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Homélies des messes

4e Dimanche de Pâques. Homélie du P. Clément M.

la Parole de Dieu aujourd’hui nous offre une image simple mais profonde : celle du berger et de ses brebis.
Dans les Actes, Pierre appelle à la conversion. Dans la lettre de saint Pierre, nous entendons que nous étions errants mais que nous sommes revenus vers le Pasteur. Et dans l’Évangile, Jésus affirme : « Moi, je suis la porte des brebis. »👉 Une seule vérité se dégage : nous avons besoin d’être guidés. Car nous pouvons facilement nous perdre — dans nos choix, nos blessures, le bruit du monde. Aujourd’hui, retenons trois mots :👉 RECONNAÎTRE – CHOISIR – SUIVRE

1. RECONNAÎTRE la voix du Bon Pasteur

Jésus dit : « Les brebis écoutent sa voix. »Mais savons-nous vraiment reconnaître sa voix ?

Aujourd’hui, tant de voix nous entourent : réseaux, opinions, peurs…La voix de Jésus, elle, est discrète mais vraie. On apprend à la reconnaître :

  • dans la prière
  • dans la Parole de Dieu
  • dans les sacrements

👉 On reconnaît une voix parce qu’on la fréquente. La voix du Christ ne force pas : elle appelle.

2. CHOISIR la porte qui donne la vie

Jésus dit : « Moi, je suis la porte. »Il y a des portes qui enferment… et une porte qui sauve.

Beaucoup choisissent :

  • le plaisir sans limite
  • l’autonomie sans Dieu
  • « je vis pour moi »

Mais Jésus avertit : 👉 « Le voleur ne vient que pour détruire. »

Un témoignage en France : un jeune homme, après une vie de dérives, se retrouve en prison. Là, il découvre cette parole :
👉 « Moi, je suis la porte. » Dans sa cellule, il prie pour la première fois. Rien ne change extérieurement… mais intérieurement, tout s’ouvre : une paix nouvelle, une vraie liberté.

👉 On peut être libre dehors et enfermé dedans…
👉 et enfermé dehors mais libre en Dieu.

Choisir le Christ, c’est choisir la vraie liberté.

3. SUIVRE le Pasteur

Jésus marche devant ses brebis, et elles le suivent.La foi n’est pas une idée : c’est un chemin.

Suivre le Christ, c’est :

  • pardonner
  • aimer malgré tout
  • rester fidèle

Comme le disait Mother Teresa :« Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d’être fidèles. »

👉 Le Christ ne promet pas une vie sans épreuve,mais une vie qui a du sens et qui conduit à la vie éternelle.

Aujourd’hui, le Christ Bon Pasteur nous dit :
👉 Reconnais ma voix
👉 Choisis ma porte
👉 Suis mon chemin

Alors, tu ne seras plus une brebis perdue,mais une brebis aimée, guidée et sauvée.

Seigneur Jésus, Bon Pasteur, apprends nous à reconnaître ta voix.
Donne-nous le courage de choisir ta porte et la force de te suivre.
Fais de nous des témoins pour ceux qui se cherchent. Amen.

4e Dimanche de Pâques. Homélie du P. Clément M.2026-04-30T09:58:10+02:00

Homélie du Père Justin, IV Dimanche de Pâques, Jn 10,1-10

Chers frères et sœurs, dans l’évangile que nous avons proclamé le Seigneur dit Je suis la porte des brebis.

Cette image de la porte évoque celle de la bergerie mais le terme d’enclos qu’il emploie est beaucoup plus large et peut aussi évoquer d’autres enceintes, comme la porte d’une ville ou bien celle d’un temple, ou même celle d’une terre, d’un pays.

Une terre a des frontières naturelles et des villes fortifiées qui sont comme ses portes elles aussi. Comme par exemple la ville de Jéricho qui est la ville frontière, la porte par où sont passés les Israélites pour entrer dans la terre promise.

La porte évoque un endroit clos et ouvert à la fois, comme une ville, avec son enceinte qui est protectrice, maternelle, et qui peut être une image de Dieu. Dieu comme une ville protectrice, génitrice, c’est une image biblique importante dans les Psaumes…

Par la porte nous dit le Seigneur on entre et on sort de l’enceinte, comme d’un ventre maternel. Le Seigneur dit que l’on entre et que l’on sort, c’est-à-dire que l’on est conçu et que l’on nait. On entre et on sort, on est conçu et on nait dans cette ville, de cette ville qui est une image maternelle de Dieu.

Et en même temps le Seigneur nous donne aussi une image paternelle de lui-même. Celle du bon pasteur qui appelle ses brebis une à une, les mène dehors, leur fait trouver un pâturage. Et il les fait entrer et sortir de nouveau. Avec le Seigneur nous pouvons toujours naitre de nouveau et trouver un nouveau pâturage pour nous épanouir.

Il est le bon pasteur, une image biblique du roi, qui conduit ses brebis dans la paix et la justice… Celles qui écoutent sa voix ce sont ses brebis, elles entrent et elles sortent avec lui.

Le voleur, lui, il escalade par l’extérieur pour voler, pour piller. Parce qu’il ne recherche pas la paix et la justice, le voleur est ce que le Seigneur appelle ici l’étranger. La frontière n’est pas géographique ou ethnique, c’est une frontière éthique, morale, spirituelle.

On entre et on sort, on participe aux œuvres de paix et de justice, d’unité. Il n’y a plus le grec et le juif nous dit saint Paul, il n’y a plus le peuple d’Israël et les païens, mais tous sont un dans le Christ.

C’est on ne peut plus clair et en même temps les pharisiens ne comprennent pas. L’Évangile nous le dit, ils ne comprennent pas. Ils devraient pourtant comprendre, ils sont familiers des images bibliques…

Alors Jésus se fait encore plus clair, il dit : Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; le bandit vient pour piller, égorger, détruire.

Le Seigneur désavoue solennellement la violence, toute la violence utilisée pour entrer sur la terre promise, et par la suite pour établir la loi et la mettre en pratique. Dans toutes les circonstances quelles qu’elles soient où la violence a été utilisée, il la désavoue.

Et pourtant cette violence a été attribuée à Dieu. Dans le livre de Josué on lit que c’est Dieu qui a commandé d’entrer sur la terre promise en saccageant la ville de Jéricho et en tuant tous ses habitants…

Mais Jésus est Dieu en personne et il désavoue cette violence. Dieu ne change pas, il n’était pas violent il y a mille ans et pacifique maintenant. Donc cette justification de la violence est fausse et Dieu ne l’a jamais commandée.

Alors l’histoire sainte est fausse ? Oui elle est fausse en tout cas à chaque fois qu’elle veut justifier la violence avec Dieu. Nous n’avons une pleine connaissance de Dieu qu’en Jésus Christ et c’est à la lumière de l’Évangile que nous lisons l’Ancien Testament. Et à cette lumière nous refusons en toute légitimité ce qui est contraire à l’enseignement de Jésus.

Cependant les auteurs bibliques ne font pas que nous raconter l’histoire officielle, ils nous racontent aussi l’histoire véritable.

Dans le livre de Josué ils nous racontent la véritable histoire de l’entrée du peuple d’Israël sur la terre promise. Et ils le font à travers la figure de Rahab qui est une femme de Jéricho et une arrière-grand-mère de Jésus.

Le récit nous montre Rahab comme la véritable porte de Jéricho, qui fait entrer et sortir qui elle veut. Et sa véritable enceinte aussi. Rahab accueille dans sa maison comme dans le sein d’une mère à la fois les explorateurs israélites et sa propre famille cananéenne. Ils sont comme des jumeaux dans son sein.

Et comme tous les jumeaux il y en a un qui est là avant l’autre et il y aura des heurts entre eux. Mais il y aura aussi des pactes qui seront conclus entre les deux, et finalement des relations intrinsèquement familiales. C’est ce que le récit nous raconte en images et expose à qui veut et peut le comprendre.

C’est la véritable histoire, que l’auteur biblique nous raconte secrètement et qui contredit l’histoire officielle qui au contraire parle d’une conquête dominatrice et brutale commandée par Dieu.

Les peuples en réalité ont cohabité. Et les historiens aussi de nous jours le confirment, à partir des fouilles archéologiques : il y a eu une entrée progressive du peuple d’Israël sur la terre et une cohabitation des peuples…

Chers frères et sœurs, nous devons toujours mettre en question une histoire qui justifie la violence, quel que soit l’endroit où elle est inscrite, dans la Bible ou ailleurs. Le Seigneur nous appelle et nous guide, il nous renouvelle, il nous conduit à la vérité tout entière.

Il guide les auteurs bibliques, il guide les historiens, et les uns comme les autres comme lui sont menacés d’impiété par les violents.

Dans cette vérité nous construisons notre vie commune, nous participons à l’œuvre de justice et de paix de notre Seigneur, et son royaume peut commencer à croitre sur cette terre.

Homélie du Père Justin, IV Dimanche de Pâques, Jn 10,1-102026-04-26T18:50:01+02:00

Homélie du 3e dimanche de Pâques – P. Clément M.

Frères et sœurs,

Je voudrais commencer par une histoire vraie, bouleversante : celle de Jacques Fesch. Cet homme, condamné à mort après un crime, découvre dans sa cellule la présence de Dieu. Dans la solitude et le désespoir, il ouvre l’Évangile, commence à prier… et peu à peu, une lumière naît. La veille de son exécution, il écrit :« Dans cinq heures, je verrai Jésus. Quelle joie ! »

Comment est-ce possible ? Comment passer du désespoir à la paix, de la mort à la vie ?
La réponse est dans l’Évangile des disciples d’Emmaüs.

Eux aussi ont tout perdu : Jésus, l’espérance, le sens. Ils marchent, le cœur lourd. Et pourtant… Jésus est là. Il marche avec eux, mais ils ne le reconnaissent pas.

Cela nous rejoint profondément : il y a des moments où tout s’écroule, où Dieu semble absent. Et nous nous demandons : « Seigneur, où es-tu ? »
Mais la clé de cet Évangile est claire : quand tout semble fini… Jésus est déjà là.

  1. Un Dieu qui marche avec nous

Les disciples disent : « Nous espérions… » C’est la phrase des rêves brisés. Pourtant, Jésus est à leurs côtés. Mais ils ne le reconnaissent pas, enfermés dans leur déception.

Combien de fois cela nous arrive-t-il aussi ? Nous traversons des épreuves, des incompréhensions, et nous pensons que Dieu est absent… alors qu’il marche avec nous.
Comme le disait saint Augustin : « Ils avaient Jésus avec eux, mais ils ne le voyaient pas. »

  1. Jésus éclaire nos vies par sa Parole

Jésus ne fait pas de miracle spectaculaire. Il explique les Écritures, il relit leur histoire à la lumière de Dieu.Et alors, leur cœur devient brûlant.

Le problème n’était pas l’absence de Dieu, mais le manque de lumière pour comprendre. La foi naît lorsque nous acceptons de relire notre vie avec Dieu.
Comme ce témoignage d’une femme en deuil : elle croyait que Dieu l’avait abandonnée… jusqu’au jour où elle a compris qu’il l’avait portée à chaque étape.

III. Jésus se révèle dans l’Eucharistie

Au moment de la fraction du pain, leurs yeux s’ouvrent.

Emmaüs, c’est l’Eucharistie. Nous aussi, nous venons avec nos questions et nos fatigues. Et Jésus fait la même chose :
il nous parle dans la Parole, puis il se donne dans le pain.Alors nos yeux peuvent s’ouvrir… si nous venons, si nous écoutons, si nous accueillons.

Cet Évangile nous laisse un chemin simple :

  • Marcher : ne fuis pas ta vie. Jésus marche avec toi.
  • Écouter : laisse la Parole éclairer ton cœur.
  • Reconnaître : dans l’Eucharistie, c’est le Christ vivant.

« Quand tout semble fini… Jésus est déjà là. »Et comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes appelés à repartir, à témoigner.

Seigneur Jésus,toi qui marches avec nous même quand nous ne te voyons pas,
ouvre nos yeux, réchauffe nos cœurs,et fais de nous des témoins de ta Résurrection.Amen.

 

Homélie du 3e dimanche de Pâques – P. Clément M.2026-04-19T22:47:17+02:00

HOMELIE DU P. Clément M. 2e DIMANCHE DE PAQUES – DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE

Bien chers frères et sœurs !

Un jour, un prêtre polonais racontait qu’un homme était venu le voir après des années loin de Dieu. Il lui dit :« Mon Père, j’ai tout perdu… ma famille, ma dignité… et même la foi. Mais il y a une chose que je n’arrive pas à croire : que Dieu puisse encore m’aimer. »Le prêtre lui répondit simplement :« Ce n’est pas toi qui es incapable de croire… c’est ton cœur qui a été blessé. Viens, regarde le Christ. Lui croit encore en toi. » Cet homme s’est effondré en larmes… et il est revenu à Dieu.

Frères et sœurs, voilà le drame de notre monde :nous ne croyons plus que Dieu peut nous aimer tels que nous sommes.Et voilà le message de ce dimanche : La foi est un combat… et la miséricorde en est la victoire.

1. CROIRE… MALGRÉ LES PORTES FERMÉES

L’Évangile commence par une image forte : « Les portes étaient verrouillées. »

Les disciples ont peur.
Ils sont enfermés.
Ils doutent….Et pourtant… Jésus vient !

👉 Il ne frappe pas.
👉 Il ne reproche pas.
👉 Il entre… avec ses blessures.

Voilà la première vérité :La foi ne commence pas quand tout va bien… mais quand Dieu vient dans nos enfermements.

Comme Thomas, nous disons souvent :« Si je ne vois pas… je ne croirai pas ! »Mais Jésus ne rejette pas Thomas.Il lui montre ses plaies. 💬 Comme le disait Blaise Pascal :« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ne veulent pas croire. »

Frères et sœurs :nos doutes ne sont pas des obstacles pour Dieu… mais des portes pour sa grâce.

 2. RECEVOIR… LA MISÉRICORDE QUI RELÈVE

« La paix soit avec vous ! »Ce sont les premiers mots du Ressuscité.Pas : « Pourquoi m’avez-vous abandonné ? » Pas : « Vous m’avez trahi ! » Non.  Il offre la paix… il donne la miséricorde.Puis il souffle sur eux :  « Recevez l’Esprit Saint. »Et il ajoute : « À qui vous remettrez les péchés, ils seront remis. » Voilà le cœur de ce dimanche : Dieu ne vient pas pour juger… mais pour sauver.Comme l’a vécu Sainte Faustine Kowalska :  « La miséricorde de Dieu est plus grande que notre misère. »Mais attention…👉 la miséricorde n’est pas automatique : elle doit être accueillie.Combien vivent enfermés dans la culpabilité…Combien refusent de croire qu’ils peuvent être pardonnés…👉 Le plus grand péché aujourd’hui ?Ce n’est pas de tomber… c’est de ne plus croire au pardon.

 3. TÉMOIGNER… PAR UNE VIE TRANSFORMÉE

Regardez la première lecture :👉 « Ils mettaient tout en commun… et personne n’était dans le besoin. »Pourquoi ?  👉 Parce qu’ils ont rencontré la miséricorde.

 La vraie foi ne reste jamais enfermée. Elle devient charité, partage, fraternité.

Comme le disait Mère Teresa :« Nous ne pouvons pas faire de grandes choses, seulement de petites choses avec un grand amour. »Voilà le signe des chrétiens :une vie changée par la miséricorde.

  • Je voudrais finir par ce témoignage :

Un aumônier de prison racontait cette scène bouleversante.Un détenu, condamné pour un crime grave, refusait toute rencontre.Pendant des mois, il répétait :« Dieu ne peut rien pour moi. Je suis perdu. »Un jour, l’aumônier lui apporte simplement une image de la Divine Miséricorde.L’homme la regarde… longuement… puis demande :« Pourquoi les rayons sortent de son cœur ? »L’aumônier répond :« Ce sont des rayons de miséricorde… pour toi aussi. »Alors l’homme éclate en sanglots :« Pour moi ? Après tout ce que j’ai fait ? »Et ce jour-là… dans une cellule fermée, un cœur s’est ouvert. dans une vie brisée, la foi est revenue. dans un homme condamné, la miséricorde a triomphé.

Frères et sœurs,ce prisonnier, ce n’est pas seulement lui…c’est chacun de nous, enfermé dans ses peurs, ses fautes, ses doutes.Et l’Évangile d’aujourd’hui nous dit exactement cela :Jésus entre dans nos prisons intérieures… non pour condamner, mais pour relever. Comme l’a proclamé Jean-Paul II :« La miséricorde est le nom le plus profond de l’amour de Dieu. » Alors oui, le défi est là :Croire que Dieu peut encore nous aimer… même là où nous ne nous aimons plus nous-mêmes. Et accueillir cette vérité bouleversante :la miséricorde de Dieu est plus grande que tout ce que nous avons vécu.

Frères et sœurs, retenons 3 clés, 3 mots pour nous aujourd’hui :

 CROIRE…Même dans le doute, même dans la nuit.
Comme Thomas.

 ACCUEILLIR…La miséricorde de Dieu, sans peur, sans honte.

 TÉMOIGNER…Par une vie transformée, concrète, fraternelle.

Seigneur Jésus,
Toi qui es venu au milieu des portes fermées, viens entrer dans nos peurs, nos doutes, nos blessures.Augmente en nous la foi, ouvre nos cœurs à ta miséricorde,et fais de nous des témoins vivants de ton amour.Que nous puissions dire, avec foi et avec toute notre vie :
 « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Amen.

HOMELIE DU P. Clément M. 2e DIMANCHE DE PAQUES – DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE2026-05-24T17:55:34+02:00

PAQUES 2026. HOMELIE du P.Clément M. VEILLÉE PASCALE

Frères et sœurs,je vais vous faire une confidence…J’ai toujours eu un peu de mal à préparer une homélie pour Pâques.Noël… c’est plus facile.Un enfant, une crèche, une histoire que l’on peut raconter…Mais Pâques… Comment dire que quelqu’un est mort… et qu’il est vivant ? Comment affirmer cela sérieusement, aujourd’hui, en 2026 ?

Parce que soyons honnêtes…Quand je vais dire :JÉSUS CHRIST EST RESSUSCITÉ… ALLÉLUIA !

Quelqu’un ici pourrait penser : « Mais enfin Père… qu’est-ce que tu en sais, toi ? »Et vous auriez raison de poser la question.

  1. LA RÉSURRECTION : PAS UNE PREUVE… MAIS UNE EXPÉRIENCE

Dans l’Évangile, personne ne voit Jésus sortir du tombeau. Personne. Mais certains le rencontrent vivant.

👉 Voilà la foi chrétienne : pas une démonstration…mais une rencontre….Et cette rencontre… elle continue aujourd’hui.

  1. UN TÉMOIGNAGE QUI BOUSCULE : ANDRÉ FROSSARD

Je pense à un homme connu : André Frossard.Cet homme était athée. Pas indifférent… athée convaincu.

Un jour, à Paris, il entre dans une église…par hasard… pour attendre un ami.Il ne vient pas prier. Il ne cherche pas Dieu. Et là… en quelques minutes… tout bascule.Il dira : « Dieu existe, je l’ai rencontré. ».Pas une réflexion. Pas une théorie.

Une expérience fulgurante.Il ressort de l’église…et il n’est plus le même homme.Toute sa vie change.

Frères et sœurs… voilà quelqu’un qui aurait pu dire : « Qu’est-ce que tu en sais ? »

Et pourtant…il devient témoin.

III. LA RÉSURRECTION, C’EST AUJOURD’HUI

Alors oui… je n’ai pas vu Jésus sortir du tombeau.

Mais j’ai vu :

  • des incroyants devenir croyants
  • des cœurs brisés se relever
  • des vies repartir

Et ce soir… nous allons le voir encore.14 adultes.14 histoires.14 combats.👉 Certains ont traversé :

  • des résistances familiales
  • des doutes
  • des blessures
  • des combats intérieurs

Et pourtant… ils sont là. Pourquoi ?

👉 Parce qu’ils ont rencontré quelque chose…ou plutôt Quelqu’un.

 IV. VIVRE EN RESSUSCITÉ – 3 MOTS

Frères et sœurs,si le Christ est ressuscité… alors notre vie doit changer.

Je vous donne 3 mots simples : SORTIR-CROIRE-VIVRE

  1. SORTIR Sortir de quoi ?
  • de ses enfermements
  • de ses habitudes mortes
  • de son péché

Ne reste pas dans ton tombeau.

  1. CROIRE Croire que :
  • Dieu peut agir
  • ta vie peut changer
  • rien n’est perdu

Comme le dit Saint Paul :« Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. »

  1. VIVRE Vivre autrement :
  • aimer davantage
  • pardonner
  • espérer

Pas une foi du dimanche… une vie transformée !

 V. ÊTRE TÉMOIN DU RESSUSCITÉ – 3 MOTS

Maintenant… deuxième étape : VOIR-DIRE-RAYONNER

  1. VOIR Reconnaître Dieu à l’œuvre dans ta vie.
  2. DIRE Ne pas garder ça pour toi.Parler de ce que Dieu fait.
  3. RAYONNER Ta vie doit parler.Comme disait Sainte Teresa de Calcutta :« Que votre vie soit une lumière. »

Alors…je reviens à la question : « Qu’est-ce que tu en sais ? » Je le sais…

  • parce que des vies changent
  • parce que des hommes se relèvent
  • parce que ce soir… 14 personnes renaissent

Voilà ma réponse.Voilà notre réponse.

Frère, sœur…Qu’est-ce qui, en toi, attend de ressusciter ? Qu’est-ce qui est encore enfermé ?

N’aie pas peur.Le Christ est vivant.Et il vient à ta rencontre.

Avec foi, avec force : JÉSUS CHRIST EST RESSUSCITÉ !
IL EST VRAIMENT RESSUSCITÉ ! ALLÉLUIA !

PRIÈRE

Seigneur Jésus ressuscité,fais de nous des hommes relevés,des cœurs transformés,des témoins courageux.Et que notre vie proclame, sans peur :Tu es vivant !Amen.

PAQUES 2026. HOMELIE du P.Clément M. VEILLÉE PASCALE2026-04-11T23:00:47+02:00

VIIe dimanche de PÂQUES. Homélie du P. Clément M.

En ce 7e dimanche de Pâques, nous sommes comme suspendus entre deux grands mystères : l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte qui vient. Jésus est monté vers le Père ; l’Esprit Saint est promis, mais les disciples l’attendent encore. Que font-ils dans cet entre-deux ? Ils ne s’agitent pas, ils ne bâtissent pas d’abord des stratégies : ils prient. Avec Marie, ils entrent au Cénacle.

Ce dimanche nous rappelle une vérité essentielle : avant la mission, il y a la prière ; avant le feu de la Pentecôte, il y a le silence du Cénacle. L’Église ne naît pas d’abord d’une organisation, mais d’un cœur ouvert à Dieu. Elle naît à genoux avant de se mettre debout. Elle naît dans l’attente avant de partir annoncer l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre.

Trois mots peuvent nous accompagner dans cette dernière semaine avant la Pentecôte : prier, appartenir, témoigner.

Prier, d’abord. Comme les Apôtres réunis avec Marie, nous sommes invités à revenir au Cénacle intérieur de notre cœur. Dans un monde où tout va vite, où l’on réagit, commente, juge et s’inquiète sans cesse, la prière nous recentre. Elle n’est pas une fuite : elle est l’espace où Dieu peut agir en nous. Prier, ce n’est pas toujours ressentir quelque chose ; c’est parfois simplement dire : « Seigneur, je suis là. Viens. »

Appartenir, ensuite. Dans l’Évangile, Jésus dit au Père : « Ceux que tu m’as donnés sont à toi. » Quelle parole bouleversante ! Nous ne sommes pas seulement ce que les autres pensent de nous, ni nos réussites, ni nos échecs, ni nos blessures, ni nos péchés. Nous sommes à Dieu. Et cela change tout. Appartenir à Dieu, ce n’est pas être possédé comme un objet ; c’est être aimé comme un enfant, porté comme un trésor, appelé par son nom.

Notre époque souffre souvent d’un manque d’enracinement : on appartient à des réseaux, à des écrans, à des opinions, à la comparaison, parfois à ses peurs. Mais le Christ nous redit : « Tu appartiens au Père. Tu es gardé dans l’amour de Dieu. » Voilà la racine de notre dignité. Celui qui sait qu’il appartient à Dieu n’a plus besoin de mendier sa valeur dans le regard du monde.

Témoigner, enfin. Saint Pierre nous le rappelle : le chrétien ne doit pas avoir honte du nom du Christ. Témoigner ne signifie pas parler plus fort que les autres, ni imposer sa foi avec arrogance. Cela signifie vivre avec cohérence, douceur et courage. Notre monde n’a pas d’abord besoin de discours bruyants, mais de vies lumineuses. Comme le disait saint Paul VI : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres. »

Le témoignage chrétien peut prendre des formes très simples : pardonner quand l’orgueil résiste, dire la vérité quand le mensonge arrange, servir quand personne ne remercie, espérer quand la fatigue s’installe, continuer à prier quand Dieu semble silencieux. C’est là que l’Esprit Saint veut venir nous fortifier.

Cette semaine avant la Pentecôte n’est donc pas une simple attente dans le calendrier liturgique. C’est une semaine de Cénacle. Chacun peut y entrer concrètement par un petit engagement : prendre chaque jour un temps de prière, redire au Seigneur : « Je suis à toi », poser un geste simple de foi, d’espérance ou de service.

Les Apôtres sont entrés au Cénacle avec leurs peurs ; ils en sont sortis remplis de feu. Ils y sont entrés fragiles ; ils en sont sortis témoins. Ils y sont entrés enfermés ; ils en sont sortis envoyés.

Avec Marie, Mère de l’Église, demandons la grâce d’une Pentecôte nouvelle : que l’Esprit Saint nous fasse passer de la peur à la confiance, de la dispersion à l’appartenance, de la tiédeur au témoignage, du repli à la mission.

VIIe dimanche de PÂQUES. Homélie du P. Clément M.2026-05-24T17:59:13+02:00

Dimanche des Rameaux 2026 – Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Aujourd’hui, nous avons vécu quelque chose de très particulier.

Nous avons commencé dans la joie…avec des rameaux… des chants… une procession…

Et quelques minutes plus tard…nous avons proclamé une longue Passion…
pleine de trahison… de souffrance… de mort…

👉 Une question s’impose :Comment passer si vite de la joie à la croix ?

La réponse est simple… et elle nous concerne tous :👉 C’est l’histoire de notre cœur.

Nous sommes capables d’acclamer Dieu…et quelques jours plus tard… de l’oublier. Aujourd’hui, Jésus entre dans Jérusalem…mais la vraie question est : Est-ce qu’il entre vraiment dans ma vie ?

 1. ACCUEILLIR – Accueillir Jésus comme Roi

« Hosanna au Fils de David ! »La foule acclame Jésus…elle étend des manteaux… elle agite des rameaux…Mais attention : ce n’est pas encore un accueil profond.Car cette même foule…quelques jours plus tard… criera : « Crucifie-le ! »Pourquoi ?Parce qu’elle attendait un Messie puissant, politique, spectaculaire…Mais Jésus vient :

  • humble
  • monté sur un âne
  • désarmé
  • pauvre

Il ne correspond pas à leurs attentes.

Frères et sœurs,Nous aussi, parfois :

  • nous accueillons Jésus… quand tout va bien
  • nous prions… quand cela nous arrange
  • nous chantons… quand nous sommes consolés

Mais quand Jésus ne répond pas à nos attentes ?

Quand la maladie arrive … Quand l’épreuve dure …Quand Dieu semble silencieux…Alors… notre accueil devient fragile.

Accueillir Jésus vraiment, ce n’est pas l’applaudir…c’est l’accepter tel qu’il est.

 2. COMPRENDRE – Comprendre le chemin de la Croix

La Passion que nous venons d’entendre est bouleversante.

  • Judas trahit
  • Pierre renie
  • les disciples fuient
  • Jésus est abandonné

Et pourtant… Tout cela n’est pas un échec.C’est un mystère d’amour.Saint Paul nous dit dans la 2e lecture :👉 « Il s’est abaissé… devenant obéissant jusqu’à la mort… »

Le cœur du message

La Croix n’est pas :

  • une fatalité
  • une injustice absurde
  • une défaite

La Croix est un choix d’amour. Jésus donne sa vie :

  • librement
  • volontairement
  • par amour pour nous

Une petite illustration: On raconte l’histoire d’une mère dont l’enfant était gravement malade. Pendant des mois, elle a veillé, souffert, espéré…Un jour, quelqu’un lui dit : « Pourquoi Dieu permet-il cela ? »Elle répondit :« Je ne comprends pas tout…mais je sais une chose :l’amour vrai accepte de souffrir pour sauver. » La Croix, c’est cela : l’amour qui va jusqu’au bout.

 3. SUIVRE – Suivre Jésus jusqu’au bout

Frères et sœurs, Le danger aujourd’hui, c’est d’être des chrétiens du dimanche des rameaux : enthousiastes au début… absents au moment de la Croix.

Question essentielle👉 Serai-je là avec Jésus cette semaine ?

  • Jeudi Saint ? Vendredi Saint ? Temps de prière ? Sacrement de réconciliation ?

Suivre Jésus, ce n’est pas seulement :chanter avec lui …marcher avec lui

C’est aussi : souffrir avec lui…rester avec lui…aimer comme lui.

Comme le disait Saint Augustin : « Aime… et fais ce que tu veux. »

Mais attention : Aimer comme Jésus…c’est aimer jusqu’à la Croix.

🙏 CONCLUSION

Frères et sœurs,Aujourd’hui, deux chemins s’ouvrent devant nous : le chemin de la foule… qui change..ou le chemin du disciple… qui reste fidèle. Alors je vous pose une dernière question : Quand la Croix viendra dans ma vie…serai-je encore avec Jésus ?

Prions:Seigneur Jésus,Aujourd’hui, nous t’acclamons…mais nous savons que notre cœur est fragile.Donne-nous :

  • de t’accueillir vraiment
  • de comprendre ton amour
  • de te suivre jusqu’au bout

Même dans la nuit…Même dans la Croix…Et fais de nous des disciples fidèles,qui ne fuient pas…mais qui aiment jusqu’au bout.Amen.

Dimanche des Rameaux 2026 – Homélie du P. Clément M.2026-05-24T17:56:18+02:00

Homélie du diacre Henri Fischer Vème dimanche de carême

Frères et Sœurs bonjour,

Aujourd’hui ce texte m’invite à vous parler d’un chemin de conversion, qui d’abord nous déroutera, puis nous fera connaître l’identité de Jésus et enfin nous conduira à nous réveiller.

Au début de ce texte, Jésus reçoit l’appel à l’aide de ses amies. Son ami Lazare se meurt. Que nous rapporte Jean, Jésus attend, il ne bouge pas, lui toujours si prompt à guérir les malades comme dimanche dernier l’aveugle né. Je suis dérouté par l’attitude de Jésus qui ne répond pas immédiatement à l’appel pour aller guérir son ami Lazare. Comme je suis dérouté quand je prie pour la guérison de ce papa et qui décède, comme je suis dérouté que tant d’enfants meurent de maladie, de faim ou de guerre dans le monde. Je suis dérouté comme Marthe et Marie qui reprochent toutes les deux à Jésus « si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! » Et pourtant, Jésus arrive quand même. Et pourtant Jésus écoute Marthe jusqu’au bout. Marthe nous donne le droit à nous aussi de crier cela au seigneur dans nos deuils. Oui tous nos chagrins tous nos scandales peuvent être criés, le seigneur est là et il entend. Alors pendant ce temps de Carême je peux demander pardon à Jésus pour mes impatiences, je peux demander pardon pour mes reproches à Dieu qui ne fait pas ce que je veux. Je peux me joindre à la prière du psalmiste « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur écoute mon appel, que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! »

Deuxième étape dans ce chemin de conversion, la révélation sur l’identité de Jésus. C’est à travers les dialogues avec Marthe puis ensuite avec Marie, que Jésus va dévoiler sa véritable identité. Jésus dit à Marthe «  Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.»  Cette déclaration de Jésus retourne complètement le sens que nous pouvons donner à la vie et à la mort. Ou bien comme nous le dit Paul dans la seconde lecture «  Et si l’esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts, donnera aussi la vie à vos corps mortels par son esprit qui habite en vous. » La vie ne signifie plus d’abord la vie naturelle ou la vie après la mort. La vie c’est l’existence marquée par une authentique relation à Dieu. La mort ne désigne plus d’abord la cessation de l’existence naturelle, mais la rupture de la relation avec Dieu. Alors dans ce temps de Carême je peux vous inviter à vivre le sacrement de réconciliation pour renouer notre relation à Dieu abimée par nos péchés.

Avec Marie, changement de style, il n’y a plus de paroles de Jésus, il est avec Marie, il souffre avec Marie, il pleure avec Marie. Aussi incroyable que cela puisse être, il nous faut entendre que Dieu est présent auprès de nous dans ces moments de deuils. Jésus pleure avec nous la mort de nos êtres chers. Il partage notre désarroi. .Je prends le temps d’accueillir ce visage d’un Dieu de tendresse et de bonté. Je peux rendre grâce pour ce Dieu présent avec nous dans nos ténèbres qui nous conduit à la vie véritable.

 

 

Nous voilà maintenant au pied du tombeau, c’est le temps du réveil. Comme Ezékiel nous l’a dit dans la première lecture «  Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux ! » Oui Jésus-Christ est vraiment Seigneur et maître de la vie. Entendons alors Jésus nous appeler dans nos tombeaux, dans nos enfermements. Voyons que même dans les ténèbres les plus profondes, même au cœur de la mort, l’appel de Dieu résonne toujours pour plus de vie. Cet appel, ce réveil il est pour nous aujourd’hui, Dieu nous appelle à la vie, il nous appelle à renaître, comme il appelle tous ces catéchumènes à naître à la vie en Christ. Mais avant de réveiller Lazare, comme aux noces de Cana, comme pour la multiplication des pains, Jésus ne fait rien sans la coopération des hommes et des femmes de son temps. Il va demander à ce qu’on enlève la pierre, puis à ce qu’on délie Lazare. Entendons cette invitation de Dieu à coopérer avec lui pour ouvrir le passage à la vie, pour libérer nos frères et sœurs des liens qui les entravent et les gardent dans la nuit. Je vous invite à prier et à rendre grâce pour toutes les personnes qui accompagnent les catéchumènes de nos communautés. Nous pouvons également méditer sur les pierres, sur les entraves qui nous enferment dans nos tombeaux loin du Christ.

Nous voilà au bout du parcours, alors, malgré nos doutes, malgré parfois notre ressenti de l’absence de Dieu dans nos vies, lors de ce carême nous sommes invités à redire notre confiance en Jésus-Christ, lui le maître de la vie qui se fait proche de nous. Lors de ce carême, nous sommes invités à aller dehors, comme Lazare, et à faire craquer les liens et les bandelettes qui nous empêchent de vivre et de marcher vers Dieu et vers nos frères. Et alors nous pourrons entendre et annoncer au monde le vrai nom de Jésus, « Je suis la résurrection et la vie ! ».

Amen

Homélie du diacre Henri Fischer Vème dimanche de carême2026-03-25T11:39:11+01:00

IVe dimanche de Carême -Domenica laetare/dimanche de la joie- Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Il y a quelques années, un journaliste demanda à une personne qui venait de retrouver la vue après une opération :— Quelle est la première chose que vous avez regardée ?

Elle répondit :— Le visage de ma mère… parce que toute ma vie je l’avais seulement imaginé.

Voir pour la première fois…Voir vraiment…Voir avec le cœur…Voilà exactement l’expérience que vit l’homme de l’Évangile aujourd’hui.

Et c’est pour cela que l’Église nous donne ce texte au dimanche de la joie : parce que la plus grande joie est de retrouver la lumière.

  1. LUMIÈRE : Jésus ouvre les yeux

L’Évangile commence par une situation dramatique :« Il y avait un homme aveugle de naissance. »

Cet homme n’a jamais vu la lumière.Mais Jésus fait un geste étonnant :il met de la boue sur ses yeux et lui dit d’aller se laver.Et soudain…il voit.Ce miracle n’est pas seulement physique.

Saint Jean veut nous faire comprendre une chose :Jésus n’ouvre pas seulement les yeux du corps…il ouvre les yeux du cœur.

Saint Paul le dit dans la deuxième lecture :« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. » (Ep 5,8)

Frères et sœurs,le plus grand aveuglement n’est pas celui des yeux…c’est celui du cœur.

On peut avoir de très bons yeux et ne pas voir la vérité, l’amour, Dieu.

Comme disait Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. »

  1. REGARD : Dieu ne regarde pas comme les hommes

La première lecture nous donne une clé magnifique. Lorsque Samuel doit choisir le futur roi, il regarde les apparences. Mais Dieu lui dit :« L’homme regarde l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » (1 S 16,7)

Voilà la vraie lumière. Dieu voit autrement. Les pharisiens dans l’Évangile voient un pécheur.

Jésus voit un homme à sauver. Les voisins voient un mendiant. Jésus voit un fils de Dieu. Les hommes voient la boue. Jésus voit la lumière qui va naître. Et cela nous concerne. Car parfois nous regardons les autres avec les yeux du jugement.Jésus nous invite à regarder avec les yeux de Dieu. Saint François d’Assise disait : « Là où il y a de l’ombre, mets de la lumière. »

  1. TÉMOIGNAGE : l’aveugle devient missionnaire

La chose la plus extraordinaire dans cet Évangile est que cet homme devient le premier missionnaire de l’histoire de saint Jean.Il ne connaît presque rien de Jésus.Mais il dit simplement :« J’étais aveugle, maintenant je vois. » Quelle phrase magnifique. Pas un discours compliqué. Juste un témoignage.

Frères et sœurs, c’est peut-être la meilleure définition d’un chrétien : quelqu’un qui peut dire : « Avant je ne voyais pas…et Jésus m’a ouvert les yeux. »Car la foi n’est pas d’abord une théorie. La foi est une rencontre qui change le regard.

  1. LA JOIE DE LAETARE

Voilà pourquoi ce dimanche s’appelle Laetare : réjouissez-vous ! La joie chrétienne n’est pas une joie superficielle.C’est la joie de la lumière retrouvée.Comme le dit le psaume aujourd’hui :« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. »Même au milieu du désert du Carême,la lumière de Pâques commence déjà à apparaître.

Conclusion

Frères et sœurs, dans cet Évangile il y a trois catégories de personnes :

  • l’aveugle qui finit par voir
  • les pharisiens qui voient mais deviennent aveugles
  • et les disciples qui apprennent à regarder autrement.

La vraie question n’est donc pas : « Qui est aveugle ? »

La vraie question est : « Est-ce que je laisse Jésus ouvrir mes yeux ? »

Comme le disait Saint Augustin : « Crains Jésus qui passe… et ne repasse pas. »

Aujourd’hui Jésus passe dans notre vie. Il veut ouvrir nos yeux :

  • sur Dieu
  • sur les autres
  • sur notre propre cœur.

Et peut-être qu’à la fin de cette messe, nous pourrons dire comme l’aveugle guéri : « Seigneur, je crois. »

Prière finale :Seigneur Jésus, toi qui es la lumière du monde, ouvre nos yeux quand nous sommes aveugles à ton amour. Donne-nous de voir les autres avec ton regard de miséricorde. Et fais de nous des témoins joyeux de la lumière de l’Évangile. Afin que notre monde découvre, lui aussi, la joie de ta lumière. Amen.

 

IVe dimanche de Carême -Domenica laetare/dimanche de la joie- Homélie du P. Clément M.2026-05-24T17:56:18+02:00

3e Dimanche de Carême -1er Scrutin. Homélie du P. Clément M.

Frères et sœurs,

Permettez moi de commencer par une question très simple. Avez-vous déjà eu très, très soif ?Pas la petite soif…Mais la vraie soif qui brûle la gorge. Quand on a vraiment soif, on ne pense qu’à une chose : de l’eau.

Et aujourd’hui, l’Évangile nous parle justement de soif.Mais pas seulement de la soif du corps.La soif du cœur. Et cet Évangile est particulièrement important aujourd’hui, parce que nos catéchumènes vivent leur premier scrutin, en marche vers le baptême de la nuit de Pâques.Cet Évangile parle **exactement de ce chemin.

  1. Jésus vient nous rejoindre au puits de notre vie

La scène est très simple.Une femme vient puiser de l’eau.Mais l’Évangile nous donne un détail :elle vient à midi.Sous la chaleur.Pourquoi ?

Parce qu’elle veut éviter les autres.Cette femme porte une histoire compliquée.Une vie blessée.Elle vient chercher de l’eau…mais elle porte en elle une soif bien plus profonde.Et voilà que Jésus lui dit :« Donne-moi à boire. »C’est étonnant.Dieu demande à boire à une créature.

Saint Augustin explique cela d’une manière magnifique :« Dieu a soif que l’homme ait soif de Lui. »

Jésus commence toujours ainsi :il nous rejoint là où nous sommes.

Pas dans une vie parfaite.Pas dans une vie idéale. Mais au puits de notre histoire réelle.

Frères et sœurs, ce puits peut être :

  • nos blessures
  • nos fatigues
  • nos échecs
  • nos recherches de bonheur

Et c’est justement là que Jésus nous attend.

  1. L’eau vive que Dieu veut nous donner

Peu à peu, Jésus fait découvrir à la Samaritaine une autre soif.

Il lui dit :« Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. »Cette eau, c’est l’Esprit Saint.C’est la vie de Dieu dans le cœur de l’homme.Saint Blaise Pascal écrivait :« Il y a dans le cœur de l’homme un vide que seul Dieu peut remplir. »

Et c’est cela que vivent nos catéchumènes aujourd’hui.

Ils ont cherché.Ils ont posé des questions.Ils ont frappé à la porte de l’Église.

Et petit à petit ils ont découvert que leur cœur cherchait Dieu.

Le baptême que vous recevrez dans la nuit de Pâques sera justement cela :la source d’eau vive qui jaillit pour la vie éternelle.

  1. Le scrutin : laisser Dieu purifier notre cœur

Aujourd’hui, l’Église célèbre avec vous le premier scrutin.

Le mot peut sembler étrange.Mais il est très beau.Le scrutin signifie :laisser Dieu regarder notre cœur.

Pas pour nous condamner.Mais pour nous libérer. Jésus révèle à la Samaritaine toute sa vie :« Tu as eu cinq maris… »Et pourtant, il ne la condamne pas.Il la relève.

Parce que Dieu ne révèle jamais nos blessures pour nous humilier.

Il les révèle pour nous guérir.Comme un médecin qui examine une blessure pour pouvoir la soigner.Le scrutin est donc un moment très fort :Dieu vient purifier le cœur pour préparer la grâce du baptême.

  1. La rencontre avec le Christ transforme une vie

À la fin de l’Évangile, il y a un détail magnifique.

La Samaritaine laisse sa cruche. Elle était venue chercher de l’eau…
mais elle repart ayant trouvé la source.Et elle court annoncer :« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. »Cette femme devient missionnaire. C’est toujours ainsi. Quand quelqu’un rencontre vraiment le Christ,il ne peut plus garder cela pour lui.

Le pape François dit souvent :« L’Église grandit non par prosélytisme, mais par attraction. »La Samaritaine attire tout son village vers Jésus.

Conclusion

Frères et sœurs,cet Évangile nous concerne tous. Car nous sommes tous un peu cette Samaritaine. Nous avons tous des soifs profondes.Et Jésus nous dit aujourd’hui : « Si tu savais le don de Dieu… »

À vous, chers catéchumènes :Continuez ce chemin avec confiance.
Dieu vous conduit vers la source de la vie.

Et à nous tous :Demandons au Seigneur qu’en ce Carême il fasse jaillir en nous l’eau vive de son amour. Amen.

 

3e Dimanche de Carême -1er Scrutin. Homélie du P. Clément M.2026-03-08T13:28:11+01:00
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