heureux le pauvres, Heureux les doux, Heureux, Heureux… Il nous a partagé son évangile, la Bonne nouvelle. Et aujourd’hui en quelques phrases chocs, en quelques mots percutants, Jésus dit à ses disciples ce qu’il attend d’eux. Il nous redit aujourd’hui à chacun de nous à quoi nous sommes appelés, il nous redit quelle est notre vocation. A nous de donner le goût du Royaume aux personnes de ce temps comme le sel révèle les saveurs, à nous par nos actions d’éclairer le monde, de révéler au monde cette Bonne nouvelle. Parce que si comme le sel qui s’affadi ou la lumière rangée sous le boisseau si nous ne faisons pas connaître cette Bonne Nouvelle à quoi cela sert de se dire disciple de Jésus ! Jésus, comme les premiers disciples, nous place devant nos responsabilités. Le Royaume des cieux qu’il vient annoncer il ne pourra se réaliser, il ne pourra se manifester qu’à travers nous, que par nous. Alors comment répondre à cet appel, concrètement qu’est-ce que ça veut dire de rayonner de cette lumière ? C’est vrai que le texte du jour ne nous en dit rien. Nous le savons par la suite dans son enseignement Jésus précisera cela. En attendant, nous pouvons entendre ce qu’Isaïe nous dit dans la première lecture. « partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, ne te dérobe pas à ton semblable ». Nous pouvons également faire mémoire comment les premiers disciples ont pris au sérieux cette invitation de Jésus. Au premier temps de l’Église, les chrétiens ont proposé une façon renouvelée de vivre la fraternité dans un monde souvent dur et cruel. Par exemple, une pratique courante à cette époque est d’abandonner les enfants sur les marches des temples. Ces enfants étaient recueillis pour être conduit soit vers la prostitution soit vers l’esclavage. Les chrétiens se sont opposés à cette façon de faire ils ont accueilli, recueilli les enfants abandonnés et ils s’interdisaient au sein de leur communauté d’abandonner leurs propres enfants.
2000 ans plus tard, il y a toujours de la souffrance, de la misère dans notre monde. Alors aujourd’hui je vous invite à entendre à nouveau cet appel de Jésus, à nous tenir aux côtés de ceux qui souffrent. Entendons cet appel à ne laisser personne de côté pour leur signifier que Jésus-Christ inlassablement est là auprès d’eux. Entendons cet appel à annoncer aux plus fragiles, aux plus pauvres que Dieu les aime inconditionnellement. Entendons cet appel à ne pas nous dérober à notre semblable. Alors particulièrement aujourd’hui en ce dimanche de la Santé, nous pouvons rendre grâce pour l’engagement de tous les acteurs du monde de la santé qui chaque jour se tiennent auprès des malades, qui se battent pour préserver la dignité de la personne humaine. Nous pouvons porter dans notre prière bien sûr toutes les personnes malades. Et dans nos prières n’oublions pas  tous les accompagnants des personnes malades qui souvent dans l’ombre se dévouent quotidiennement pour accompagner leurs proches dans ces moments de vulnérabilité.

Alors, s’il nous arrive de douter, de vouloir baisser les bras devant tant d’injustice, tant de souffrance dans notre monde et pour nos proches, nous devons nous rappeler de cette parole de Jésus : « Nous sommes la lumière du monde » Nous avons reçu en héritage, un trésor qui donne sens à toute vie. Nous avons reçu cette lumière qui dissipe les ténèbres enveloppant si souvent notre quotidien. Il n’est pas question ici de mettre en avant sa vertu. Il est question de faire découvrir aux personnes de notre temps la source de nos comportements, de notre conversion au Royaume comme l’ont fait les premiers disciples. Il s’agit d’être un témoin transparent à la source de la lumière puisque c’est elle qui doit être reconnue. Pas transparent comme une vitre sans couleur, fade, mais transparent comme un vitrail, par lequel, en fonction de ce que nous sommes les mille et une couleurs de la Bonne Nouvelle soient reconnues par nos contemporains.
Pour conclure, je vous invite à entendre l’appel de Jésus, lui qui est venu inaugurer Le Royaume de Dieu, il nous confie aujourd’hui à nous ses disciples le soin de le révéler au monde en nous tenant au plus près des petits, des malades. Je vous invite à prier humblement l’esprit pour qu’il nous pousse chaque jour à être des témoins de cette bonne nouvelle, de nous donner la confiance d’oser rayonner de cette lumière autour de nous pour qu’à travers chacun de nous la lumière de Dieu brille pour les hommes et les femmes de ce temps. Amen

Homélie d’Henri Fischer, dimanche de la santé, 8 février 20262026-02-13T11:23:40+01:00

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus ne commence pas par nous demander d’agir, mais par nous rappeler qui nous sommes : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »

Non pas vous serez, mais vous êtes.
Pourtant, le sel peut perdre sa saveur et la lumière peut s’éteindre. La question posée par Jésus est alors essentielle : quelle trace laissons-nous dans le monde ?

Le sel : donner du goût sans se mettre en avant

Le sel est discret, presque invisible, mais indispensable. Lorsqu’il manque, tout devient fade.
Ainsi, le chrétien n’est pas appelé à dominer ni à s’imposer, mais à rendre la vie plus humaine, plus juste, plus fraternelle.

Le prophète Isaïe le rappelle avec simplicité : partager son pain, accueillir, soutenir, couvrir celui qui est nu.
Ce sont des gestes concrets, mais qui transforment profondément la vie.

Le sel s’affadit lorsque la foi devient une habitude sans amour, lorsque l’on parle de Dieu sans se laisser toucher par l’homme. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

La lumière : éclairer sans éblouir

Jésus poursuit : « Vous êtes la lumière du monde. »
La lumière ne cherche pas à éblouir : elle rassure, oriente, empêche de tomber. Une petite lumière suffit parfois à chasser une grande obscurité.

La foi peut être personnelle, mais elle n’est jamais privée.
Elle devient lumière lorsqu’elle est cohérente, lisible et habitée, quand la manière de vivre parle plus fort que les discours. 👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Une foi qui se donne

Jésus précise : « Que votre lumière brille pour qu’on rende gloire au Père. »
Le sel disparaît dans le plat, la lumière se consume pour éclairer. Voilà le cœur de la vie chrétienne : se donner sans chercher sa propre gloire.

On reconnaît un vrai témoin à ce qu’il fait naître autour de lui : plus de paix, plus de confiance, plus d’espérance.

Témoignage de Jacques Fesch

La vie de Jacques Fesch rappelle qu’aucune existence n’est définitivement perdue.
Dans la solitude de la prison, ce ne sont pas des discours qui l’ont transformé, mais la présence fidèle et respectueuse de ceux qui ne l’ont pas réduit à son acte.

Une lumière s’est alors allumée dans sa nuit.
Sa vie est devenue un signe : même au cœur de l’obscurité, une existence peut retrouver sens et espérance.

👉 Un chrétien n’est pas fait pour se cacher, mais pour donner du goût et éclairer la route.

Conclusion

Le monde n’a pas besoin de chrétiens parfaits, mais de chrétiens habités :
– du sel qui donne du goût à la vie quotidienne,
– de la lumière qui éclaire les nuits des autres.

Là où nous sommes, humblement, soyons ce que Jésus nous dit que nous sommes déjà.
Alors, sans beaucoup de paroles, le monde saura que Dieu est vivant.

Ve Dimanche du Temps Ordinaire Année A. Homélie du P. Clément M.2026-02-09T09:05:02+01:00

IVe dimanche du Temps Ordinaire. Homélie du P. Clément M.

Les Béatitudes : le bonheur selon Jésus!

Les Béatitudes sont sans doute l’un des textes les plus connus de l’Évangile… et pourtant l’un des plus déroutants.
Jésus y propose un bonheur à contre-courant : non pas celui des puissants, des gagnants ou des satisfaits, mais celui des pauvres de cœur, des doux, de ceux qui pleurent.

👉 Le bonheur selon Dieu ne ressemble pas au bonheur selon le monde.
Avec les Béatitudes, Jésus ne donne pas d’abord des règles, mais un chemin de vie, fondé sur des valeurs humaines profondes, indispensables pour être vraiment heureux.

Pourquoi tant de personnes cherchent-elles le bonheur sans le trouver ?
Parce que nous le confondons souvent avec la réussite, la possession ou la puissance. Jésus, lui, propose un autre chemin, en trois mouvements simples et concrets. Je vous le propose en 3 verbes: ACCUEILLIR,DÉSARMER,DONNER.

  1. Accueillir sa vérité

« Heureux les pauvres de cœur… Heureux ceux qui pleurent… »

Être pauvre de cœur, ce n’est pas aimer la misère, mais accepter de ne pas être autosuffisant. Tant que nous refusons nos fragilités, nous nous épuisons à porter une image. Le jour où nous acceptons nos limites, la vie devient plus vraie et plus légère.

Comme le disait saint Augustin : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Dieu. »
Le premier pas vers le bonheur est donc d’oser la vérité de sa propre vie.

  1. Désarmer son cœur

« Heureux les doux… Heureux les miséricordieux… »

Jésus propose une force qui ne fait pas de bruit : la douceur, la miséricorde, le pardon. Non par faiblesse, mais parce que la violence intérieure détruit toujours celui qui la porte.

Saint François de Sales l’affirmait : « Rien n’est si fort que la douceur. »
Désarmer son cœur, c’est refuser de blesser pour avoir raison, et choisir la paix intérieure.

  1. Donner un sens à sa vie

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… Heureux les artisans de paix… »

Le bonheur selon Jésus n’est jamais un repli sur soi. Une vie centrée uniquement sur son confort finit par s’appauvrir intérieurement. Donner un sens à sa vie, c’est refuser l’indifférence et croire que notre existence compte aussi pour les autres.

Albert Schweitzer disait : « Le bonheur est la seule chose qui se double quand on le partage. »

Conclusion

Jésus ne nous promet pas une vie facile, mais il nous montre comment vivre heureux :

  • Accueillir sa vérité
  • Désarmer son cœur
  • Se donner sans calcul

Voilà le bonheur selon Jésus : non pas un rêve inaccessible, mais un chemin concret, possible dès aujourd’hui. AMEN.

IVe dimanche du Temps Ordinaire. Homélie du P. Clément M.2026-02-02T08:54:51+01:00

IIIe DIMANCHE du TOA. Homélie du P. Clément M.

Bien chers frères et sœurs!

Suivre le Christ aujourd’hui : un défi… mais une lumière !

Notre monde tolère beaucoup de choses, mais peine souvent à accueillir une foi vécue clairement. Parler de Dieu dérange, et l’Église elle-même est blessée par des scandales qui font souffrir. Pourtant, la Parole de Dieu ouvre une brèche de lumière : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Isaïe). Non pas un peuple parfait, mais un peuple en marche.

  1. Un appel au cœur du réel

Jésus appelle des hommes ordinaires, au bord du lac, dans leur travail quotidien. Il ne promet ni sécurité ni succès, mais dit simplement : « Venez derrière moi. »
👉 Premier défi du chrétien aujourd’hui : suivre le Christ tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit. Jésus n’évite pas les ténèbres du monde ; il y entre pour y faire naître la lumière.

  1. Tout quitter… sans tout perdre

Les disciples laissent leurs filets : leurs sécurités, leurs certitudes, leur contrôle. Dietrich Bonhoeffer écrivait : « Quand le Christ appelle un homme, il l’invite à venir et à mourir » — mourir à la peur, au confort, à une foi tiède.
👉 Deuxième défi : choisir la fidélité plutôt que la facilité, même quand cela expose au regard ou à l’incompréhension des autres.

III. Croire malgré les blessures de l’Église

Oui, l’Église est fragile et blessée. Mais l’Évangile rappelle l’essentiel : on ne suit pas des chrétiens parfaits, on suit le Christ. Comme le disait Mère Teresa : « Si l’Église vous scandalise, restez : elle a besoin de saints, pas de spectateurs. »
👉 Troisième défi : ne pas confondre la sainteté du Christ avec la faiblesse de ses disciples.

  1. Une foi qui devient lumière

La foi chrétienne n’est ni une opinion ni une idéologie. Elle se traduit par une vie donnée, des gestes concrets, une espérance active. Le témoignage de penseurs et de croyants contemporains rappelle que croire n’est pas fuir la raison, mais aller jusqu’au bout de la vérité.
👉 Quatrième défi : faire de sa foi une lumière humble et visible dans le quotidien.

Conclusion – Choisir la lumière

Être chrétien aujourd’hui n’est ni naïf ni confortable. C’est choisir la lumière, même fragile, plutôt que l’obscurité rassurante.
Que l’Eucharistie fasse de nous non pas des chrétiens parfaits, mais des chrétiens debout, porteurs de la lumière du Christ pour un monde qui en a tant besoin

IIIe DIMANCHE du TOA. Homélie du P. Clément M.2026-01-26T12:00:58+01:00

Homélie du P. Clément M. 2e dimanche du Temps ordinaire A.

En ce 2ᵉ dimanche du temps ordinaire, l’Évangile nous place devant une scène d’une grande sobriété : Jean-Baptiste voit Jésus passer et déclare simplement : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »
Sans miracle spectaculaire ni long discours, tout se joue dans un regard et un témoignage humble. Jean-Baptiste ne se met pas en avant : il montre le Christ et s’efface. Cette attitude nous interroge profondément : ma vie parle-t-elle du Christ ou surtout de moi-même ?

La foi chrétienne commence par un regard. Jean-Baptiste affirme : « J’ai vu l’Esprit descendre et demeurer sur lui. » La foi n’est pas d’abord une morale ou une idéologie ; elle naît de la reconnaissance de Dieu déjà à l’œuvre. Comme le rappelait le prophète Isaïe, Dieu agit souvent avant même que nous ayons compris. Le monde d’aujourd’hui n’est pas tant sans Dieu qu’il n’est fatigué de paroles : il attend des signes visibles, des vies qui témoignent.

Jean-Baptiste ne présente pas Jésus comme un juge ou un puissant, mais comme l’Agneau : la force de la douceur, l’amour qui porte sans écraser. Le cœur du christianisme est là : le chrétien révèle le Christ non par la domination, mais par la compassion et le don de soi. De nombreuses conversions sont nées non d’arguments, mais du spectacle bouleversant d’un pardon vécu jusqu’au bout.

Jésus est aussi celui qui « enlève le péché » : il ne nie pas le mal, mais refuse de réduire l’homme à ses fautes. Le chrétien est donc appelé non à condamner, mais à ouvrir des chemins de relèvement et d’espérance. La foi attire lorsqu’elle est vécue avec cohérence, comme en témoigne la conversion de Charles de Foucauld, touché non par des discours, mais par des vies habitées par Dieu.

Enfin, Jean-Baptiste affirme avec humilité : « Moi, je ne le connaissais pas… mais j’ai vu. » Le témoignage le plus fort n’est pas celui de la perfection, mais celui d’une vérité vécue. Le monde n’attend pas des chrétiens irréprochables, mais des chrétiens authentiques, capables de marcher avec les autres sans juger.

En ce début de temps ordinaire, l’Évangile nous confie une mission simple et exigeante : devenir des vies qui montrent le Christ, par une présence fidèle, une douceur courageuse et un amour qui relève.
Que cette prière nous accompagne :
« Seigneur, fais de ma vie un signe qui te montre, même quand je ne parle pas. »

Homélie du P. Clément M. 2e dimanche du Temps ordinaire A.2026-01-19T10:17:53+01:00

Homélie du P. Clément M. pour la Fête du Baptême du Seigneur

« Baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner »

Frères et sœurs,

Avec la fête du Baptême du Seigneur, nous fermons doucement la porte du temps de Noël.
Mais attention : on ne referme pas une parenthèseOn ouvre un chemin.

À Noël, Dieu est descendu jusqu’à nous. Aujourd’hui, au Jourdain, l’homme Jésus entre pleinement dans la mission de Dieu. Et avec lui, chacun de nous est concerné.

  1. DESCENDRE – Dieu rejoint l’homme là où il est

Jésus se présente au Jourdain, dans la file des pécheurs.
Il n’a pas besoin d’être baptisé… Mais il choisit de descendre.

C’est déjà annoncé par Isaïe :« Voici mon serviteur… il ne criera pas, il ne haussera pas le ton » (Is 42).

Dieu ne s’impose pas.Il rejoint, il s’approche, il se penche.

Le Jourdain, ce n’est pas un lieu sacré.C’est un lieu de vérité : blessures, repentirs, recommencements.

Premier mot à retenir : DESCENDRE
Dieu n’aime pas de loin.Il nous aime là où nous sommes, pas là où nous prétendons être.

  1. AIMER – « Tu es mon Fils bien-aimé »

Au moment où Jésus sort de l’eau, le ciel s’ouvre.L’Esprit descend.
Et une voix retentit :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Avant tout miracle, avant toute parole, avant toute croix… Jésus est aimé.

Et c’est capital :Dieu ne dit pas « Tu es mon Fils parce que tu fais bien » mais : « Tu es mon Fils, et je t’aime. »

Deuxième mot : AIMER

Et cette parole, frères et sœurs, elle a aussi été prononcée sur chacun de nous au jour de notre baptême.

Même quand nous doutons, même quand nous chutons, même quand notre foi est fragile…Dieu ne reprend jamais son amour.

  1. ENVOYER – Baptisés pour la mission

Dans les Actes des Apôtres, Pierre résume la vie de Jésus ainsi :« Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint… Il passait en faisant le bien » (Ac 10).

Voilà la mission du baptisé : Passer en faisant le bien.

Pas forcément faire des choses extraordinaires, mais vivre de manière extraordinairement fidèle :

  • aimer,
  • relever,
  • pardonner,
  • servir,
  • espérer.

Troisième mot : ENVOYER

Le Baptême du Seigneur nous rappelle que le baptême n’est pas un souvenir du passé, mais une force pour aujourd’hui.

« Baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner. »

Frères et sœurs,le temps de Noël s’achève, mais le temps de notre mission commence.

Au Jourdain,le ciel s’est ouvert une fois… Il ne s’est jamais refermé. Chaque fois que nous vivons en baptisés,le ciel s’ouvre encore.

Seigneur Jésus,
Toi qui as voulu entrer dans les eaux du Jourdain, apprends-nous à descendre vers nos frères.

Rappelle-nous, quand nous doutons, que nous sommes tes enfants bien-aimés.

Renouvelle en nous la grâce de notre baptême, pour que nous vivions chaque jour
baptisés pour aimer, baptisés pour vivre, baptisés pour témoigner. Amen.

 

Homélie du P. Clément M. pour la Fête du Baptême du Seigneur2026-01-12T00:55:31+01:00

Homélie du P. Clément Marie pour le dimanche de l’Épiphanie

Chers frères et sœurs!

Blaise Pascal disait:« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. » L’Épiphanie n’est pas une fête de folklore ni de décorations orientales. Elle est la fête d’un Dieu qui se révèle, mais qui respecte infiniment la liberté de l’homme. Dieu ne force pas la porte des cœurs. Il allume une lumière suffisante pour qui veut marcher… et accepte que certains préfèrent rester dans l’ombre. Voilà pourquoi cette fête est profondément actuelle :elle pose une question simple et décisive : veux-tu voir ?

Ave les mages qui viennent à Jésus, je voudrais méditer avec vous ce dimanche sur le DON.

  1. D comme DÉSIR — Le contexte spirituel de l’Épiphanie .Deux attitudes face à la lumière.

Dans l’Évangile, deux mondes se croisent :

  • les mages, païens, étrangers, chercheurs de vérité ;
  • Hérode et Jérusalem, savants, installés, inquiets pour leurs sécurités.

Les premiers cherchent, les seconds se protègent.

Isaïe annonçait déjà : Les nations marcheront vers ta lumière » (Is 60). La foi commence toujours par un désir intérieur, parfois confus, parfois fragile, mais réel.

Il y a encore aujourd’hui :

  • des hommes et des femmes loin de l’Église, mais au cœur en quête ;
  • et parfois des croyants proches des rites, mais éloignés du feu intérieur.

« Dieu ne se cache pas de celui qui le cherche ; il se voile seulement à celui qui refuse de changer. »

Un catéchumène disait :« Je n’ai pas commencé par croire en Dieu, j’ai commencé par ne plus me contenter de vivre sans Lui. »

  1. O comme ORIENTATION — L’étoile, la Parole et l’Église. Une étoile qui n’abolit pas la nuit.

L’étoile n’est ni un GPS ni une preuve mathématique. Elle oriente, elle suggère, elle invite à avancer.

Les mages ont besoin :

  • de l’étoile pour partir,
  • de la Parole des Écritures pour préciser le lieu,
  • du discernement pour éviter Hérode.

*  La foi est toujours une synergie entre la grâce de Dieu et la réponse humaine.

  1. Aujourd’hui, quelles étoiles ?
  • la Parole de Dieu méditée fidèlement,
  • les sacrements vécus humblement,
  • des témoins crédibles,
  • l’Église, fragile mais nécessaire.

« Celui qui refuse d’être guidé finit toujours par se perdre seul. »

Un homme engagé racontait :« Quand j’ai repris l’Évangile chaque matin, ma vie n’est pas devenue plus facile, mais elle est devenue plus claire. »

III. N comme NOUVEAUTÉ — Les dons des mages, dons pour notre vie

Les mages n’apportent pas des objets décoratifs, mais une confession de foi vivante.

  •  L’Or — Ce qui a du prix

L’or dit : Tu es Roi. Aujourd’hui, l’or, c’est :

  • le temps donné,
  • la fidélité dans les petites choses,
  • des choix cohérents avec l’Évangile.

Ce à quoi je consacre mon temps révèle mon véritable trésor.

  •  L’Encens — La prière qui monte

L’encens dit : Tu es Dieu. Sans prière, la foi s’essouffle, devient idéologie ou habitude.

« La prière n’enlève pas les problèmes, mais elle empêche de les affronter seul. »

  •  La Myrrhe — Les blessures offertes

La myrrhe dit : Tu es le Sauveur crucifié. Nos fragilités, nos épreuves, offertes au Christ, deviennent lieu de grâce.

Une personne éprouvée confiait :« Le jour où j’ai cessé de cacher mes blessures à Dieu, j’ai commencé à guérir intérieurement. »

Conclusion/Repartir autrement

« Avertis en songe, ils retournèrent par un autre chemin » (Mt 2,12).C’est la marque d’une vraie Épiphanie : on ne change pas de pays, mais on change de cœur.

En cette solennité, demandons la grâce :

  • d’un désir vrai,
  • d’une écoute humble,
  • d’une offrande confiante de toute notre vie.

« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir,et assez de ténèbres pour ceux qui ne veulent pas voir. »Amen.

Homélie du P. Clément Marie pour le dimanche de l’Épiphanie2026-01-04T23:38:27+01:00
Aller en haut