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Homélies des messes

Homélie du P. Clément M. du dimanche de la SAINTE TRINITÉ, année A (2026)

« Dieu n’est pas une solitude, Dieu est une communion d’amour ».

Quand on évoque la fête de la Sainte Trinité, beaucoup pensent immédiatement à un mystère compliqué : un seul Dieu en trois Personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Pourtant, la Trinité n’est pas d’abord un problème à résoudre ; elle est un mystère à accueillir. Plus qu’une définition théologique, elle nous révèle le vrai visage de Dieu.

Dans la première lecture, Moïse découvre un Dieu « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ». Mais avec Jésus, la révélation va encore plus loin : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » Dieu n’est pas avant tout une puissance ou une force impersonnelle ; Dieu est Amour. Au cœur même de Dieu, il y a une relation vivante : le Père aime le Fils, le Fils répond à cet amour, et l’Esprit Saint est le lien d’amour qui les unit. La Trinité nous révèle ainsi que la communion est au cœur de Dieu lui-même.

Cette vérité éclaire aussi notre existence. Nous vivons à une époque où les moyens de communication n’ont jamais été aussi nombreux, et pourtant beaucoup souffrent d’isolement. Nous avons parfois des centaines de contacts, mais peu de relations profondes. La fête de la Trinité nous rappelle que nous sommes créés à l’image d’un Dieu qui est communion. C’est pourquoi personne ne peut être pleinement heureux seul. Le bonheur véritable naît de l’amour partagé, de l’amitié, de la fraternité, du pardon et de la confiance mutuelle. Comme le soulignait le psychiatre Viktor Frankl après son expérience des camps de concentration, ce qui permet souvent à l’homme de tenir dans les épreuves les plus terribles, c’est de continuer à aimer ou à se savoir aimé.

La Trinité n’est pas seulement une vérité à croire ; elle habite déjà notre quotidien. Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, nous nous plaçons dans la vie même de Dieu. Depuis notre baptême jusqu’au dernier jour de notre vie chrétienne, nous vivons sous le regard du Père, accompagnés par le Fils et guidés par l’Esprit Saint. Comme le rappelait sainte Élisabeth de la Trinité, Dieu demeure au plus profond de notre cœur. Nous le cherchons parfois très loin alors qu’il habite déjà en nous.

Enfin, la meilleure manière de célébrer la Trinité n’est pas de chercher à tout expliquer, mais de la refléter. Dans une famille où l’on s’écoute, dans un couple où l’on se pardonne, dans une paroisse où chacun trouve sa place, dans une société où l’on construit des ponts plutôt que des murs, quelque chose du mystère de Dieu devient visible. Chaque geste de communion, de réconciliation et de fraternité révèle le visage du Dieu Trinité.

Aujourd’hui, nous célébrons donc une merveilleuse bonne nouvelle : Dieu est une communion infinie d’amour et il nous invite à entrer dans sa propre vie. Aimés par le Père, sauvés par le Fils et habités par l’Esprit Saint, nous sommes appelés à apprendre chaque jour à aimer comme Dieu aime.

Homélie du P. Clément M. du dimanche de la SAINTE TRINITÉ, année A (2026)2026-06-02T20:10:39+02:00

Homélie du Père Justin, Marie Mère de l’Église, lundi de Pentecôte

Chers Frères et sœurs, aujourd’hui nous fêtons Marie, Mère de l’Église. Marie dans le baptême est véritablement notre mère et nous sommes ses fils.

Notre foi catholique est basée sur l’Écriture et sur la Tradition. Et l’Écriture comme la Tradition nous disent que dans le baptême nous sommes fils de Dieu.

L’’évangile de Jean dans son Prologue nous dit Il leur a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu. Et la première lettre de Jean aussi nous le rappelle expressément Nous sommes fils de Dieu, nous le sommes réellement. Et la Tradition nous le dit aussi.

La Tradition c’est-à-dire ce qui nous a été transmis et qui remonte à Jésus et aux premiers disciples, aux apôtres. C’est cela qui représente la Tradition proprement dite – beaucoup de choses ensuite sont appelées Tradition d’une façon abusive parce qu’elles ne remontent pas aux premiers temps de l’Église.

La Tradition nous enseigne que nous sommes fils de Dieu, et elle nous enseigne aussi que nous sommes fils de Marie dans le baptême.

C’est une réalité, une réalité spirituelle mais une réalité, pas moins et même davantage que ce que nous voyons – ce qui est spirituel est plus réel, même si notre nature ne nous permet pas de l’apprécier suffisamment.

La Tradition nous l’enseigne et à sa suite les théologiens, par a + b + c, comme font toujours les théologiens, mais ils nous le confirment à partir de raisonnements saintement inspirés.

Par la grâce du baptême nous devenons fils de Dieu mais aussi fils de Marie. Cependant beaucoup de confessions chrétiennes non catholiques le nient parce que cela n’apparait pas dans l’Écriture, dans l’Évangile.

Quand le Seigneur dit à Marie Voici ton fils, ces confessions chrétiennes considèrent que Jésus a confié sa mère au disciple et que cela concerne seulement ce disciple et aucun autre. Il voulait la confier avant son départ, et il l’a confiée au disciple qu’il aimait tout particulièrement…

Mais est-il bien vrai que cela n’apparait pas dans l’Évangile, que Marie est la Mère de tous les disciples et ainsi la Mère de l’Église ?…

Déjà le Seigneur le dit avec une grande solennité, c’est le moment le plus solennel de tout l’Évangile. Jésus avant de mourir en croix dit à sa mère Voici ton fils. Et il ajoute en parlant au disciple Voici ta mère. C’est très fort…

Mais il y a plus important que cela. Nous lisons au début de cette page de l’Évangile que se tenaient au pied de la croix sa mère et deux autres femmes. Et puis aussitôt après l’Évangile nous dit que Jésus voit à côté de sa mère le disciple qu’il aimait…

Mais pourquoi l’Évangile nous dit-il ensuite seulement que Jésus voit le disciple à côté de sa mère ? C’est étrange, dans un premier temps le disciple n’apparait pas, alors qu’il était là…

Quand est-ce que nous voyons des femmes, avec la mère au milieu, et ensuite non plus seulement trois femmes mais aussi un homme à côté de la mère ? C’est au moment d’une naissance.

Quand il y a un accouchement, il y a la mère avec des femmes à ses côtés, et ensuite on revient et à côté de la mère il y a le nouveau-né.

C’est ce que nous dit l’Évangile à sa façon, il nous dit qu’il s’agit d’une véritable naissance, que le disciple est réellement né de nouveau à ce moment-là. Il nous dit que ce n’est pas une adoption…

C’est formidable une adoption, qu’une femme accueille un enfant et l’aime comme son propre enfant, c’est merveilleux, en vertu de l’amour elle devient vraiment sa mère et lui son fils.

Mais là le disciple n’est pas adopté, nous dit l’Évangile, il nait de nouveau. Et si lui nait de nouveau alors tous les disciples aussi naissent de nouveau au pied de la croix – ce serait étrange si un seul disciple renaissait, ce serait un évangile gnostique.

Et d’ailleurs c’est la façon habituelle de procéder de l’Évangile de Jean. Il nous donne à voir des cas particuliers à travers lesquels nous sommes tous concernés – par exemple il parle d’une seule guérison sur tout un chapitre, celle d’un aveugle de naissance, mais cette guérison nous rejoint tous.

Dans le baptême nous devenons vraiment fils de Dieu mais aussi fils de Marie. C’est ce que la Tradition déjà nous enseigne, mais c’est aussi ce que nous dit l’Évangile.

Qu’est-ce que cela change que l’Évangile aussi nous le dise expressément ?

C’est plus fort que quand quelqu’un nous le dit après qu’un autre le lui a dit etc… Là, c’est la parole même de Dieu qui nous le révèle et à travers un évènement concret. Nous pouvons l’accueillir plus en profondeur dans notre cœur.

Marie est notre Mère, elle nous a transmis son patrimoine génétique spirituel, si je peux dire, il est en nous, il fait un avec nous, comme l’Esprit Saint depuis notre baptême.

Il ne s’agit pas d’une parole extérieure qui appellerait de nous une imitation superficielle ou convenue de Marie. Il s’agit d’être nous-mêmes avec ce qui nous a été donné, et qui continue de nous être donné, pour grandir en âge, en sagesse et en grâce.

Nous pouvons accueillir Marie chez nous, comme le dit l’Évangile à propos de ce premier disciple, nous pouvons nous laisser accompagner et éduquer par elle tous les jours de notre vie, prier avec elle et en elle.

Homélie du Père Justin, Marie Mère de l’Église, lundi de Pentecôte2026-05-25T21:39:09+02:00

Homélie du P. Clément M. du dimanche de la PENTECÔTE, année A (2026)

Frères et sœurs bien-aimés,

Il y a des personnes qui changent l’atmosphère d’une maison quand elles entrent.Avant même qu’elles parlent, on sent une paix, une lumière, une force intérieure.

Un jour, un journaliste demanda à Mère Teresa : « Quel est le secret de votre énergie ? »
Elle répondit simplement : « Je ne suis qu’un petit crayon dans la main de Dieu. » Voilà ce que fait l’Esprit Saint : Il prend des hommes fragiles… et il les transforme en instruments de Dieu.Pierre était peureux. Les disciples étaient enfermés. Et pourtant, après la Pentecôte, les mêmes deviennent courageux, lumineux, missionnaires.

La Pentecôte n’est pas seulement un événement du passé.
La Pentecôte est une présence.
L’Esprit Saint veut devenir quelqu’un de familier dans notre vie.

Aujourd’hui, à travers les textes de cette fête, l’Église nous invite à découvrir trois réalités :

  1. L’Esprit Saint nous relève de nos peurs
  2. L’Esprit Saint habite concrètement notre vie
  3. L’Esprit Saint nous transforme de l’intérieur

I – L’Esprit Saint nous relève de nos peurs

Dans l’Évangile, les disciples sont enfermés. Les portes sont verrouillées.Ils ont peur.Et combien de personnes vivent ainsi aujourd’hui !

Peur de l’avenir.
Peur de ne pas être aimées.
Peur de souffrir.
Peur de pardonner.
Peur de témoigner de leur foi.Mais Jésus vient au milieu d’eux et souffle sur eux :« Recevez l’Esprit Saint. » Remarquez bien :Jésus ne commence pas par leur faire un discours moral.Il leur donne une présence.

Parce que le christianisme n’est pas d’abord une morale.C’est une vie habitée.Saint Jean-Paul II disait :« L’Esprit Saint est la source permanente du courage chrétien. »

Frères et sœurs, beaucoup de baptisés vivent encore comme si Dieu était loin.Comme si tout dépendait seulement de leurs forces. Or la Pentecôte nous rappelle ceci :Nous ne sommes pas seuls pour vivre l’Évangile. L’Esprit Saint n’est pas une idée.Il est Dieu vivant en nous.

II – L’Esprit Saint habite concrètement notre vie

Dans les Actes des Apôtres, il y a le vent, le feu, les langues.Pourquoi ces signes ? Parce que l’Esprit Saint n’est pas décoratif.Il agit réellement. Le vent pousse. Le feu éclaire et purifie. La parole rassemble.

Le problème de beaucoup de chrétiens aujourd’hui, ce n’est pas qu’ils ne croient pas en Dieu…C’est qu’ils ne vivent pas avec l’Esprit Saint. Ils prient parfois Jésus…Ils aiment Marie…Mais l’Esprit Saint reste « le grand inconnu ». Or saint Paul nous dit dans la deuxième lecture :« Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint. » Pas seulement le dimanche.Chaque jour. Avant une décision. Avant une parole difficile. Avant une rencontre. Avant une réaction de colère.

Saint Séraphim de Sarov disait :« Le but de la vie chrétienne est l’acquisition du Saint-Esprit. » Quelle phrase extraordinaire ! Pas seulement faire des choses religieuses.Pas seulement pratiquer.Mais devenir familier de l’Esprit Saint. Lui parler.L’écouter.L’invoquer.

Combien de saints vivaient cela !Le futur pape Jean XXIII avait cette prière quotidienne :« Saint-Esprit, inspire-moi ce que je dois penser, ce que je dois dire, ce que je dois faire. »Et si nous commencions nos journées ainsi ?

III – L’Esprit Saint nous transforme de l’intérieur

Saint Paul nous parle aujourd’hui des fruits de l’Esprit :« amour, joie, paix, patience, bonté, maîtrise de soi… »

Voilà le vrai signe de l’Esprit Saint. Ce ne sont pas d’abord les phénomènes extraordinaires. C’est une vie transformée. Un homme violent devient doux. Une personne amère retrouve la paix.Quelqu’un qui vivait dans le désespoir recommence à espérer.

Je pense à ce témoignage bouleversant d’un ancien détenu en Italie. Après des années de haine et de violence, il rencontre un aumônier de prison qui lui dit : « Tu n’es pas condamné à rester l’homme que tu étais. » Cet homme commence à prier simplement : « Esprit Saint, si tu existes, change mon cœur. » Des années plus tard, il témoignait : « Je pensais que la liberté, c’était sortir de prison. En réalité, la vraie prison était dans mon cœur. Et l’Esprit Saint m’a libéré de moi-même. » Voilà la Pentecôte. L’Esprit Saint peut encore aujourd’hui :

  • guérir un cœur blessé,
  • relever un couple fatigué,
  • redonner l’espérance à un jeune,
  • consoler une personne seule,
  • réveiller une paroisse entière.

Frères et sœurs, Le monde a besoin de techniques…Mais plus encore, il a besoin d’hommes et de femmes habités par l’Esprit Saint. Le pape Benoît XVI disait : « L’Esprit Saint donne au monde le souffle de l’espérance. » En cette Pentecôte, demandons peut-être une grâce toute simple : devenir amis du Saint-Esprit. Le prier davantage. L’écouter davantage. Le laisser agir en nous. Parce qu’un chrétien sans l’Esprit Saint finit par s’épuiser. Mais un chrétien rempli de l’Esprit devient une lumière pour les autres.

Alors aujourd’hui, redisons ensemble dans le silence de notre cœur : Viens, Esprit Saint. Viens dans mes peurs. Viens dans mes blessures. Viens dans ma famille. Viens dans notre paroisse. Fais de moi un témoin vivant du Christ. Amen.

 

 

 

Homélie du P. Clément M. du dimanche de la PENTECÔTE, année A (2026)2026-05-26T09:48:00+02:00

HOMELIE pour la Célébration du 08 Mai. P.Clément M. ( Messe à St Barthelemy de Plaisance).

Frères et sœurs,
En ce 8 mai, notre pays fait mémoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Une date historique.Une date de victoire… mais une victoire traversée de larmes, de ruines et de silences.

Car derrière les cérémonies officielles, derrière les monuments aux morts, derrière les noms gravés dans la pierre, il y a des histoires humaines.
Des jeunes de vingt ans arrachés à leur famille.
Des femmes qui ont attendu un mari qui ne reviendrait jamais.
Des enfants devenus orphelins trop tôt.
Des villages détruits.
Des consciences marquées à jamais.

Et pourtant, au cœur de cette nuit de l’histoire, des hommes et des femmes ont continué à croire que la lumière valait plus que les ténèbres.Voilà pourquoi l’Évangile d’aujourd’hui est bouleversant :« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »Cette parole de Jésus n’est pas un slogan naïf.Elle a traversé les camps, les prisons, les tranchées, les tortures et les exécutions.

Ces derniers mois, l’Église de France a rappelé une page très forte de cette histoire avec la béatification à Paris de cinquante martyrs du STO (service du travail obligatoire), ces jeunes chrétiens envoyés de force en Allemagne pendant la guerre, morts en haine de leur foi. Parmi eux, plusieurs scouts français.L’un d’eux, Joël Anglès d’Auriac, jeune scout torturé puis exécuté par les nazis, écrivait avant sa mort :« Je meurs avec le sourire, car le Seigneur est avec moi. »

Un autre disait :« Ils ne sont pas assez forts pour vaincre le Christ. »Quelle force intérieure !

Ces hommes n’étaient pas des super-héros.C’étaient des jeunes ordinaires.
Mais ils avaient compris une chose extraordinaire :on peut enfermer un corps… mais on ne peut pas emprisonner une âme qui demeure libre dans l’amour et dans la foi.Et cela nous rejoint aujourd’hui.Parce que notre monde moderne est technologiquement avancé… mais humainement fragile.Nous pensions peut-être que les grandes guerres appartenaient au passé.Mais regardez notre monde : l’Ukraine, le Proche-Orient, les violences terroristes, les radicalisations, les discours de haine, les fractures sociales…Le pape François répétait souvent :« La guerre est toujours une défaite de l’humanité. »

Et il ajoutait :« Chaque guerre laisse le monde pire qu’il ne l’était auparavant. »Ces paroles résonnent fortement aujourd’hui.

Nous faisons mémoire du 8 mai non pour glorifier la guerre, mais pour apprendre à protéger la paix.Car les guerres commencent rarement d’un seul coup.Elles naissent dans les cœurs lorsque disparaissent :

  • le respect,
  • la vérité,
  • le dialogue,
  • la fraternité.

Quand l’autre n’est plus vu comme un frère, il devient vite un ennemi.Voilà pourquoi Jésus nous donne aujourd’hui le seul véritable antidote contre la barbarie :« Aimez-vous les uns les autres. »Non pas un amour sentimental ou faible.Mais un amour courageux.Un amour capable de pardonner.Un amour capable de servir.Un amour capable de protéger les plus faibles.

Il est frappant de voir que beaucoup de ceux que nous honorons aujourd’hui — résistants, soldats, prêtres, infirmières, simples citoyens — ont risqué leur vie non par haine de quelqu’un, mais par amour de quelqu’un :

  • amour de leur famille,
  • amour de leur pays,
  • amour de la liberté,
  • amour de la dignité humaine.

Saint Maximilien Kolbe, mort dans un camp nazi, disait :« La haine n’est pas une force créatrice. Seul l’amour crée. »Et cela reste vrai aujourd’hui.

Frères et sœurs, beaucoup parmi nous ne viennent pas souvent à l’église.Mais je crois qu’aujourd’hui chacun peut comprendre ceci :

Un monde sans mémoire devient dangereux.
Un monde sans fraternité devient violent.
Un monde sans espérance devient froid.

Alors, en ce jour de commémoration, demandons au Seigneur trois grâces.

La grâce de la mémoire, pour ne jamais banaliser le mal.
La grâce du courage, pour défendre la paix même quand cela coûte.
Et la grâce de la fraternité, pour apprendre à vivre ensemble malgré nos différences.

Et peut-être qu’aujourd’hui, le plus bel hommage que nous puissions rendre aux morts de la guerre, ce n’est pas seulement une minute de silence…C’est de devenir, chacun à notre place, des artisans de paix.

Dans nos familles.
Dans nos quartiers.
Dans nos paroles.
Dans notre manière de regarder les autres.

Que le Seigneur accueille tous les morts de la guerre.
Qu’il bénisse notre pays.
Qu’il soutienne ceux qui servent la paix et le bien commun.
Et que la Vierge Marie, Reine de la Paix, veille sur la France et sur le monde.Amen.

 

HOMELIE pour la Célébration du 08 Mai. P.Clément M. ( Messe à St Barthelemy de Plaisance).2026-05-24T17:54:39+02:00

Homélie du 5e Dimanche de Pâques – P. Clément M.

Il y a quelques jours, une personne de notre paroisse me confiait ceci :« Mon Père, tout va vite… trop vite. Les problèmes s’accumulent… et parfois, j’ai l’impression de perdre pied. »

Et au cœur de cette agitation, cette parole de Jésus résonne aujourd’hui comme une lumière :« Que votre cœur ne soit pas bouleversé. ». Mais concrètement : Comment ne pas être bouleversé quand tout tremble autour de nous ? Quand la santé vacille, quand les relations se compliquent, quand l’avenir semble incertain ?

Alors Jésus ne nous donne pas une solution facile…Il nous donne un chemin de vie.

Aujourd’hui, retenons trois mots pour vivre cet Évangile :👉 Confiance – Chemin – Mission

  1. CONFIANCE – “Que votre cœur ne soit pas bouleversé”

Jésus ne dit pas : « Il n’y aura pas de tempête ». Il dit : « Ne laisse pas la tempête entrer dans ton cœur. »

Pourquoi ?Parce que Dieu prépare une place pour nous.« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. »

Frères et sœurs, cela change tout !Nous ne sommes pas faits pour le chaos…Nous sommes faits pour une maison, pour une relation, pour un chez-nous éternel.

Un témoignage marquant :Un homme gravement malade disait à son prêtre :« Je n’ai plus peur de mourir… parce que je sais que je ne vais pas dans le vide… je rentre chez moi. »

Voilà la foi chrétienne. Comme le disait Sainte Thérèse de LisieuxJe ne meurs pas, j’entre dans la vie. »

👉 Frères et sœurs, aujourd’hui Jésus nous dit :Fais-moi confiance… même si tu ne comprends pas tout.

  1. CHEMIN – “Je suis le chemin, la vérité et la vie”

Thomas pose la question que nous avons tous posée un jour :« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas… comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Et Jésus répond par une parole incroyable :« Je suis le chemin. » Pas : « Je vous montre un chemin » Mais : « Je suis le chemin. » Cela veut dire quoi concrètement ? 👉 Cela veut dire que la vie chrétienne n’est pas une théorie… c’est une relation.

Le chemin, ce n’est pas une carte…Le chemin, c’est une personne : Jésus lui-même.

Quand tu pries, tu es sur le chemin.
Quand tu pardonnes, tu es sur le chemin.
Quand tu aimes malgré tout, tu es sur le chemin.

Un jeune me disait :« Mon Père, je ne sais pas si je fais les bons choix dans ma vie… »

Je lui ai répondu :👉 « Si tu restes uni au Christ, tu ne peux pas te tromper de chemin. ».Parce que le chemin, ce n’est pas d’avoir tout compris… c’est de rester avec Lui.

  1. MISSION – “Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais”

Et là… Jésus va encore plus loin. Il dit : « Vous ferez des œuvres encore plus grandes que les miennes. »

C’est audacieux ! C’est presque déroutant ! Mais regardons la première lecture : Dans les Actes des Apôtres, il y a un problème dans la communauté :des tensions, des injustices, des plaintes…Et que font les apôtres ?

👉 Ils ne fuient pas.👉 Ils organisent.👉 Ils confient des responsabilités.👉 Ils servent.

Résultat :« La parole de Dieu était féconde. »

Voilà la mission de l’Église aujourd’hui :👉 Transformer les problèmes en opportunités de grâce.👉 Servir concrètement.👉 Témoigner par des actes.Et cela commence par chacun de nous.Une mère de famille, un père, un jeune, un ancien…Tous, nous sommes appelés à être présence du Christ là où nous sommes.

Frères et sœurs, Aujourd’hui, Jésus nous donne une direction claire :

🔑 CONFIANCE – Ne laisse pas ton cœur se troubler
🔑 CHEMIN – Reste uni à Jésus
🔑 MISSION – Deviens témoin par tes actes

Homélie du 5e Dimanche de Pâques – P. Clément M.2026-05-24T17:54:09+02:00

Homélie du Père Justin, V Dimanche de Pâques, Jn 14,1-12

Chers frères et sœurs, le Seigneur nous dit Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père, sinon vous aurais-je dit Je pars vous préparer une place ?

Mais quand est-ce que le Seigneur nous a dit Je pars vous préparer une place ? pas dans l’évangile de Jean, ni dans tous les Évangiles, alors quand nous l’a-t-il dit ? Quand on proclame l’évangile de Jean il faut toujours faire un lien avec l’Ancien Testament.

Vous vous souvenez que l’évangile de Jean commence par Au commencement était le Verbe, et cela fait référence aux premières paroles de la Bible, aux premiers mots du livre de la Genèse Au commencement Dieu créa le ciel et la terre…

Dans l’évangile que nous avons proclamé c’est un peu pareil, il faut trouver le lien avec les paroles de l’Ancien Testament. C’est dans l’Ancien Testament que le Seigneur nous a dit qu’il allait nous préparer une place, quand il a dit aux Hébreux qu’il les ferait sortir d’Égypte et qu’il les ferait entrer sur la terre qu’il leur promet, la terre promise.

Cependant quand le peuple entre sur la terre d’Israël dans l’Ancien Testament il lui est donné l’ordre de ne pas se mélanger aux autres nations. Il ne doit pas se mélanger aux autres nations parce que, qui dit autres nations dit autres dieux, qui dit autres dieux, dit ignorance complète du seul vrai dieu…

Mais est-ce que c’est vrai ? Est-ce qu’il y a des nations qui ignorent complètement qui est Dieu, qui ne le connaissent absolument pas ? Est-ce qu’il existe une personne au monde qui ne connait pas du tout Dieu, quelle que soit sa religion ? Et même si une personne est athée, se peut-il que le Seigneur ne parle en aucune façon à son cœur ?

A présent ce que dit le Seigneur est nouveau, il nous prépare une place comme il nous l’avait dit, mais il ne s’agit pas d’une terre par opposition à d’autres terres, il ne s’agit pas d’une nation par opposition à d’autres nations, ni d’oppositions de personnes.

Il nous dit au contraire d’aller dans toutes les nations, il nous dit Allez-y.

Allez vers les nations sans peur, allez les uns vers les autres, il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon père. Allez dans les nations, allez aussi vers chaque personne, mon père a déjà sa demeure d’une façon ou d’une autre en chaque personne et en chaque nation.

Quand notre Seigneur Jésus Christ s’est fait homme, il est devenu hébreu, mais à travers le peuple hébreu il s’est uni mystérieusement à tous les peuples, à toutes les cultures. A travers la personnalité de Jésus de Nazareth il s’est approché intérieurement de chaque personne, il est proche du cœur de chacun.

Le Fils a établi la demeure de Dieu parmi tous les hommes, donc on peut aller les uns vers les autres avec confiance…

Dans l’évangile de Jean il y a deux catégories de disciples, il y a ceux qui aiment le Seigneur et ceux que le Seigneur aime.

Ceux qui aiment le Seigneur ce sont ceux qui confessent publiquement leur foi dans le Christ, comme Pierre à qui Jésus demande M’aimes-tu, et à qui il commande de paître ses brebis. Et puis il y a ceux que le Seigneur aime, ceux qui ne confessent pas leur foi par ignorance du Christ ou pour d’autres motifs, mais que le Seigneur reconnait comme ses disciples.

Et il apparait dans l’Évangile que le disciple que le Seigneur aime est aussi celui qui est le plus intime avec lui. Il a recherché la vérité pour elle-même et il s’est rapproché du Seigneur, pas pour avoir reçu une doctrine de l’extérieur et sans recherche personnelle.

Quand nous recevons la foi nous devons toujours l’accompagner d’une recherche personnelle de vérité pour être aussi le disciple que le Seigneur aime.

Il y a vraiment de très nombreuses demeures dans la maison du Seigneur, de nombreux disciples avérés ou en germe, nombreux par le nombre et par la variété – chacun d’entre nous sur la terre est disciple du Seigneur en devenir.

Le Seigneur nous dit d’y aller avec confiance, il nous précède, ceux vers qui nous allons connaissent déjà le Seigneur et en même temps sont dans l’attente de le rencontrer et de le connaitre plus avant – il y a une véritable attente. Et de même en allant vers les autres nous le découvrirons plus avant nous aussi.

Quelle est la clef, la boussole pour tout cela ? quel est le chemin ?

Le Seigneur le dit à Philippe, le chemin vous le connaissez, ce n’est pas un chemin caché, réservé à la connaissance d’un petit nombre à qui on l’aurait révélé et caché aux autres.

Le chemin c’est l’humanité, c’est l’amour à l’humanité.

Se je vous dis qu’il y a de nombreuses demeures dans la maison du Seigneur, ce n’est pas seulement parce que je l’ai lu dans l’évangile, c’est surtout parce que l’amour à l’humanité que le Seigneur a déposé dans mon cœur ne me donne pas envie de dire que les chrétiens sont bons et que les autres sont mauvais, que les croyants sont bons et les athées mauvais.

L’amour à l’humanité, c’est la boussole, le chemin pour rencontrer la vérité qui est une personne et pour trouver la vie que cette personne nous donne en abondance.

Lui est avec nous depuis si longtemps, depuis le commencement de la création, depuis que l’être humain est créé à l’image de Dieu pour devenir sa ressemblance, il est notre accomplissement, et nous sommes son œuvre, l’œuvre commune au père et au fils.

Dès lors l’œuvre de Dieu et notre œuvre conjointe entre nous et avec lui c’est de faire de nous tous des fils et des filles de Dieu et de le porter les uns aux autres pour faire grandir sa connaissance et son royaume en nous et autour de nous.

Homélie du Père Justin, V Dimanche de Pâques, Jn 14,1-122026-05-05T11:27:33+02:00

4e Dimanche de Pâques. Homélie du P. Clément M.

la Parole de Dieu aujourd’hui nous offre une image simple mais profonde : celle du berger et de ses brebis.
Dans les Actes, Pierre appelle à la conversion. Dans la lettre de saint Pierre, nous entendons que nous étions errants mais que nous sommes revenus vers le Pasteur. Et dans l’Évangile, Jésus affirme : « Moi, je suis la porte des brebis. »👉 Une seule vérité se dégage : nous avons besoin d’être guidés. Car nous pouvons facilement nous perdre — dans nos choix, nos blessures, le bruit du monde. Aujourd’hui, retenons trois mots :👉 RECONNAÎTRE – CHOISIR – SUIVRE

1. RECONNAÎTRE la voix du Bon Pasteur

Jésus dit : « Les brebis écoutent sa voix. »Mais savons-nous vraiment reconnaître sa voix ?

Aujourd’hui, tant de voix nous entourent : réseaux, opinions, peurs…La voix de Jésus, elle, est discrète mais vraie. On apprend à la reconnaître :

  • dans la prière
  • dans la Parole de Dieu
  • dans les sacrements

👉 On reconnaît une voix parce qu’on la fréquente. La voix du Christ ne force pas : elle appelle.

2. CHOISIR la porte qui donne la vie

Jésus dit : « Moi, je suis la porte. »Il y a des portes qui enferment… et une porte qui sauve.

Beaucoup choisissent :

  • le plaisir sans limite
  • l’autonomie sans Dieu
  • « je vis pour moi »

Mais Jésus avertit : 👉 « Le voleur ne vient que pour détruire. »

Un témoignage en France : un jeune homme, après une vie de dérives, se retrouve en prison. Là, il découvre cette parole :
👉 « Moi, je suis la porte. » Dans sa cellule, il prie pour la première fois. Rien ne change extérieurement… mais intérieurement, tout s’ouvre : une paix nouvelle, une vraie liberté.

👉 On peut être libre dehors et enfermé dedans…
👉 et enfermé dehors mais libre en Dieu.

Choisir le Christ, c’est choisir la vraie liberté.

3. SUIVRE le Pasteur

Jésus marche devant ses brebis, et elles le suivent.La foi n’est pas une idée : c’est un chemin.

Suivre le Christ, c’est :

  • pardonner
  • aimer malgré tout
  • rester fidèle

Comme le disait Mother Teresa :« Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d’être fidèles. »

👉 Le Christ ne promet pas une vie sans épreuve,mais une vie qui a du sens et qui conduit à la vie éternelle.

Aujourd’hui, le Christ Bon Pasteur nous dit :
👉 Reconnais ma voix
👉 Choisis ma porte
👉 Suis mon chemin

Alors, tu ne seras plus une brebis perdue,mais une brebis aimée, guidée et sauvée.

Seigneur Jésus, Bon Pasteur, apprends nous à reconnaître ta voix.
Donne-nous le courage de choisir ta porte et la force de te suivre.
Fais de nous des témoins pour ceux qui se cherchent. Amen.

4e Dimanche de Pâques. Homélie du P. Clément M.2026-04-30T09:58:10+02:00

Homélie du Père Justin, IV Dimanche de Pâques, Jn 10,1-10

Chers frères et sœurs, dans l’évangile que nous avons proclamé le Seigneur dit Je suis la porte des brebis.

Cette image de la porte évoque celle de la bergerie mais le terme d’enclos qu’il emploie est beaucoup plus large et peut aussi évoquer d’autres enceintes, comme la porte d’une ville ou bien celle d’un temple, ou même celle d’une terre, d’un pays.

Une terre a des frontières naturelles et des villes fortifiées qui sont comme ses portes elles aussi. Comme par exemple la ville de Jéricho qui est la ville frontière, la porte par où sont passés les Israélites pour entrer dans la terre promise.

La porte évoque un endroit clos et ouvert à la fois, comme une ville, avec son enceinte qui est protectrice, maternelle, et qui peut être une image de Dieu. Dieu comme une ville protectrice, génitrice, c’est une image biblique importante dans les Psaumes…

Par la porte nous dit le Seigneur on entre et on sort de l’enceinte, comme d’un ventre maternel. Le Seigneur dit que l’on entre et que l’on sort, c’est-à-dire que l’on est conçu et que l’on nait. On entre et on sort, on est conçu et on nait dans cette ville, de cette ville qui est une image maternelle de Dieu.

Et en même temps le Seigneur nous donne aussi une image paternelle de lui-même. Celle du bon pasteur qui appelle ses brebis une à une, les mène dehors, leur fait trouver un pâturage. Et il les fait entrer et sortir de nouveau. Avec le Seigneur nous pouvons toujours naitre de nouveau et trouver un nouveau pâturage pour nous épanouir.

Il est le bon pasteur, une image biblique du roi, qui conduit ses brebis dans la paix et la justice… Celles qui écoutent sa voix ce sont ses brebis, elles entrent et elles sortent avec lui.

Le voleur, lui, il escalade par l’extérieur pour voler, pour piller. Parce qu’il ne recherche pas la paix et la justice, le voleur est ce que le Seigneur appelle ici l’étranger. La frontière n’est pas géographique ou ethnique, c’est une frontière éthique, morale, spirituelle.

On entre et on sort, on participe aux œuvres de paix et de justice, d’unité. Il n’y a plus le grec et le juif nous dit saint Paul, il n’y a plus le peuple d’Israël et les païens, mais tous sont un dans le Christ.

C’est on ne peut plus clair et en même temps les pharisiens ne comprennent pas. L’Évangile nous le dit, ils ne comprennent pas. Ils devraient pourtant comprendre, ils sont familiers des images bibliques…

Alors Jésus se fait encore plus clair, il dit : Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; le bandit vient pour piller, égorger, détruire.

Le Seigneur désavoue solennellement la violence, toute la violence utilisée pour entrer sur la terre promise, et par la suite pour établir la loi et la mettre en pratique. Dans toutes les circonstances quelles qu’elles soient où la violence a été utilisée, il la désavoue.

Et pourtant cette violence a été attribuée à Dieu. Dans le livre de Josué on lit que c’est Dieu qui a commandé d’entrer sur la terre promise en saccageant la ville de Jéricho et en tuant tous ses habitants…

Mais Jésus est Dieu en personne et il désavoue cette violence. Dieu ne change pas, il n’était pas violent il y a mille ans et pacifique maintenant. Donc cette justification de la violence est fausse et Dieu ne l’a jamais commandée.

Alors l’histoire sainte est fausse ? Oui elle est fausse en tout cas à chaque fois qu’elle veut justifier la violence avec Dieu. Nous n’avons une pleine connaissance de Dieu qu’en Jésus Christ et c’est à la lumière de l’Évangile que nous lisons l’Ancien Testament. Et à cette lumière nous refusons en toute légitimité ce qui est contraire à l’enseignement de Jésus.

Cependant les auteurs bibliques ne font pas que nous raconter l’histoire officielle, ils nous racontent aussi l’histoire véritable.

Dans le livre de Josué ils nous racontent la véritable histoire de l’entrée du peuple d’Israël sur la terre promise. Et ils le font à travers la figure de Rahab qui est une femme de Jéricho et une arrière-grand-mère de Jésus.

Le récit nous montre Rahab comme la véritable porte de Jéricho, qui fait entrer et sortir qui elle veut. Et sa véritable enceinte aussi. Rahab accueille dans sa maison comme dans le sein d’une mère à la fois les explorateurs israélites et sa propre famille cananéenne. Ils sont comme des jumeaux dans son sein.

Et comme tous les jumeaux il y en a un qui est là avant l’autre et il y aura des heurts entre eux. Mais il y aura aussi des pactes qui seront conclus entre les deux, et finalement des relations intrinsèquement familiales. C’est ce que le récit nous raconte en images et expose à qui veut et peut le comprendre.

C’est la véritable histoire, que l’auteur biblique nous raconte secrètement et qui contredit l’histoire officielle qui au contraire parle d’une conquête dominatrice et brutale commandée par Dieu.

Les peuples en réalité ont cohabité. Et les historiens aussi de nous jours le confirment, à partir des fouilles archéologiques : il y a eu une entrée progressive du peuple d’Israël sur la terre et une cohabitation des peuples…

Chers frères et sœurs, nous devons toujours mettre en question une histoire qui justifie la violence, quel que soit l’endroit où elle est inscrite, dans la Bible ou ailleurs. Le Seigneur nous appelle et nous guide, il nous renouvelle, il nous conduit à la vérité tout entière.

Il guide les auteurs bibliques, il guide les historiens, et les uns comme les autres comme lui sont menacés d’impiété par les violents.

Dans cette vérité nous construisons notre vie commune, nous participons à l’œuvre de justice et de paix de notre Seigneur, et son royaume peut commencer à croitre sur cette terre.

Homélie du Père Justin, IV Dimanche de Pâques, Jn 10,1-102026-04-26T18:50:01+02:00

Homélie du 3e dimanche de Pâques – P. Clément M.

Frères et sœurs,

Je voudrais commencer par une histoire vraie, bouleversante : celle de Jacques Fesch. Cet homme, condamné à mort après un crime, découvre dans sa cellule la présence de Dieu. Dans la solitude et le désespoir, il ouvre l’Évangile, commence à prier… et peu à peu, une lumière naît. La veille de son exécution, il écrit :« Dans cinq heures, je verrai Jésus. Quelle joie ! »

Comment est-ce possible ? Comment passer du désespoir à la paix, de la mort à la vie ?
La réponse est dans l’Évangile des disciples d’Emmaüs.

Eux aussi ont tout perdu : Jésus, l’espérance, le sens. Ils marchent, le cœur lourd. Et pourtant… Jésus est là. Il marche avec eux, mais ils ne le reconnaissent pas.

Cela nous rejoint profondément : il y a des moments où tout s’écroule, où Dieu semble absent. Et nous nous demandons : « Seigneur, où es-tu ? »
Mais la clé de cet Évangile est claire : quand tout semble fini… Jésus est déjà là.

  1. Un Dieu qui marche avec nous

Les disciples disent : « Nous espérions… » C’est la phrase des rêves brisés. Pourtant, Jésus est à leurs côtés. Mais ils ne le reconnaissent pas, enfermés dans leur déception.

Combien de fois cela nous arrive-t-il aussi ? Nous traversons des épreuves, des incompréhensions, et nous pensons que Dieu est absent… alors qu’il marche avec nous.
Comme le disait saint Augustin : « Ils avaient Jésus avec eux, mais ils ne le voyaient pas. »

  1. Jésus éclaire nos vies par sa Parole

Jésus ne fait pas de miracle spectaculaire. Il explique les Écritures, il relit leur histoire à la lumière de Dieu.Et alors, leur cœur devient brûlant.

Le problème n’était pas l’absence de Dieu, mais le manque de lumière pour comprendre. La foi naît lorsque nous acceptons de relire notre vie avec Dieu.
Comme ce témoignage d’une femme en deuil : elle croyait que Dieu l’avait abandonnée… jusqu’au jour où elle a compris qu’il l’avait portée à chaque étape.

III. Jésus se révèle dans l’Eucharistie

Au moment de la fraction du pain, leurs yeux s’ouvrent.

Emmaüs, c’est l’Eucharistie. Nous aussi, nous venons avec nos questions et nos fatigues. Et Jésus fait la même chose :
il nous parle dans la Parole, puis il se donne dans le pain.Alors nos yeux peuvent s’ouvrir… si nous venons, si nous écoutons, si nous accueillons.

Cet Évangile nous laisse un chemin simple :

  • Marcher : ne fuis pas ta vie. Jésus marche avec toi.
  • Écouter : laisse la Parole éclairer ton cœur.
  • Reconnaître : dans l’Eucharistie, c’est le Christ vivant.

« Quand tout semble fini… Jésus est déjà là. »Et comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes appelés à repartir, à témoigner.

Seigneur Jésus,toi qui marches avec nous même quand nous ne te voyons pas,
ouvre nos yeux, réchauffe nos cœurs,et fais de nous des témoins de ta Résurrection.Amen.

 

Homélie du 3e dimanche de Pâques – P. Clément M.2026-04-19T22:47:17+02:00

HOMELIE DU P. Clément M. 2e DIMANCHE DE PAQUES – DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE

Bien chers frères et sœurs !

Un jour, un prêtre polonais racontait qu’un homme était venu le voir après des années loin de Dieu. Il lui dit :« Mon Père, j’ai tout perdu… ma famille, ma dignité… et même la foi. Mais il y a une chose que je n’arrive pas à croire : que Dieu puisse encore m’aimer. »Le prêtre lui répondit simplement :« Ce n’est pas toi qui es incapable de croire… c’est ton cœur qui a été blessé. Viens, regarde le Christ. Lui croit encore en toi. » Cet homme s’est effondré en larmes… et il est revenu à Dieu.

Frères et sœurs, voilà le drame de notre monde :nous ne croyons plus que Dieu peut nous aimer tels que nous sommes.Et voilà le message de ce dimanche : La foi est un combat… et la miséricorde en est la victoire.

1. CROIRE… MALGRÉ LES PORTES FERMÉES

L’Évangile commence par une image forte : « Les portes étaient verrouillées. »

Les disciples ont peur.
Ils sont enfermés.
Ils doutent….Et pourtant… Jésus vient !

👉 Il ne frappe pas.
👉 Il ne reproche pas.
👉 Il entre… avec ses blessures.

Voilà la première vérité :La foi ne commence pas quand tout va bien… mais quand Dieu vient dans nos enfermements.

Comme Thomas, nous disons souvent :« Si je ne vois pas… je ne croirai pas ! »Mais Jésus ne rejette pas Thomas.Il lui montre ses plaies. 💬 Comme le disait Blaise Pascal :« Il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ne veulent pas croire. »

Frères et sœurs :nos doutes ne sont pas des obstacles pour Dieu… mais des portes pour sa grâce.

 2. RECEVOIR… LA MISÉRICORDE QUI RELÈVE

« La paix soit avec vous ! »Ce sont les premiers mots du Ressuscité.Pas : « Pourquoi m’avez-vous abandonné ? » Pas : « Vous m’avez trahi ! » Non.  Il offre la paix… il donne la miséricorde.Puis il souffle sur eux :  « Recevez l’Esprit Saint. »Et il ajoute : « À qui vous remettrez les péchés, ils seront remis. » Voilà le cœur de ce dimanche : Dieu ne vient pas pour juger… mais pour sauver.Comme l’a vécu Sainte Faustine Kowalska :  « La miséricorde de Dieu est plus grande que notre misère. »Mais attention…👉 la miséricorde n’est pas automatique : elle doit être accueillie.Combien vivent enfermés dans la culpabilité…Combien refusent de croire qu’ils peuvent être pardonnés…👉 Le plus grand péché aujourd’hui ?Ce n’est pas de tomber… c’est de ne plus croire au pardon.

 3. TÉMOIGNER… PAR UNE VIE TRANSFORMÉE

Regardez la première lecture :👉 « Ils mettaient tout en commun… et personne n’était dans le besoin. »Pourquoi ?  👉 Parce qu’ils ont rencontré la miséricorde.

 La vraie foi ne reste jamais enfermée. Elle devient charité, partage, fraternité.

Comme le disait Mère Teresa :« Nous ne pouvons pas faire de grandes choses, seulement de petites choses avec un grand amour. »Voilà le signe des chrétiens :une vie changée par la miséricorde.

  • Je voudrais finir par ce témoignage :

Un aumônier de prison racontait cette scène bouleversante.Un détenu, condamné pour un crime grave, refusait toute rencontre.Pendant des mois, il répétait :« Dieu ne peut rien pour moi. Je suis perdu. »Un jour, l’aumônier lui apporte simplement une image de la Divine Miséricorde.L’homme la regarde… longuement… puis demande :« Pourquoi les rayons sortent de son cœur ? »L’aumônier répond :« Ce sont des rayons de miséricorde… pour toi aussi. »Alors l’homme éclate en sanglots :« Pour moi ? Après tout ce que j’ai fait ? »Et ce jour-là… dans une cellule fermée, un cœur s’est ouvert. dans une vie brisée, la foi est revenue. dans un homme condamné, la miséricorde a triomphé.

Frères et sœurs,ce prisonnier, ce n’est pas seulement lui…c’est chacun de nous, enfermé dans ses peurs, ses fautes, ses doutes.Et l’Évangile d’aujourd’hui nous dit exactement cela :Jésus entre dans nos prisons intérieures… non pour condamner, mais pour relever. Comme l’a proclamé Jean-Paul II :« La miséricorde est le nom le plus profond de l’amour de Dieu. » Alors oui, le défi est là :Croire que Dieu peut encore nous aimer… même là où nous ne nous aimons plus nous-mêmes. Et accueillir cette vérité bouleversante :la miséricorde de Dieu est plus grande que tout ce que nous avons vécu.

Frères et sœurs, retenons 3 clés, 3 mots pour nous aujourd’hui :

 CROIRE…Même dans le doute, même dans la nuit.
Comme Thomas.

 ACCUEILLIR…La miséricorde de Dieu, sans peur, sans honte.

 TÉMOIGNER…Par une vie transformée, concrète, fraternelle.

Seigneur Jésus,
Toi qui es venu au milieu des portes fermées, viens entrer dans nos peurs, nos doutes, nos blessures.Augmente en nous la foi, ouvre nos cœurs à ta miséricorde,et fais de nous des témoins vivants de ton amour.Que nous puissions dire, avec foi et avec toute notre vie :
 « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Amen.

HOMELIE DU P. Clément M. 2e DIMANCHE DE PAQUES – DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE2026-05-24T17:55:34+02:00
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